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#sorrynotsorry: Je te juge

Par Alexandra Nadeau-Gagnon – le dans Chroniques
Depuis quelques années, l'acceptation est vantée et exigée à tous les égards. On prône l'égalité des sexes, des ethnies, des religions et des tailles. Bref, l'égalité de tous, et pour tous. Mais on va se le dire, que ce soit à cause de notre personnalité ou des valeurs qui nous sont véhiculées de tous bords, tous côtés, t'es peut-être comme moi pis t'as le jugement facile.

Il ne faut pas se méprendre ici. Je ne parle pas du jugement facile dans le sens des personnes méchantes qui disent tout ce qu’elles pensent des gens ni qui, en plus, le disent dans leur face. Non, non. Je suis bad, mais quand même pas tant que ça.

Non, quand je parle de jugement facile, je parle surtout de la première impression. Tsé cette pensée qui te vient à l’esprit dès que tu vois une personne que tu ne connais pas. Cette première pensée totalement gratuite qui te vient un peu malgré toi et que tu tentes de chasser le plus vite possible parce que t’es conscient que c’est épais d’ y avoir pensé pis que c’est pas correct.

Je vois une personne en surpoids prendre sa troisième assiette dans un buffet. Je vais me dire que personne ne se demande pourquoi elle est grosse. Si c’est une femme pis qu’en plus, elle porte des leggings, ben là, c’est fini, je la juge plus que tout.

Je croise un couple qui s’exprime en bûcheron en parlant fort pis qui trimballe une trâlée d’enfants, je vais me dire qu’ils sont sur le BS pis qui font des enfants pour obtenir plus d’argent du gouvernement.

J’essaie d’avoir une conversation avec quelqu’un sur des sujets qui me passionnent, mais dès que je mentionne des noms, genre Michel Tremblay, elle ne sait pas pentoute de qui je parle. Je vais me dire que cette personne ne doit pas avoir son secondaire 5.

J’ai à faire dans Montréal-Nord. Je vais clairement avoir un petit stress qui va monter quand ma couleur de peau sera rendue minoritaire.

«J’ai rien contre les immigrants, là, mais…» Cette phrase. Ce «mais». Aussi bien dire: «J’te juge pas, mais oui, en fait, je te juge à fond.»  Sérieux. Tant qu’à dire une affaire de même, tais-toi donc.

Bref, tu vois où je veux en venir. On est tellement brainwashés et habitués de voir ces stéréotypes partout qu’on ne peut pas s’empêcher de les avoir en tête chaque fois qu’on voit une nouvelle personne. T’as beau réaliser que tu viens de juger gratuitement une personne que tu connais pas deux secondes après l’avoir fait, c’est quand même poche d’y avoir pensé en premier lieu. Non?

Oui, quand je te vois, je te juge. #sorrynotsorry, mais quand même un peu sorry

Je travaille fort pour éliminer cette façon de penser pis tu devrais faire pareil!

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Alexandra Nadeau-Gagnon

Auteure, rédactrice et réviseure. Alexandra aime lire, aller au ciné, boire du thé et flatter ses chats.