#sorrynotsorry: Je veux tout réussir du premier coup

Des fois, tu peux être super motivé à tenter quelque chose de nouveau, à vivre de nouvelles expériences ou, tout simplement, à renouer avec une ancienne passion mise de côté depuis trop longtemps. Tu vois ce que je veux dire?

Mais des fois, malgré toutes tes bonnes intentions et ta motivation de départ, tu abandonnes après peu de temps parce que tu progresses pas assez vite à ton goût ou même, d’autres fois, tu n’oses même pas commencer du tout, par peur de l’échec.

Je sais pas pour toi, mais moi, je suis trop comme ça.

 

Je dois quand même avouer que des fois, l’effort y est pour quelque chose. Je veux tout réussir du premier coup, mais bien souvent, je ne mets pas les efforts nécessaires à cette réussite. Sans raison, vraiment, juste parce que. Je vous ai déjà dit que je suis lâche.

Il y a quelques années, j’avais commencé des cours de piano, un soir par semaine. Après mon tout premier cours, j’étais déjà charmée! Je me suis acheté un piano et j’étais prête à devenir la prochaine Beethoven! À une heure de cours par semaine, par contre, je ne progressais pas très vite et j’avais toujours une raison pour ne pas pratiquer à la maison. Ce qui fait qu’après deux ans, n’ayant jamais réussi à atteindre mes attentes, j’ai cessé les cours. Ça me décourageait trop de ne pas réussir à jouer Hallelujah, la version de Rufus Wainwright, aussi bien que lui. Depuis, je me dis qu’un jour, je vais recommencer… Même si ça fait plus de deux ans que mon piano sert de rangement pour tout ce qui traîne.

 

À la même époque que mes fameux cours de piano, je m’entraînais trois fois par semaine, alors j’étais pas pire en forme. Des fois, j’allais même courir. Rien d’impressionnant, là, 5km en 45 minutes, mais ça faisait mon affaire. Sauf que j’ai lâché l’entraînement un peu après le piano et ça non plus, j’y ai pas retouché. Jusqu’à la semaine passée, en tout cas. Une petite virée magasinage m’a fait réaliser que j’avais pris un peu trop de poids à mon goût dans les deux dernières années, alors j’ai décidé que chaque matin (sauf quand il pleut là, je suis motivée, mais pas à ce point-là), j’allais courir. 13 minutes et 1.67 km plus tard, je voulais mourir. Pis j’ai même pas couru cette distance-là au complet, là! Évidemment, je me doutais bien que je n’arriverais pas à faire mon 5 km comme ça, le premier matin, mais tsé. L’espoir d’être meilleure que ce que je pensais était là. Mettons que ça a un peu miné ma motivation pour le lendemain matin, mais à date, je persévère!

Depuis que je suis toute petite, mon rêve est d’entrer dans une librairie et de voir un de mes romans en vente, là, bien en vue sur un présentoir. Avec une petite mention «On aime», ce serait le paradis. Sauf que pour ça, faut que j’en écrive un, ce que je suis incapable de faire. Ce n’est pas par manque d’idées, bien au contraire! Mais si je n’arrivais pas à transposer mes idées sur papier aussi bien que je le voudrais? Et si les gens ne l’aimaient pas? Si c’était un flop total? Et si…?

Il existe de ces phrases pré-faites: «Si tu n’essaies pas, c’est sûr que tu ne réussiras pas.», «On commence tous quelque part.», «On apprend de nos erreurs.», «Même les plus grands ont déjà raté leur coup.» Je sais tout ça. Si quelqu’un tenait le même discours que moi, je serais la première à lui servir ces phrases toutes faites. Mais tsé, y’a un dicton qui dit: «Fais ce que je dis, pas ce que je fais». Ça résume très bien ma situation parce que tout ça, moi, mon cerveau l’assimile pas.

Je veux tout réussir du premier coup. Je suis une perfectionniste dans l’âme. C’est bien dommage, parfois, mais j’y peux rien, mes parents m’ont faite de même. #sorrynotsorry

 

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Alexandra Nadeau-Gagnon Auteure, rédactrice et réviseure. Alexandra aime lire, aller au ciné, boire du thé et flatter ses chats.