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Trouver son équilibre entre les études et le travail

Par Marie-Joëlle Pratte – le dans Bien-être, Psycho, Vie étudiante
Pour certains, ce n’est simplement pas un choix, c’est une obligation pour survivre. Bon ok, j’y vais peut-être un peu fort avec le terme "survie". C’est certain que tu n’es pas en plein cœur de la jungle face à un tigre affamé, mais avec la facture salée de tes frais scolaires, ta part mensuelle pour le loyer, ton épicerie, l'hydro et ta dose quotidienne de caféine à débourser, tu comprends très bien ce que je veux dire.

Bien souvent, quand on est au beau milieu d’une fin de session ardue, que notre alimentation consiste en des toasts au beurre de peanut, des soupes ramen et des conserves de thon, on se met à envier en maudit ceux qui se font payer la totale par leurs géniteurs adorés. J’irais même jusqu’à dire qu’ils nous tapent royalement sur les nerfs. Toutefois, devoir travailler et continuer d’étudier simultanément, ça te rend pas mal plus organisé et fort que si on t’avait tout donné tout cru dans le bec. Tu ne le réalises peut-être pas aujourd’hui, mais avoir à gérer autant de responsabilités à la fois, ça te rend beaucoup plus outillé face aux aléas de la vie.

J’te flatte dans le sens du poil parce que tu le mérites, tout simplement, mais ça ne veut pas dire pour autant que t’es parfait, loin de là. Tu chiales probablement quand la session recommence parce que tu étudies trop et que tu ne fais pas assez de « concret », mais tu te plains sûrement aussi quand tu passes l’été à travailler à temps plein parce que tu trouves que tu n’utilises pas tes méninges à leur plein potentiel. Bref, tu chiales souvent, mais c’est correct. Qui ne chiale jamais anyway?

Avec le temps, je me suis rendu compte que jongler avec les deux, ça m’amenait une sorte d’équilibre, ça me rendait plus complète, en fait. Même si ça me donnait l’impression d’être surchargée et de courir partout, au bout du compte, je me sentais de meilleure humeur au quotidien. Durant la session universitaire, quand j’arrivais au travail, j’étais contente d’être là. J’en avais pas déjà ras le bol parce que la veille j’étais à l’école et je faisais quelque chose de complètement différent et j’étais enthousiaste de retrouver mes bouquins après avoir passé une grosse journée au boulot sous ma tonne de dossiers tout en gérant les inquiétudes de mes collègues.

Un baccalauréat en poche et beaucoup de cappuccinos plus tard, j’ai réalisé que c’est cet équilibre entre le travail et les études qui m’a gardé les deux pieds sur terre et qui m’a permis de me sentir accomplie dans plus d’une sphère de ma vie. J’ai l’impression que je ne pourrai jamais simplement travailler de 9 à 5, que j’aurai toujours besoin d’approfondir ma soif d’apprendre, mais aussi que je ne pourrai jamais simplement étudier parce que j’ai besoin de me sentir utile et d’apporter quelque chose de concret à la société. C’est le constat que j’en fais après 24 années de vie, dont 19 passées à l’école, et ça me réconforte un peu de savoir que le fait d’avoir bûché dur, d’avoir toujours eu à jumeler les deux, me pousse à ne pas vouloir entrer dans un moule, dans un style de vie préétabli où tu vis pour travailler et non où tu travailles pour vivre.

Une personne anonyme, mais très sage, a dit un jour : « You weren’t born to just pay bills and die ».  Je pense aussi que l’important, quand on est étudiant, c’est de ne pas oublier qu’on est un humain avant tout, qu’on est autre chose qu’une machine à gober de l’information et à la recracher le jour de l’examen. Travailler à temps partiel, aller voir des spectacles, lire autre chose que le manuel que ton prof a écrit, courir dehors, voir du monde, tout ça amène un équilibre et ça donne une personne pas mal plus intéressante à jaser que celle qui n’a pas d’autre sujet de conversation que le résultat de son examen du mois passé.

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