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C’est à cause d’un gars.

Par Stephanie Bureau – le dans Bien-être, Sexe

C’est à cause d’un gars.

Je me sens cocotte quand je parle de garçons.

Mais c’est un incontournable des causeries-niaiseries.

Matin midi soir all day every day 24/7.

Les femmes passent plus de temps à penser aux hommes que les hommes passent de temps à penser point. Mais ça arrive à toutes les filles de parler de gars – ça arrive même aux meilleures. Je suis certaine qu’au temps de l’Égypte antique, les femmes hiéroglyphaient à propos des hommes. C’est dans la nature, s’tu veux.

Anéwé.

Fait que je voyais un gars tsé depuis quelques mois tsé rien de sérieux tsé mais quand même quelques mois c’est quelques mois c’est pas rien. C’était une relation d’amis-santé (synonyme de fuckfriend mais en plus smath). Ça peut devenir embêtant ces relations-là.

Indépendance.

Orgueil.

Je t’aime pas pentoute.

Pis toute la patente.

Écoute bien ça parce que c’est à toi que je parle. Je suis entrée au bar juste à temps. À temps triste et à temps incertain, mais à temps. Tu avais besoin d’un rebound pour te remettre complètement de ta rupture avec ton ex. Tu aurais dû te voir pauv’ ti-chien. Tes yeux étaient constamment détrempés, ça t’aurait pris une valve qui t’aurait arrêté les larmes parce qu’au début tu pleurais beaucoup. Elle aussi, elle pleurait.

Elle pleurait sur mon épaule gauche le jeudi soir, tu pleurais sur mon épaule droite le vendredi soir. Garde partagée du confessionnal toé chose. J’ai choisi d’arrêter de la consoler pis je t’ai pris toi sur mes deux épaules. Au début, on parlait beaucoup avec des émotions. Mais moi pis les maudites émotions, ça me rend mal à l’aise. Des fois quand tu te confiais je déblatérais sur la vie juste pour camoufler maladroitement ce qui semblait être des moments de réflexion.

Il y a des personnes avec qui on peut avoir des silences confortables, et d’autres qui donnent envie de remplir les pauses avec pleins d’absurdités. Je crois que les silences qui sont douillets sont les plus dangereux. C’est là qu’on chuchote avec nos émotions, tout bas. On n’a plus besoin des mots pour savoir quand s’embrasser.

Au début, tu me regardais avec des yeux qui suppliaient. Tu voulais des explications pis j’en avais pas. J’ai toujours oublié de te dire que j’étais pas la solution. On avait de longues conversations le soir si tard, ça me donnait l’impression de ne plus vivre dans la réalité : on vivait dans la vérité. Vivre de jour et de nuit avec toi c’était comme avoir une double vie, j’ai vraiment joué le jeu longtemps je pense que j’aimais ça même. Il n’y avait pas vraiment de lendemain rapproché. Juste un futur lointain et un passé périmé. Les conversations de nuit sont des échanges d’honnêteté, d’oublis pis de fuck la pudeur. Et les mots dans nos conversations laissaient souvent place à seulement nos lèvres. Les lèvres ont été inventées parce que parfois les mots échouent. Une assonance de baisers, tiens.

Je savais que t’étais pas un gars pour moi, mais tu continuais à me rappeler constamment que tu voulais pas d’amour pis hostie j’le sais moé non plus fait que lâche-moé avec ça. Il se passait rien dans mon cœur pis personne me croyait. C’était l’hiver pour tout le monde, des fois il fait frette dans l’organe des émotions. Il faut trouver une façon de se le réchauffer pis moi c’était avec toi. Ça aurait pu être quelqu’un d’autre. Je voulais juste kekun bon.

Quand ton ex a su qu’on se voyait, elle a paniqué. T’as même eu droit à une fessée. Je comprends un peu ses émotions même si je les ressens pas, je suis pas sans cœur, c’est juste qu’il est estropié un peu fait que ça lui prend du temps à saisir les choses. Elle pouvait pas savoir, elle, qu’on se voyait juste avec nos yeux pis nos mains la nuit, mais qu’on ne se voyait pas avec nos cœurs pas pentoute même. Tu t’es tanné des dégueulasseries de filles pis t’es parti. C’est comme ça que se termine notre conte de fée d’amis-santé. Pas princesse du tout pis toi pas prince pour une cenne mais en même temps t’avais de vraiment beaux tattoos pis j’le jure quand tu faisais pousser ta barbe j’aimais vraiment ça. Je te l’ai jamais dit je pense que tu le savais juste.

Le dernier soir, tu m’as dit : « Tu devrais écrire, écrire comme un genre de blogue moi en téka cas j’te suivrais. »

C’est pour ça que je dis que c’est à cause d’un garçon.

Je l’ai fait pis je t’ai écrit que je t’aimais pas.

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