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Montréal, ma deuxième maison

Par Delphine Nicodeme – le dans Psycho, Voyage
Si tu ne l'as pas encore remarqué dans mes articles précédents, je vais peut-être t'apprendre quelque chose. Je suis Française. Et comme beaucoup de mes concitoyens, j'ai décidé de partir de mon pays pour tenter une nouvelle vie ici, à Montréal. Depuis maintenant 3 ans, je vis dans cette ville que j'adore!

Tout n’a pas été rose jusqu’à encore aujourd’hui. L’expatriation est un combat de tous les jours, aussi bien au niveau de l’administration que de l’insertion culturelle et sociale. Oui je suis Française, on me le dit tous les jours. Une fois rentrée en France, on me dit que j’ai pris l’accent québécois. C’est perturbant et je ne sais plus où me placer parfois.

Je suis partie de mon pays, car la mentalité ne me correspondait plus. Les gens sont négatifs, jugent pour un rien et ne peuvent pas rester indifférents devant une banalité futile. Ici, à Montréal, j’ai trouvé un havre de paix, une indifférence permanente sur ta manière de t’habiller. Ici, je peux être moi-même.

L’amitié n’est pas plus facile ici qu’en France. On ne considère pas la chose de la même manière. Des amis québécois, tu pourras t’en faire beaucoup. Mais de là à ce qu’ils deviennent de vrais amis sur qui tu peux compter, tu pourras les compter sur les doigts d’une main. Voilà pourquoi on reste souvent entre Français. J’ai rencontré (dans les deux camps) des gens extraordinaires qui partagent la même vision de la vie que moi et avec qui je ferai un bon bout de chemin.

J’ai eu du mal à trouver l’amour aussi. En France, les relations sont bien différentes. Je me suis acharnée à essayer de trouver la même chose ici sachant éperdument que ça ne marcherait pas. Jusqu’au jour où j’ai décidé d’arrêter de m’obstiner et de prendre ça relax. Fallait juste que ça m’arrive peu de temps avant mon retour en France (pour une durée encore indéterminée).

Je ne suis pas faite pour rentrer vivre en France. Je le sais depuis quelques années maintenant. L’idée a été longue à s’imprégner dans ma tête. J’aime dire que je suis Française, car j’aime la culture, l’histoire et le mode de vie de mon pays. Mais j’aime aussi découvrir autre chose. Au fil du temps, Montréal est ainsi devenue ma maison. Le lieu où je peux être moi-même en toutes circonstances. L’endroit où je peux affirmer ma différence et en être fière malgré l’histoire qu’on partage en commun. Je suis chez moi ici. Je n’avais encore jamais ressenti cela pour aucune autre ville. Peut-être par ce que tout ce que j’y ai vécu (en bien ou en mal) a forgé qui je suis aujourd’hui.

Montréal n’est pas la ville parfaite, mais pour le moment elle est parfaite pour moi. Elle a ses défauts qui font que je peux la détester un jour, puis ses qualités qui me font l’aimer le jour d’après.

Pour combien de temps encore? On dit que l’amour dure 3 ans; je suis arrivée à ce terme. J’ai envie de changement, de bouger d’aller voir ailleurs. Mais de rester encore un peu au Canada. Ma vie est quand même ici à Montréal. J’ai du mal à m’en détacher. Mes amis sont ici, ma routine est ici même si parfois elle me tanne, l’amour est ici.

Demain est un challenge que je prends avec une touche d’appréhension. On ne peut jamais réellement savoir ce dont sera fait demain. Peut-être que je reviendrai, ou peut-être pas. Je trouverai peut-être un autre lieu qui fera chavirer mon cœur comme Montréal l’a fait durant toutes ces années. Je t’aime Montréal. Continue à apprendre la vie à tous ces jeunes qui t’habitent, à nous donner envie d’aller voir ailleurs, mais de toujours vouloir revenir vers toi.

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