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Vie pas fine, extrait #63245.

Par Nerds – le dans Santé

Ça fait que déjà en partant, j’suis carrément pas une fan des hôpitaux. En fait, c’est aussi carrément con ce que je dis parce que personne ne m’a encore rapporté son attachement absolu à l’institution des grands bobos.

Je suis pas l’amie en tête de liste et je passe loin au classement des arrivées dans ta vie. J’ai pas de mérite de dire qu’on a un historique d’amitié assez limité dans le temps. Mais estifi que la façon que tu chantes en chest ou que tu fais pas ta vaisselle qui traîne sur le comptoir t’as fait gagné des points dans mon compteur d’amis précieux. Y’a aussi le retour des fêtes qui me servent à regretter de t’avoir négligé, de pas être venue te voir plus souvent chanter Wrecking Ball avec un wannabe-tremelo pis ta face de monsieur-sourire. J’suis vraiment pas venue assez souvent pour te regarder te brosser les dents pendant de (trop) longues minutes. Mais maudit que t’as des belles dents. En fait, je sais pas dans l’fond, tu souris souvent en nono fait qu’on voit pas super gros tes dents. Mais je sais qu’elles sont vraiment belles.

Pis ta coupe de cheveux aussi. Je trouvais ça plutôt cocasse que tu dises à Cath qu’elle devait me texter de sortir de mon char.

Pour venir voir ta nouvelle coupe de cheveux.

Tu buvais une coupe de vin avec ta pote d’école.

Eille tes potes d’école là, il sont allés te voir aussi.

Maudit que les gens t’aiment.

Mais c’est facile d’aimer une personne comme toé tsé.

Tu chantes si fort en background même pendant que Thalie pis moi on est enfermées dans sa chambre parce que je vis probablement un des plus grands drames de mon automne (et des mes 24 années au fond). C’est facile parce que tu fais des muffins au lieu d’aller te péter la face dans tous les [email protected] des facultés pis que ça te dérange pas qu’on les mange (surtout Thalie). Pis ça te dérange pas non plus de nous raconter ta péripétie de gars gai qui te cruise dans une épicerie sherbrookoise devant tes parents pendant qu’on se bourre la face dans le meilleur thaï de l’Estrie. C’est facile d’avoir de l’estime pour toi parce que tu fais tellement des grosses commandes d’épicerie. Pis des fois tu perds ta bouffe pis tu ris pis tu t’en fous parce que tu t’en fais pas avec la vie. Pis moi dans le fond je suis pas ta plus grande amie. J’ai appris à te connaître parce que t’étais le pote souriant de ma pote à moé. Son pote arrivé tout frais pis qui voyage à Fleurimont à tous les jours (calvasse que ça doit être plate pour vrai).

Pis là, un soir pas loin de la St-Valentin, on buvait des coupes de vin à ta santé en te bricolant des conneries pour que tu puisses rire quand t’allais pouvoir te remettre à faire des choses comme lire des conneries. Pis y’a ton papa tout saisi qui nous avait donné sa permission de papa meurtri de nous laisser entrer dans ce qui te servais d’emplacement du moment pour te garder dans ton lit. Pour pas trop te briser les morceaux qu’on croyait écrapous.

Pis t’étais là pis non, en même temps, on savait pas trop. Mais on t’a flatté les bras. Ah pis on t’a tenu la main parce que malgré tes yeux qui cognaient des clous de fatigue à cause de tes estis de bobos que j’aime pas, t’as réussi à comprendre qu’on était là, qu’on venait te flatter les bras. Qu’on venait te dire des niaiseries comme sur les cartes qu’on t’a fabriquées. Qu’on venait te souhaiter plus que la guérison; on souhaitait que tout ça était pas réellement arrivé, Sami. Pis là, j’t’ai même dit que Thalie avait écouté Wrecking Ball pour toi, même à l’envers de tes heures loin loin, avec une vraie bière belge pour que ce soit une gorgée véritablement bien sentie et authentique tsé.

Pis t’as fait un son en guise de sourire, à travers tes tubes.

Pis mon coeur a scrounché.

Même quelques mois voire presqu’un an après ce bête faux pas, t’as le courage de faire des welly avec ton fauteuil de course, d’être encore le même qui chante du Miley Cyrus en ayant autres choses qu’un post Facebook avec juste 2 likes comme grand souci de la vie.

T’es fort mon beau. Comme tes gros pipes de sportif.

Pète la yeule à la vie s’te plaît.

Juste pour qu’on continue de se rendre compte que la savourer c’est pas un droit, mais un privilège.

Bec soufflé.

(C’est loin Jonquière).

Par Angie Landry
Collaboratrice spontanée

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