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Tout est question de timing, même le coup de foudre

Par Kim Bélisle – le dans Sexe

Cette soirée-là, mon amie et moi avions décidé d’aller à la Boîte à Marius (feu Boîte à Marius, devrais-je dire, pour les connaisseurs). On s’était remémorées de belles soirées où la sangria avait coulé à flots et embrumé nos esprits, à même la douce cadence de « Coeur de loup », et on pensait y retrouver ce sentiment, des années plus tard, célibat sous le bras. Nostalgie, quand tu nous tiens!

Nous sommes parties à la conquête de la boîte à chansons… pour finalement quitter après deux pichets de bière, bus à la va-vite, question d’oublier un peu la foule âgée généreusement d’environ 18 ans et notre sentiment envahissant d’être vraiment devenues des « adultes ». On s’est regardées, et d’un commun accord, nous avons décidé d’opter plutôt pour notre bar de quartier (cet endroit typique où tu ne veux jamais pousser la porte : trop de chance de tomber sur des gens que tu connais et que tu ne veux pas croiser). Mais bon, j’admets que depuis le début de mon nouvel état civil, nos visites impromptues s’y étaient plutôt bien déroulées!

Là-bas, l’ambiance est à la fête, je ne sais plus trop pourquoi. Mon cerveau divague un peu sous l’effet de l’alcool et une amie vient à notre rencontre. Elle nous raconte ses nouveaux amours, un nouveau chum blond qui semble la rendre heureuse. Puis, une bagarre éclate et personne ne réagit vraiment (Hochelag’ you know!). Un gars me regarde et me lance quelque chose comme : « Méchant tata! » et moi de répondre par l’affirmative, en hochant vivement la tête.

C’est LÀ que tout a basculé.

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Parce que parfois, pour que tout prenne une tournure différente, il ne faut pas grand-chose. Un détail, un regard en oblique, une bonne réplique et… le bon timing. Parce que le timing, ça pèse lourd dans la balance de l’amour. On se laisse guider par un doux feeling qui laisse imaginer une soirée complètement différente de ce qu’elle aurait pu être, d’anecdotes qu’on racontera entrecoupées de rires et de souvenirs plein la tête. Et je pense que c’est important, parfois, de laisser une chance au « destin ».

Bref, il était là, tout sourire. On s’est appuyé au bar, face à face, et on a commencé à se parler de nos vies. Il avait un garçon qui s’appelait Zack et il était né le 6 juin. Déjà, ma tête, mon coeur, tout s’emballait. « J’ai toujours voulu appeler mon garçon Zack! » C’est moi ça, trop enthousiaste. Contente de ce drôle de hasard et qu’en plus, sa date de fête soit exactement mon chiffre chanceux depuis toujours. Je me rappelle que mon amie tentait vainement de me traîner sur la piste de danse, mais je ne voulais pas arrêter cette discussion, j’étais juste heureuse d’être là. Le gars était brillant, il avait des opinions, des choses à dire, il était drôle, beau et… il aimait la danse! Le gars avait vu tous les Step Up (fille, tu es jalouse?) Puis, mon esprit s’échappe… et le souvenir qu’il me reste est assez honteux, merci.

Je ne sais pas pourquoi, mais mon excitation a surgi de manière inattendue et incontrôlable. Je dirai simplement que mon enthousiasme et mon taux d’alcoolémie ont submergé le brin de gêne qu’il me restait. Le syndrome de la page blanche s’est imprimé dans mon esprit, pour le meilleur ou le pire. Seule chose que je sais, c’est que j’ai donné une soirée mémorable aux quelques personnes présentes, à la manière que seule une fille dépourvue de filtre sait le faire. Ouch.

Le lendemain matin, c’est là où le bât blesse. Je me suis réveillée couchée dans le bain. J’avais dormi là. Ouin…. une grosse veillée, tsé! Un de ces matins où l’on regrette la pizza de fin de soirée et où l’on croyait avoir tellement moins bu. Tu vois ce que je veux dire? J’appelle mon amie de la veille afin de compléter les morceaux de puzzle manquants à mes souvenirs de la soirée. J’ai soudainement le sentiment d’avoir une ecchymose gigantesque sur mon amour-propre.

Une semaine plus tard, le papa de Zack m’envoie un message via Facebook, mentionnant qu’il a passé une super soirée! Je n’en revenais pas. J’avais la patate de coeur qui faisait des wheelies. Il faut croire que mon état avancé ne l’a pas trop dérangé, peut-être même que c’est ce qu’il a aimé en premier chez moi? Ou peut-être qu’il est aussi fou que moi, tout simplement. Et c’est cette folie et les heureux hasards qui nous ont liés. Est-ce le coup de foudre? Le destin? Je ne sais pas. Mais je sais que j’avais l’intention de retourner à notre bar de quartier ce soir-là. Et lui aussi. 

Encore aujourd’hui, je suis surprise qu’il m’ait écrit une semaine plus tard. Surprise, mais tellement reconnaissante! Je suis tombée sur quelqu’un de merveilleux, avec qui je fais des niaiseries et des blagues salaces à la pelle. C’est un peu comme le Yin de mon Yang ; il n’a pas peur de ma folie, il me laisse l’entraîner sans retenue. Et quand je repense à cette soirée, je souris en déposant ma tête sur sa poitrine.

Encore. Encore de ton être, encore de tes mains, de ta bouche dans les creux
et les vallées de ma plastique où apparaissent maintes petites perles salées
qui s’accrochent ardemment comme ce « Je t’aime » à nos sourires heureux.

Il suffit parfois d’un simple coup d’oeil par-dessus notre épaule. D’un sourire en coin après avoir croisé un regard, un de ces regards qui donnent l’impression qu’une lumière s’allume dans notre cavité humaine. Il ne faut jamais sous-estimer le pouvoir du temps. Que tout arrive à point à qui sait attendre ou que rien n’arrive pour rien, laisse-toi guider par ton instinct la prochaine fois. Par tes feelings bruts. Ceux qui te permettent d’imaginer qu’après la nuit, il y aura aussi une journée, puis une autre, et peut-être un millier d’autres.

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