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Le tampon, cet ennemi sous-estimé

Par Aya Ammari – le dans Bien-être
Le titre vous surprendra probablement où il vous fera peut-être un peu peur, mais aujourd’hui, c’est une réalité. Les tampons présentent un réel danger pour les femmes.

Le tampon, cet ennemi sous-estimé

En France, un documentaire a été diffusé en avril 2017, il avait pour thématique: «Tampon, notre ennemi ultime». Le reportage s’ouvre sur le témoignage de Margaux qui a «frôlé la mort», il y a 3 ans. Elle a été victime d’un Syndrome du Choc Toxique (SCT) provoqué par l’utilisation d’un tampon. On y voit également Lauren, une Américaine qui a porté plainte contre une marque de tampons, car elle a dû être amputée, à la suite d’un choc toxique causé après l’utilisation d’un tampon.

À la suite de ce reportage, je me suis posé beaucoup de questions et j’ai commencé à faire quelques recherches que j’avais envie de partager avec vous.

Tout d’abord, je voulais savoir ce qu’était un choc toxique puisque c’était la première fois que j’entendais ce terme. Le choc toxique peut potentiellement toucher 1 % des femmes, celles qui sont porteuses du staphylocoque doré (Staphylococcus aureus) dans leur vagin.

«Le fluide menstruel est bloqué, il va rester au chaud.», expliquait le professeur Gérard Lina, microbiologiste spécialiste du SCT, qui intervient aussi dans le documentaire. «C’est donc un milieu de culture formidable, et s’il y a cette fameuse bactérie, elle va se mettre à produire une toxine (TSST-1) qui va passer dans le sang.»

D’où l’importance d’éviter de garder un tampon plus de quatre heures. Les patientes risquent la mort si la maladie n’est pas prise en charge rapidement.

De quoi est fait un tampon?

Plus important encore, je ne m’étais jamais demandé de quoi était fait un tampon. Et je me suis rendu compte que la définition «poubelle chimique» avait tout son sens. Des études prouvent la présence de produits chimiques dans les tampons. La cellulose des tampons provient des arbres et non pas du coton. Les fibres sont de couleurs marrons et les industriels utilisent du dioxyde de chlore pour les blanchir. Lésions dermiques, altération de la fonction hépatique, dégradation du système immunitaire ne sont que quelques-uns des effets répertoriés de ces dioxines par l’OMS.

Les femmes utilisent en moyenne 11 000 tampons dans leur vie. Même présents en faible quantité, les produits chimiques s’accumulent dans le corps.

Meghan Telpner, une nutritionniste canadienne est tombée sur des documents traitant des fibres microscopiques et chimiques laissées dans leur sillage par les tampons et qui sont absorbées directement par les tissus adipeux et le flux sanguin.

Elle explique: «J’ai essayé moi-même de placer un tampon dans un verre d’eau pendant 6 heures (la durée moyenne d’usage d’un tampon) pour faire le constat de mes propres yeux. Lorsque j’ai retiré le tampon de l’eau, j’ai trouvé des centaines de minuscules particules blanches semblables à des fils fluorescents en suspension dans l’eau, certaines s’étaient déposées au fond du verre, d’autres rasaient les bords. Compte tenu de la quantité de particules qui étaient clairement visibles à l’oeil nu, je peux seulement imaginer le volume de produits chimiques et de fibres microscopiques qui sont présentes dans le vagin et intégrées dans le tissu vaginal à chaque utilisation de tampon.»

Faut-il arrêter d’acheter des tampons?

Des tampons 100% bio sont fabriqués à partir de coton certifié sans OGM. Ils ne contiennent donc ni colorants irritants ni parfum, et ne comportent pas les risques liés aux fibres synthétiques. Ces tampons s’utilisent exactement de la même manière que les tampons conventionnels avec divers degré d’absorption, avec ou sans applicateur. Il existe aussi des solutions alternatives qui sont disponibles à l’achat sur Internet et dans la plupart des magasins d’alimentation naturelle. Éponges de mer naturelles, serviettes réutilisables respectueuses de l’environnement et coupes menstruelles comptent parmi ces options.

Prends soin de toi!

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