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#sorrynotsorry: Je pleure tout le temps

Par Alexandra Nadeau-Gagnon – le dans Chroniques
Je suis braillarde, tu ne croirais même pas ça. Une vraie fillette. Je pleure tout le temps et pour n’importe quoi. En fait, je n’ai même pas besoin de raison. Ça énerve ben du monde. Ils me trouvent bébé, immature, faible. Mais tu sais quoi? J’m’en fous.

Breaking news: je suis ultra orgueilleuse comme fille, fait que brailler tout le temps de même, ça me fait chier. Plus jeune, je m’interdisais de pleurer si je n’avais pas une assez bonne raison. Il n’y avait aucun film assez triste, aucune chanson assez poignante pour me faire verser une larme. Quand je regardais des films avec d’autres personnes et qu’elles pleuraient, je retenais mes larmes et j’allais même jusqu’à les regarder avec ma face typique de pré-ado qui sort son meilleur air de «pfff-voyons-donc-tu-pleures-pour-ça-t’es-ben-bébé-je-te-juge».

En vieillissant, mon orgueil ne s’est pas évaporé. Même quand je suis toute seule, je me trouve «nounoune» de pleurer quand Hilary Duff et son papa se réconcilient dans le film Raise Your Voice ou quand Dobby meurt dans Harry Potter and the Deathly Hallows. Sauf que plus je vieillis, plus je pleure. Pis quand je dis que je pleure, je ne pèse pas mes mots. En général, c’est pas des larmes de «moumoune», c’est la crise de larmes. Celle qui rend les yeux rouges et bouffis, qui fait morver et qui donne mal à la tête pour le reste de la journée. Fait que j’ai pas ben ben le choix d’apprendre à faire avec.

Quand je dis que je pleure pour rien, c’est littéralement pour rien. Je pleure quand je suis malade. Je pleure quand je termine un bon livre. Je pleure quand les participants de Masterchef ont une visite surprise de leur famille et quand un artiste que j’aime gagne un prix dans un gala. Je pleure quand je vois des gens atteindre leurs buts, parce que c’est beau la réussite. Je pleure quand je suis fatiguée, quand je sors de ma zone de confort, quand j’ai peur, quand je suis stressée, quand je vois une seringue à la télé. Bref, tu vois le genre. Je ne te raconte même pas quand ma sœur s’est mariée cet été!

Oui, je pleure tout le temps pis oui, ça me fait chier. Mais au fond, je m’en fous. J’ai des émotions, comme tout le monde. C’est juste que moi, c’est comme la crue des eaux en permanence dans mes yeux.

Mais on va se le dire, ça fait du bien pleurer!

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Alexandra Nadeau-Gagnon

Auteure, rédactrice et réviseure. Alexandra aime lire, aller au ciné, boire du thé et flatter ses chats.