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L’attente de lui

Par Nerds – le dans Bien-être, Santé

Quand tu l’as vu pour la première fois, tu t’es dit que ça y était. Que tu n’avais plus besoin de chercher. Que le dieu en lequel tu étais en train de perdre foi t’avait finalement entendue. Tu as senti ton cœur monter jusque dans ta gorge. Tu as senti ton estomac se nouer. Tu as senti ta raison vaciller au profit de la tempête d’émotions qui se fracassait contre chaque paroi de ton intérieur. Pour la première fois de ta vie, tu y as cru au coup de foudre. Le monde autour de toi n’existait plus. Il n’y avait que lui. Lui et toi.

Il aurait pu te raconter n’importe quoi et tu l’aurais cru. Tu l’as fait aussi, croire tout ce qu’il te disait. Tu l’as cru quand il te disait que tu étais spéciale. Plus spéciale que toutes les filles qu’il avait rencontrées avant. Tu l’as cru quand il te disait qu’il tenait à toi.

Tu as même été jusqu’à croire qu’il allait laisser sa blonde pour toi.

Au début, tu vivais dans une espèce d’attente euphorique. Tu te jetais sur ton cellulaire aussitôt que tu l’entendais sonner. Ce n’était pas toujours lui, mais quand c’était le cas et que tu voyais son nom s’afficher sur ton écran, tes jambes devenaient molles et un sourire un peu niaiseux se dessinait sur tes lèvres.

Il te donnait rendez-vous et tu comptais chaque minute qui te séparait de l’instant. Tu te maquillais, tu te changeais et te rechangeais encore pour pouvoir lui en mettre plein la vue. Tu te disais que si tu arrivais à l’éblouir assez, il serait tellement aveuglé qu’il ne verrait peut-être plus sa blonde. Ça, c’est ce que, optimiste, tu pensais au début de votre «relation». Que l’amour était plus fort que tout, que «les vieux meubles, ça se tasse» et que tu étais plus spéciale que toutes les autres. 

source: pixabay
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Puis, sournoisement, il y a eu d’autres sentiments qui se sont installés au fil de vos rencontres. Le voir partir devenait de plus en plus difficile parce que tu comprenais maintenant qu’il faisait le choix de partir pour retourner auprès d’elle. Il faisait le choix conscient de te laisser seule derrière à espérer et attendre, dans la solitude de ton appartement et de ton âme, votre prochain rendez-vous. Contre toutes tes attentes, tu as commencé à douter de toi. Tu te demandais pourquoi tu n’étais pas assez et en quoi l’amour de l’autre était mieux que le tien.

Pourtant, je suis certaine que tes amis pourraient me le confirmer, tu n’es pas une idiote. Tu t’es toujours tenue debout, tu as su faire face, au mieux de tes connaissances et de tes émotions, aux obstacles qui se sont dressés sur ton chemin. Mais il y avait quelque chose chez ce gars-là qui te faisait oublier tes expériences antécédentes. Le souvenir de tous les hommes qui avaient traversé ta vie avant s’évanouissait au rythme de ses paroles, de ses regards, de ses caresses.

source: pixabay
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Combien de fois t’es-tu répété que tu devrais partir? Dans le fond de toi-même, tu le savais bien que ça ne faisait pas de sens, que tu l’avais assez attendu et que s’il ne s’était pas encore décidé à la laisser, c’est qu’il ne le ferait jamais. Mais chaque fois que tu en avais finalement assez, chaque fois que tu considérais prendre ton maigre courage à deux mains pour déguerpir de cette relation, il te disait quelque chose qui te laissait entrevoir une autre lueur d’espoir.

Il savait t’en donner juste assez pour que tu restes encore un peu.

Tu as cru à son déchirement entre elle et toi, tu as cru à sa peur, tu as cru à son hésitation. Tu ne lui as d’ailleurs jamais reproché. Tu l’attendais patiemment sans dire un mot. Tu avais tellement peur de le brusquer, tellement peur qu’il s’enfuie et qu’il s’éloigne à jamais que tu as souffert à sa place. Sur le coup, tu ne t’en es pas rendu compte parce que sur le coup, la pire souffrance que tu pouvais imaginer, c’était celle de le perdre. Et vois-tu, ma belle, c’est là que tu as fait erreur.

La pire souffrance, elle viendra si tu continues à le garder dans ta vie. Parce que des hommes comme lui, ils ne sont ni déchirés ni tourmentés ni hésitants. Ils te le font croire et ils le font avec une conviction déroutante. Tu ne souffriras pas avec lui. Tu auras mal toute seule. Et si tu restes trop longtemps, des gars comme lui te feront douter des autres hommes, des vrais hommes que tu rencontreras. Ceux-là, il faudra que tu saches les reconnaître parce que ce sont eux qui te feront renaître et qui te montreront que l’amour n’a pas besoin de faire si mal pour être réel.

Un texte de Karine Richard (auteure de Amour Latino)

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Crédit: Stephen Aubuchon

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