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#sorrynotsorry: Je suis rancunière

Par Alexandra Nadeau-Gagnon – le dans Chroniques
Si j’ai un défaut (parce que j’en ai réellement juste un, tsé), c’est bien celui d’être rancunière. Pas juste un peu, là, même des années plus tard, je peux encore t’en vouloir, même si c’était une niaiserie sans conséquence. Fait que c’est ça, j’ai juste un défaut (wink wink), mais c’est un vrai de vrai. Je ne fais pas les choses à moitié!

Quand je dis que je laisse pas filer ma rancune facilement, sachez que j’en veux encore à mes parents de m’avoir envoyée une semaine dans un camp de vacances quand j’étais petite. J’avais 6 ans, j’en ai maintenant 26. 20 ans plus tard, je ne m’en suis pas encore remise, non. Ç’a été la pire semaine de ma vie. Les animateurs du camp de vacances ont dû me détester pour mourir: j’étais celle qui pleurait tout le temps, tous les jours. Je voulais retourner chez moi et je ne voulais rien savoir de jouer avec les autres enfants. J’ai toujours cru que les parents devaient ne pas aimer leurs enfants pour s’en débarrasser comme ça. En plus, c’était un camp ultra pas sécuritaire. Je m’en souviens, les balançoires étaient juste à côté d’un ravin, pas de clôture. Fait que j’aurais pu tomber dans le lac et mourir. Tsé franchement!

Ça, c’était le plus vieux souvenir de rancune dont je me rappelle. Ce camp de vacances là, j’y suis allée avec une de mes amies. Janie qu’elle s’appelait. En fait, c’était pas une vraie amie. Quelque temps plus tard, elle était venue chez moi et, avant qu’elle parte, ma mère l’a surprise avec quelques-uns de mes autocollants (j’en faisais la collection). Elle a essayé de faire croire à ma mère que je lui en avais donnés, mais ce n’était pas vrai. Fait qu’après ça, Janie c’était plus mon amie et je vais toujours lui en vouloir d’avoir essayé de voler mes plus beaux collants. C’était mes préférés, en plus. Pfff.

Et quand j’ai sauté ma 2e année du primaire, je me souviens qu’après mon transfert, y’a un de mes anciens camarades de 2e année qui m’a dit: «Tu vas voir. Tu penses que c’est ben cool, mais quand tu vas arriver au secondaire, pis même après, tu vas avoir full de misère pis tu vas doubler.» Luc, qu’il s’appelait. P’tit criss. Moi, la petite fille insécure qui change de groupe après trois semaines et qui perd sa chance d’être dans la même classe que sa nouvelle amie pour la première fois. Celle qui se retrouve parmi plein d’élèves qui se demandent ce que je fous dans leur classe et qui, en plus, ne peut plus manger avec ses amies le midi parce que les 2e et les 3e ne mangent pas à la même heure. Je pleurais déjà ma vie, pis lui, il vient me dire que sauter une année va gâcher le reste de ma vie! Heureusement, Luc: ma vie va très bien, merci! Mais jamais je n’oublierai ce sentiment de terreur que tu m’as inspirée et, la preuve, je me souviens encore de toi.

Des fois, ça arrive qu’après des années sans aucun contact, quelqu’un refasse surface dans ta vie. Malheureusement, c’est pas toujours par désir de réellement reprendre contact, mais plus parce que tout d’un coup, la personne réalise qu’elle a besoin de toi. Tu te dis «bon, ok, pourquoi pas? Ça me fait plaisir de lui donner un coup de main». Pis tu réalises qu’en fait, cette personne-là a besoin d’aide pour corriger un travail de Cégep de 20 pages et qu’elle doit le remettre dans deux jours. Fait que tu fais ton gros possible, tu corriges à peu près la moitié pis tu lui laisses un gros paragraphe de notes et de conseils pour l’aider… pis cette personne-là ne répond jamais à ton message, même pas avec un simple merci. SÉRIEUX?!?! Regarde-moi ben te laisser t’arranger toute seule la prochaine fois!

Faut pas m’écoeurer, dans la vie, sinon ça se peut que je t’en veuille pour le restant de tes jours. Mais tsé, la bonne nouvelle, c’est qu’être rancunière, c’est mon seul défaut! #sorrynotsorry

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Alexandra Nadeau-Gagnon

Auteure, rédactrice et réviseure. Alexandra aime lire, aller au ciné, boire du thé et flatter ses chats.