All time Branchez-vous Branche Toi BetterBe Nerds Carrières

L’humain derrière l’athlète

Par Olivier Beaulieu – le dans Bien-être
En tant que personne sociable et souriante, je rencontre beaucoup de gens. J’ai la chance d’avoir une face correct avec un sourire tannant et un rire strident. Mes parents m’ont un peu raté. Pourtant, je jouis tout de même d’un charisme naturel. Je ne peux donc pas m’empêcher de me poser la même question que la plupart des adolescents/jeunes adultes se posent : « Pourquoi aime-t-on ma compagnie? »

Hypothèse #1 : J’ai le look de Ryan Gosling

Comme me dit très souvent ma grand-mère : « Sois gentil si t’es pas joli. » Et… je suis très gentil.

Hypothèse #2 : J’écris pour un magazine cool

Oui, effectivement. Par contre, très peu de personnes connaissent ce côté de moi. C’est donc, encore une fois, une option à oublier.

Hypothèse #3 : Je fais du sport

Eurêka!

Je suis dans le monde du sport depuis mon tout jeune âge. Je suis un athlète polyvalent, sans pour autant être un athlète d’élite. J’ai participé à quelques compétitions d’envergure en patinage de vitesse et en voile et je me démarquais en course et au football avant que tous mes coéquipiers deviennent de vrais monstres de muscle.

Avec le temps, j’ai appris à m’affirmer beaucoup plus. Je suis un meilleur entraîneur que je suis un athlète. Mais pourquoi?

Je me suis longtemps posé la question et je crois maintenant pouvoir dire que j’ai la réponse. Un athlète se définit notamment par ses aptitudes physiques et psychologiques, mais aussi par son entraîneur. Il suit ses instructions, ses conseils et ses interventions. Autrement dit, il obéit à celui qui écrit son plan de match. C’est là où je suis différent.

Je suis un leader. Le plan de match, je l’écris.

Là où les athlètes et les entraîneurs se ressemblent, c’est l’intérêt que notre entourage porte à notre passion. J’ai appris avec le temps qu’un athlète ou un entraîneur profite d’une aura simplement par son titre. On le respecte automatiquement, sans même savoir s’il est exceptionnel (ou pas). Le sport est rassembleur. Qu’on aime l’activité physique ou non, on admire les athlètes. On les idolâtre, les désire, les envie.

Certes, je jouis de cette aura, mais elle n’est pas sans risque. J’ai compris au fil des années que beaucoup de personnes se collent aux athlètes seulement pour dire le fameux « Je le connais lui, c’est mon ami » alors qu’il n’est guère plus qu’une connaissance. Vous savez, cet ami pro du name dropping?

On identifie et catégorise les gens selon leurs hobbies, leurs emplois et leurs passions. Le danger, ici, c’est lorsque la pratique du sport cesse, pour cause de blessures ou de temps. Autrement dit, on associe trop souvent l’athlète à son sport et on lui crée une fausse image de lui-même. En tant qu’entraîneur, c’est tout aussi difficile, car on doit se méfier de cette aura, mais aussi faire en sorte que nos athlètes ne tombent pas dans le panneau. Si on ne fait pas attention, l’athlète finit par se forger une identité exclusivement par son sport. En se fiant qu’à notre entourage, on finit par croire que notre présence dans ce sport sera éternelle, que le corps suivra toujours. Curieusement, très peu d’individus nous parlent de la retraite et de la transition du sport d’élite vers le marché du travail.

Certes, le sport rassemble et fascine les amateurs, mais évitons, l’espace d’un instant, d’admirer l’athlète avant la personne. C’est blessant.

Je ne suis pas un fan des citations populaires, mais celle-ci résume mes propos à merveille. George Dor a dit :« Tout homme qui se tient debout est le plus beau des monuments ». Soyons de beaux leader, une pierre à la fois, et forgeons-nous une identité forte. Je me suis bâti une identité charismatique autour d’un sport formidable. Il ne reste plus qu’à la solidifier et l’habiter. Laisser ma personnalité prendre ses aises.

Plus de bien-être

Ce que voyager seule m’a appris : récit de la Grèce

Ce que voyager seule m’a appris : récit de la Grèce

Le «courage» de réaliser le rêve de sa vie

Le «courage» de réaliser le rêve de sa vie

Garder le cap

Garder le cap

Populaires

Quand ton plan de vie prend l’bord

Quand ton plan de vie prend l’bord

À toi qui ne parles plus à ta mère

À toi qui ne parles plus à ta mère

À l’aube de mes 30 ans, j’ai le bouton panique collé

À l’aube de mes 30 ans, j’ai le bouton panique collé