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Louis-Jean Cormier ou le vacancier mélomane du FME 2015

Par Nerds – le dans Divertissement

Il y a environ deux ans et demi, je rencontrais un Louis-Jean Cormier un peu éméché de sa veillée au Verre Bouteille, entre deux bouchées de légumineuses dans une cafétéria d’université bien bondée. Au lendemain du lancement de son tout premier album solo, l’auteur-compositeur-interprète me jasait de son envie de prendre un break des chemins rapides et se disait regardeux des sentiers plus tranquilles, des chemins de campagne.

C’est donc sous un soleil brûlant de début septembre que j’ai pu m’entretenir à nouveau (et avoir un peu chaud) avec celui qui a finalement repris la direction des grandes artères.

Photo : Amélie Hubert-Rouleau
(J’ai-tu mentionné qu’il y avait du soleil?) Photo : Amélie Hubert-Rouleau

Troquer le chemin de campagne pour la grand-route

Quand j’ai demandé à Louis-Jean «Pour quessé faire, Les grandes artères?», on s’est entendu (genre un gros deal) que c’est d’abord parti du Treizième Étage, son premier album solo #Logique.

«Ce périple-là m’a permis de m’affranchir du son de Karkwa, de devenir plus indépendant, d’avoir une vie en solitaire. Quand je me suis penché sur l’idée de faire un 2e disque, j’étais libre. Libre de faire un pas en arrière, de revenir vers Karkwa, de faire quelque chose de complètement «ailleurs» ou de garder le folk qui caractérise Le Treizième Étage. Donc oui, Les Grandes artères, mais surtout le retour à quelque chose qui va vite».

Et parlant de vitesse, c’est l’artiste lui-même qui a abordé son passage éclair comme coach à La Voix : «C’est le public qui explose, une popularité à apprivoiser. J’ai toujours flirté avec quelque chose qui était un peu plus en marge, depuis le début, parce que c’est le genre de chemin que j’aime le plus. Avec La Voix, j’ai connu les grands boulevards du show-business. » Avec un regard compréhensif sur la réaction de ses fans de la première heure face à l’annonce de sa participation à une émission grand public, Louis-Jean répond qu’il ne s’y voyait lui-même aucunement deux mois avant le début du tournage. «Mais tsé, je n’ai jamais été capable de trouver des résultats négatifs à une réflexion du type pourquoi ne pas le faire? Je ne trouvais pas valable de refuser quelque chose que je ne suis pas habitué de faire

C’est justement avec l’envie d’aller au-devant des chaumières de monsieur-madame tout le monde que LJC s’est finalement lancé dans l’aventure, avec le goût de dire quelque chose comme, «eille, je vais peut-être essayer d’apporter un minimum de vérité dans des shows du genre, qui sont un peu frimés. Oui c’est de la télé et je comprends qu’on fasse ça de même. Mais pas nécessairement la musique. Pis ici, le FME, c’est un peu ça. C’est la vérité.»

Pour l’amour de la relève

C’est sans aucun doute par cet attachement pour la relève que Cormier profite de cette popularité qu’il qualifie de «passante» (tsé la modestie) : avec des premières parties toujours assurées par des talentueux tout neufs (Antoine Corriveau, Philippe Brach, David Marin, Dany Placard, Martin Lizotteet les pianolitudes, etc.), l’artiste souhaite profiter de cette chance de pouvoir s’exécuter devant des (immenses) salles combles puis de donner une tribune à ces jeunes qui souhaitent percer. Pour Louis-Jean Cormier, après avoir tracé le chemin avec sa bande de Karkwa en assurant des premières parties de concerts de groupes internationaux importants comme Mickey 3D ou Arcade Fire, c’est un peu comme rendre la pareille et donner une tape dans l’dos en disant «let’s go, t’es le next mon beau».

Crédit photo : Louis Jalbert
Crédit photo : Louis Jalbert

FME 2015 : des vacances de mélomane

Le FME pour Louis-Jean? Un bain de musique. «Depuis le début du weekend, je pense avoir été nourri pour les six prochains mois». À Rouyn, tout d’abord pour venir souligner le lancement du deuxième album de son bon ami Philippe Brach, Cormier ne se cache aucunement pour dire que le festival représente pour lui une sorte de vacances, de repos, mais en même temps, de lieu d’apprentissage, où il s’amuse lui-même à jouer sur scène avec davantage de liberté que pour des shows qui font partie de sa tournée habituelle.

«On appelle ça le Festival de musique émergente, mais je suis vraiment sur le bord de proposer d’appeler ça le Festival de la musique libre, parce que c’est réellement plus que de la découverte».
Puis quand on souligne à Cormier qu’il était partout pendant le FME (Bistro La Muse Gueule, Scène Desjardins, Agora des Arts… partout, j’te l’dit), on s’attend à «oui j’en profite à fond» ou à «effectivement la programmation est folle».

Pourtant on se retrouve avec un «c’est sûr, tu me vois dans ta soupe».

Comme quoi, entre Louis-Jean pis moi, ça va toujours rester une affaire de gastronomie.

Par Angie Landry
Collaboratrice spontanée

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