La reconnaissance, ça s’apprend tous les jours

Qui dit nouvelle année, dit résolutions. Qui dit résolutions, dit illusions. Parle, parle, jase, jase, c’est bien plus facile à dire qu’à faire. On débute janvier avec la détermination dans le tapis et on finit décembre avec les résolutions dans le néant, prêtes à être ressorties le 1er janvier suivant.

Bien que ça semblait parti comme ça, ce texte n’abordera pas les souhaits du Nouvel An. Ben non. Le véritable sujet de cet article va au-delà d’une vague résolution. Ça devrait être une philosophie de vie. Une ligne de pensée et une discipline qu’on s’impose. Je parle de la reconnaissance.

Concept parfois flou, la reconnaissance est la consœur de la gratitude. C’est exprimer son appréciation, son contentement envers autrui, que ce soit par un geste, une parole ou un sourire. Être reconnaissant signifie se sentir redevable (aucun argent n’est impliqué ici). C’est simple, on veut dire merci.

 

 

Cette vertu est souvent mise à l’écart. On dira d’un tel qu’il est loyal, d’un autre qu’il est authentique, mais où se trouve la reconnaissance? Je l’aime. Je la trouve importante moi, même capitale.

J’ai parfois l’impression qu’on diminue la valeur de certains actes, de services rendus ou même d’acquis. On banalise cette générosité de la part des autres. Tes proches ne sont pas obligés de souligner ton anniversaire, mais ils prennent le temps de le faire. Sois reconnaissante. Ton copain te prépare un bon repas. Sois reconnaissante, aussi simple que ça. Ce n’est pas si banal à travers les yeux de ton interlocuteur.

Il arrive aussi qu’on soit timide quant à l’expression de notre gratitude. Comme si on avait peur de déranger. Appeler quelqu’un pour le remercier. Écrire une note. Offrir ta plus belle poignée de main. On a peur d’être too much, à la limite du «quétaine». Inversons la situation. Lorsque tu reçois un témoignage d’appréciation, qu’arrive-t-il? Un petit sourire dans ta journée. Une satisfaction. C’est un petit plus à ton quotidien.

Alors, rappelle-toi que l’autre, tu ne le déranges pas. Tu ne le rends pas indifférent à ta gratitude. Tu le flattes.

J’ai envie de casser le réflexe du bras de distance. Celui qui nous a été répété dans les rangs au primaire. Abaisse le bras de distance avec la reconnaissance et avec les mercis. Rapproche-toi et sois reconnaissante!

 

 

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Noémie Laplante Amoureuse des mots et fascinée par la psychologie humaine, elle a toujours mille et une idées d’articles. Sa liste d’activités à essayer est aussi longue que la série Grey’s Anatomy!