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Ceux qu’on tient pour acquis

Par Marie-Joëlle Pratte – le dans Bien-être
Je ne vous apprends rien, la santé est souvent tenue pour acquise. C’est ce qu’on nous souhaite à Noël et durant les réunions familiales. Quand t’as une bonne santé, c’est toujours un souhait que tu ne trouves pas spécial. Je vais toucher du bois après avoir écrit cet article, mais je ne suis pas malade souvent.  À part quelques gastros, la varicelle et des otites quand j’étais petite, la nature m’a quand même épargnée. Il m’arrive d’avoir la grippe en été pour une raison obscure, mais règle générale, je m’en sors plutôt indemne. 

Ceux qu’on tient pour acquis

Comme tout dans la vie, on se rend souvent compte de l’importance de quelque chose quand un événement crucial nous arrive ou touche un de nos proches. N’ayant perdu personne dans ma famille, mis à part mes grands-parents maternels, mon rapport avec la maladie était assez distant.

Puis, ma petite sœur, qui est asthmatique, a fait une pneumonie assez grave. Elle en avait déjà fait d’autres par le passé et tout s’était réglé rapidement, donc on ne s’inquiétait pas trop au début. Ses crises n’avaient jamais été aussi intenses et elle n’avait jamais été hospitalisée. Je crois qu’on tenait tous pour acquis que c’était un mal comme un autre, un trouble inoffensif bien contrôlé. Cet épisode m’a fait pleinement comprendre qu’on tient trop souvent notre santé pour acquise, comme on croit que certaines personnes seront toujours là.  Parce qu’elles sont plus jeunes, parce qu’elles ont l’air invincibles, parce que c’est trop tôt tout simplement.

Cette fois-ci, la crise était beaucoup plus douloureuse. Manger ou rester assise trop longtemps provoquait automatiquement le mal et le manque d’air. Elle se réveillait plusieurs fois dans la nuit pour finalement ne jamais vraiment dormir. Elle n’avait plus le contrôle sur son corps, chaque respiration l’étouffait plus qu’autre chose. Le pire là-dedans, c’est qu’elle ne sait jamais quand ça peut revenir et combien de temps ça peut durer. Toujours forte et déterminée malgré ses 17 ans, cette crise l’a ébranlée et lui cause encore aujourd’hui beaucoup d’anxiété.

Cette semaine, j’ai eu la chance d’assister au Gala Bulles & Tapis rouge, un événement caritatif au profit de l’Association pulmonaire du Québec. La soirée était animée par Danièle Henkel et Anne-Marie Withenshaw, deux femmes si inspirantes qui avaient, elles aussi, cette cause particulièrement à cœur. Malgré la lourdeur du sujet qui nous rassemblait, l’ambiance était à la fête! Nous célébrions la victoire de la recherche et de la rémission sur la maladie.

Couvrir un événement, ce n’est pas toujours aussi glamour qu’on le croit. On passe beaucoup de temps avec son téléphone scotché à la main. On cherche la plus belle photo et le meilleur caption pour publier nos activités sur les réseaux sociaux, on note nos idées pour un article et parfois, on commence même à l’écrire dans notre tête. Dans toute cette frénésie, je me suis donné le droit d’arrêter un peu pour pouvoir profiter pleinement de la soirée. Participer à un tel événement me fait simplement réaliser la chance que j’ai d’être en santé et de pouvoir vivre chaque moment à fond (ben oui, quétaine à souhait)!

Au cours de la soirée, j’ai été étonnée d’apprendre que les maladies pulmonaires constituent la 2e principale cause de décès au Canada. C’est près de 2 millions de Québécois qui sont atteints d’une maladie pulmonaire, dont l’asthme, le cancer du poumon, la bronchite chronique, l’apnée du sommeil et la fibrose pulmonaire idiopathique. Le tabagisme, l’exposition à la fumée secondaire et la pollution en sont la principale cause. L’Association pulmonaire du Québec travaille activement chaque jour pour l’éducation et la prévention des maladies pulmonaires, elle offre aussi un grand support aux personnes atteintes et à la recherche.  Si vous cherchiez une bonne cause à soutenir, vous l’avez trouvée!

La santé, c’est beaucoup plus précieux que ce qu’on croit. Malgré tout, il faut souvent vivre la maladie avant de réellement prendre conscience de la chance qu’on a. Arrêtons de remettre à plus tard ce qu’on voudrait dire aujourd’hui. Souhaitons-nous la santé parce qu’au fond, c’est vraiment le seul cadeau qui ne dépend pas que de soi.

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