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Mes voisins, les trois Denis

Par Melissa Primeau – le dans #lesgens, Société
Voilà ma cynique et sarcastique complainte non exhaustive de mon voisinage. Chialer pour chialer, parce qu’ils disent que ce n’est pas bon de garder le méchant à l’intérieur. Alors, j’extériorise.

Ça pourrait commencer par ma coloc et moi, remplies d’excitation à l’idée d’emménager dans un bel appartement à Verdun, dans un nouveau quartier avec un nouveau voisinage. Un déménagement en hiver comme il s’en fait peu, pour fuir le 1er juillet et pouvoir profiter de ladite fête nationale pour relaxer.

J’essayais de peinturer ma chambre, pour camoufler le turquoise qui donnait mal aux yeux. C’est à ce moment que j’ai entendu pour la première fois l’existence de mes voisins de droite, ainsi que celle de leur chaîne stéréo. Pour la petite histoire, je vais les appeler les trois Denis, parce qu’ils y habitent à trois dans un appartement et qu’au début je croyais qu’ils s’appelaient tous ainsi. De joyeux lurons que j’appelle aussi par leurs vrais noms quand je les croise, j’ai quand même un peu de décence.

Alors, c’est si doucement après avoir passé la journée à peinturer que j’ai retrouvé mon lit fleuri pour m’endormir paisiblement. C’est avec les yeux mis clos, juste avant de rejoindre les bras de Morphée, que j’ai entendu un énorme ronflement gronder à travers le mur. Comme mon lit était collé au mur qui encaissait les coups du grondement, je me suis éloignée vite de celui-ci. J’étais un peu secouée par l’absurdité d’entendre un des trois Denis ronfler et par le malaise que j’éprouvais. Mais j’ai quand même trouvé ça drôle et étrange cinq minutes pour ensuite réussir à dormir pour de bon. Le lendemain, je détenais une pas pire histoire à raconter à ma coloc. Curieusement, après une nuit de sommeil tout paraît moins pire, même les ronflements du voisin. Et c’est donc autour d’un café le lendemain qu’on a pu rire de cette histoire et dédramatiser les bruits du Denis en question.

Mais au bout d’une semaine, leur existence se faisait de plus en plus sentir. J’entendais leurs compilations de chansons de Noël ou plus spécifiquement la toune Jingles Bells mise sur repeat jusqu’à 1h30 du matin. La première fois, je trouvais que nos voisins étaient cocasses et surtout festifs pour un mois de novembre. Noël c’est en décembre, paraît-il, alors tout au long du mois qui s’en suivit, ce fût cette douce symphonie musicale qui résonnait dans ma chambre. La joie. Oui, ma chambre était prisonnière de leur tapage et de leur insouciance que d’autres personnes pourraient y habiter autour. Leur non-considération des murs isolés qui ne font pas leur job, probablement dû à une pénurie d’isolant. Autour du 20 décembre, je me souviens m’être retrouvée au fond de mon lit en train de maudire Noël. J’étais là, à me demander combien de temps ça allait encore durer. Courage il ne restait que 5 jours avant la fête de Jésus. J’exerçais la fameuse notion de tolérance, mais ma zénitude subsistait mal dans de telles conditions. Alléluia, Noël a fini par arriver!

Je ne vous cacherai pas que j’ai même rêvé un soir que j’allais voler toutes leurs compilations de musique des Fêtes pour pouvoir exterminer ces horreurs musicales de la planète une bonne fois pour toutes. Ah douce vengeance! Mais certainement pas la solution pour entretenir de bonnes relations avec notre voisinage.

Leurs titres de joyeux lurons s’est rapidement transformés en joyeux lurons trop party animals pour les pauvres murs, quand on a découvert leurs sessions de karaoké matinales. J’ai sorti mes bouchons et j’ai enfilé deux trois sacres parce qu’il le fallait. Ah maudite affaire!

J’ai bien tenté de les comprendre avec leurs sessions si hâtives de karaoké. J’en suis venue à penser que ça faisait le même effet qu’un café, moins sucré plus bruyant. Reste que je préfère boire du café que chanter du Pitbull pas trop réveillée à 9h le matin.

Bon, je chiale beaucoup sur les trois Denis. Je sais qu’ils sont tout de même de bons Jacks. Reste qu’à l’aube de nos sommeils quand ils partent le stéréo ou qu’ils démarrent la scie ronde pour faire je ne sais quelle rénovation dans leur demeure, ils dérangent ceux qui veulent juste se reposer après de longues journées de travail. Je ne pourrais pas mieux finir mon article qu’en citant une pancarte à proximité des commandes à l’auto de Mc Donald’s, ça va comme suit; la nuit le bruit nuit.

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