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Ski alpin: Rencontre avec l’entraîneur des Carabins et de l’équipe canadienne universitaire

Par Nerds – le dans Vie étudiante

 

Quand on parle de sports d’hiver dans un contexte hors-Jeux olympiques, on a trop souvent tendance à oublier certains sports qui restent dans l’ombre de notre sport national tant aimé. Le ski alpin en fait partie et le système de compétition du RSEQ, qui est en pleine croissance, débute sa saison cette fin de semaine avec une compétition au Mont Stoneham.

Nous en parlons avec l’entraîneur-chef du programme de ski alpin des Carabins de l’Université de Montréal et de la sélection canadienne en vue des prochaines Universiades d’hiver en février à Grenade en Espagne, Sébastien Michel.

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Sébastien Michel, entraîneur du programme de ski alpin des Carabins. Via Facebook. 

En quoi consiste les entraînements d’un skieur de haut niveau?

L’été, à partir du mois de mai, on offre un support de préparation physique. Puis, du mois d’août au mois de décembre, il y a une phase de développement physique à l’université deux fois par semaine en plus d’un programme individuel pour chaque athlète. Cette phase s’adapte en fonction de leur horaire d’école.

Ça se poursuit l’hiver avec une phase de maintien pour essayer de garder les acquis au niveau physique. À partir de là, la portion sur neige débute en générale au mois de novembre avec un camp d’entraînement au Colorado qui est offert pour une partie du groupe. D’autres athlètes vont aller à des camps plus tôt dans l’été, soit en Europe ou au Chili, selon leur programme scolaire.

Le programme régulier de l’Université de Montréal commence à partir de la mi-novembre. On offre cinq sessions d’entraînements par semaine. Les athlètes ne viennent pas nécessairement aux cinq, mais ça permet une flexibilité avec leur programme. On offre plus de sessions pour que nos athlètes puissent bien s’entraîner en préparation pour les courses qui, elles, commencent autour de la mi-novembre.

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Les Carabins en camp d’entraînement au Colorado. Via Facebook.  

À quelle préparation peut-on s’attendre quelques jours avant une compétition?

Dès que l’on se rapproche d’une compétition, on commence à faire des simulations de course. Les premières descentes sont filmées et quelques fois chronométrées. Tout le monde est en habit de descente (ceux que l’on peut voir à la télévision) parce que ça fait une grosse différence au niveau de la vitesse. Une semaine avant, on va se mettre à tracer un peu plus souvent pour être prêts pour les différentes sortes de virages et les différentes sortes de vitesses.

Ensuite, on diminue le volume. Le mardi, on fait peut-être quatre ou cinq descentes dans la soirée, mais toutes les descentes ont beaucoup d’intensité.

Puis après ça, le jeudi, on change de terrain; on va sur un terrain qui est plus plat, qui ressemble un peu aux portions de la course où l’on s’en va et on va travailler la composante de la position de recherche de vitesse, les courbes un peu plus longues sur un terrain un peu plus plat.

Les Carabins ont un passé glorieux en ski alpin: le programme masculin a remporté le titre durant les trois dernières années, les femmes ont gagnée huit bannières en neuf ans, sans oublié le combiné hommes-femmes qui est champion en titre depuis maintenant quatre ans. Vos objectif sont-ils aussi élevés que votre succès dans le circuit?

Il ne faut pas arrêter de pousser et d’essayer de développer une équipe de plus en plus forte. Pour cette année, on espère encore ramener les trois bannières, mais année après année, les autres équipes sont au rendez-vous. Cette saison, chez les femmes, le Rouge et Or a une excellente équipe. Ça va être une super belle bataille avec eux.

L’objectif ne change pas, mais il ne faut pas s’asseoir dessus, il faut continuer. Chez les hommes, on a une équipe qui est très forte, mais on veut les développer en tant qu’individu et ça permet d’atteindre les objectifs en tant qu’équipe après.

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William Schuessler Bédard des Carabins fera partie de la sélection canadienne en vue des Universiades 2015. Crédit photo: Jean-Baptiste Bénavent 

Aux Universiades 2015, le championnat du monde universitaire, la sélection nationale de ski alpin, dont vous êtes l’entraîneur-chef, comprend 4 skieurs issus du programme des Carabins. Ressentez-vous une fierté face à ça?

Dans le contexte actuel du ski, on essaie vraiment de développer quelque chose au niveau provincial. C’est le fun qu’on en ait quatre, le Rouge et Or en a quatre aussi. En plus, il y a des anciens Carabins qui sont ailleurs maintenant. Pour moi, c’est bien qu’il y ait beaucoup de Carabins, mais je pense que ce qui est vraiment motivant, c’est de voir le nombre d’athlètes qui viennent des programmes du Québec.

C’est important parce qu’on est un sport qui est encore en croissance au niveau universitaire, on est loin d’être très établi. On travaille beaucoup ensemble, les  universités, pour essayer de développer la philosophie et la mentalité du sport universitaire en ski alpin. Quand on aura ça et que cinq, six ou même sept universités, on commencera peut-être à se chicaner entre nous (haha), mais pour l’instant, on travaille pas mal tous ensemble pour obtenir les même choses.

Quelles sont vos attentes et/ou objectifs pour les Universiades?

À la dernière édition en Italie, c’était très tôt en saison et c’était très difficile pour nous (à l’est du continent américain) de pouvoir commencer la saison avant le mois de novembre. Ça devient très dispendieux ou bien très difficile en raison de la météo capricieuse. Donc, on est arrivé là-bas avec très peu d’entraînement tandis que cette année vu que la compétition est en février, on peut vraiment arriver avec une équipe qui est capable de rivaliser avec les Européens et les Américains qui viennent des universités de l’Ouest.

On a eu deux podiums canadiens dans l’histoire du ski alpin aux Universiades, et je ne cache pas qu’un de nos objectifs est un top cinq. On a le calibre de skieurs pour espérer un podium. On ne sait pas d’où il va sortir, mais on a beaucoup de très bons athlètes qui nous laissent cette idée-là derrière la tête. Ça montrerait que les programmes d’ici, au Québec, ont beaucoup évolués, qu’ils sont devenus de plus en plus forts et qu’ils sont une alternative aux programmes américains.

Par Tristan
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