All time Branchez-vous Branche Toi BetterBe Nerds Carrières

Je t’aime de toute mon innocence

Par Eve Bilodeau – le dans Amour
C'est vrai que je vis mes relations avec un peu d'innocence. Je suis un peu comme un bibelot que tu oublies au fond de ta valise à la fin d'un long voyage. Quand tu reprends la valise, ça brasse et je me cogne un peu sur les bords. Je n'ai pas encore assez d'expérience pour remplir le vide autour de moi. Je suis un peu fragile et la hauteur à laquelle je me fais propulser m'effraie. J'ai pourtant un fort sentiment d'appartenance à cette sensation de vide.

Je suis beaucoup trop souvent passé à côté d’une relation qui aurait certainement valu la peine d’essayer. J’ai parsemé mes relations de doutes, de peurs et d’effroi. L’engagement s’est frayé un chemin dans mon inconscience en voyant des relations qui manquaient un peu d’innocence. Je suis exigeante, autant envers moi-même qu’envers ceux qui m’entourent. C’est avec assurance que je porte en moi ce sentiment de sélection, je l’assume pleinement. Il m’arrive parfois d’en être fière et des fois un peu moins. Être exigeante, c’est aussi se fermer beaucoup de portes. Pourtant, je me suis toujours dit que si je ressentais le besoin de fermer des portes c’est qu’elles ne valaient peut-être pas la peine d’être explorées.

L’amour, c’est celui que l’on admire et celui qui nous déchire, celui que l’on recherche tellement qu’il s’enfuit, celui qui fuit devant les horreurs qu’on lui impose. J’ai envie de le vivre avec une certaine innocence, comme si Disney ne m’avait pas montré ce que c’était d’aimer. Je ne veux pas m’investir dans une relation parce qu’on correspond aux «10 preuves que tu es avec la bonne personne».  Il est temps d’arrêter de fonder notre amour sur la panoplie d’attentes qui nous étouffent et sur une standardisation commune. Il n’y a pas de destination et de vol direct vers la perfection.

Un peu d’innocence, ça ne ferait pas de tort. Le vivre comme la première fois, sans se consulter à savoir si demain vaudra la peine. Le genre de commencement un peu craintif. J’ai le goût qu’on se dessine en dépassant les lignes, qu’on commence un casse-tête par le milieu, qu’on roule à 10 km/h sur l’autoroute pendant que tout le monde nous dépasse. Je suis certaine qu’on irait loin. Doucement et authentiquement, c’est tout ce qui compte.

Il n’y aura pas de secret, juste quelques idées impulsives. Peut-être qu’on va en rire demain. Je veux connaître tout ce dont tu n’as jamais osé dire par peur de ne pas être accepté. Je veux que tu te laisses guider par le p’tit brin d’innocence qui traîne au fond de ton cœur, que tu laisses tes yeux s’illuminer comme un enfant devant la première neige. L’enfant qui ne comprend pas encore qu’il devra pelleter cette neige pendant toute sa vie, hiver doux comme hiver rude.

À nous poser des centaines de questions, nous oublions de nous concentrer sur l’essentiel, sur ce qui est possible et sans artifices. Il n’y a pas de plus grandes limites que celles qu’on se fait imposer par les standards et par ceux qu’on s’impose, par simple peur de ne pas correspondre. Je ne parle pas de révolution, mais simplement d’un retour à l’essentiel.

Se dire les vraies choses, écrire nos attentes dans une bouteille qu’on jettera à la mer pour se rappeler que les vagues ne sont pas toujours dangereuses. C’est de cette innocence dont je rêve pour notre vie à deux, pour notre propre vision d’un futur proche, mais pas insensé.

Je voudrais t’aimer comme si l’amour n’avait pas de nom et pas de ponctuation. Seulement un long voyage sans destination. On se cognerait un peu dans les coins, mais on s’aimerait comme si le billet de retour était seulement facultatif.

Vidéo récente
- Amour

- 5 Des Pires Tendances Dating

Plus d'amour

«Je t’aime pu»

«Je t’aime pu»

Alexandra Nadeau-Gagnon -
J’ai un ami de 38 ans mon aîné

J’ai un ami de 38 ans mon aîné

Alexandra Nadeau-Gagnon -
J’ai pas beaucoup d’ami.e.s, ouin pis?

J’ai pas beaucoup d’ami.e.s, ouin pis?

Alexandra Nadeau-Gagnon -

Populaires

J’avais 18 ans et je pensais que c’était ça, l’amour

J’avais 18 ans et je pensais que c’était ça, l’amour

Kim Bélisle -
L’histoire des pas amoureux

L’histoire des pas amoureux

Stephanie Bureau -
Ce que tu dois savoir avant de tester le microblading

Ce que tu dois savoir avant de tester le microblading

Jessica Dussault -