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La fille stand-by

Par Roxane Chouinard – le dans Bien-être, Santé

hiatus

Je n’ai aucun conseil à vous donner dans cet article. En toute franchise, je vais me plaindre tout le long comme je sais si bien le faire. Ce qui serait pas pire, c’est que j’arrive à le faire à votre place aussi.

La Saint-Valentin vient de passer (good damn!), mais mon headrush sentimental ne veut pas décoller. Je me dis que le printemps va finir par se pointer un bon moment donné, avec son lot de choses nouvelles, pour faire défroster ma vie. Sauf que le pire, c’est que j’angoisse encore plus à l’idée de faire de nouvelles rencontres. J’imagine d’avance ma maladresse me faire planter sans grâce devant ma nouvelle conquête et m’empêcher, comme d’habitude, d’aller au-delà du stade de la fréquentation.

Si comme moi vous êtes tannées d’être coincées dans la catégorie «fille de passage» et que vous souhaitez que votre vie amoureuse dégèle en même temps que les trottoirs, je vous invite à vous péter une petite introspection systématique stade par stade en même temps que la mienne. On va en profiter pour songer aux déductions que l’on peut tirer des trois questions fondamentales suivantes, que l’on rumine depuis trop longtemps en commun chacune de notre bord. Plan de match, les «guerdas»!

Question #1: «Pourquoi ça me tombe encore dessus, calvaire?»

—Stade de la fille qui se plaint de son sort, habillée en mou et écrasée dans divan avec une bouteille de piquette achetée de toute urgence au dépanneur—

Jouer l’éphémère «plan cul» ou «la fille qu’il fréquente» ne nous amuse plus. On regarde les couples qui s’aiment et on soupire en se disant qu’on voudrait être aussi, pour une fois, la fille spéciale dont on tombe amoureux. Bah non. On n’arrive pas à créer la p’tite crisse de magie. On n’a jamais trouvé la foutue formule. L’un après l’autre, la déception se répète. On rembobine la cassette.

Fait qu’on reste la fille plaster, la fille stand-by, la fille «juste-en-attendant-qu’il-trouve-la-bonne», la fuck friend… T’as beau être une amante de feu, une fille attentionnée, gentille et indépendante, mais t’es jamais la fille qu’il cherche.

Déduction: Prendre conscience de la situation est probablement la première étape. Constater qu’on est écoeurée en est une autre. Agir est cependant pas mal moins simple…

Question #2 : «C’est-tu parce que j’ai l’air de trop vouloir?»

—Stade ben ben excitant des premiers rendez-vous pis parfois ben vite décevant—

On se fait dire par nos chers amis en couple de «ne pas chercher» et que «ça va nous tomber dessus au moment où on ne s’y attend pas». Dans mon cas, j’ai ben du mal à attendre que la prophétie se concrétise. Impossible de rester dans l’inaction et de ne pas flirter, question de mettre les chances de mon bord.

Pourtant, je crois qu’il y a des limites à ne pas dépasser quand on est sur la cruise. Avoir l’air de la fille désespérée qui se cherche quelqu’un à tout prix, ça ne marche pas. Aucun gars ne veut d’une fille suppliante. Ça manque tout simplement de charisme. Si on a invité le dude qu’on convoite à sortir plusieurs fois et qu’il commence à refuser et à choker, vaut mieux tenir ça mort, c’est mieux comme ça. Se faire toujours dire non, ça décrisse le moral et on finit par se sentir ridicule.

À la longue, j’ai compris qu’être trop entreprenante peut être aussi pire qu’être trop timide. Il faut parfois laisser la chance aux hommes de nous faire des avances. Pour certains, ça marche seulement quand c’est eux qui le veulent et quand ils le veulent, on dirait ben…

Fait que là on se dit: «Si j’ai l’air de trop vouloir, je dois-tu avoir l’air de ne pas vouloir pantoute?» Une réalité dont l’explication m’échappe encore, ce sont ces filles qui traitent les mecs comme des ordures ou qui jouent les hard to get et qui ont une tonne de prétendants à leurs pieds.

Certains gars aussi pensent que cette réalité s’applique à eux. Un jour, mon meilleur ami, désespérément à la recherche d’une blonde, m’a dit qu’il allait se transformer en trou d’cul et jouer au gars qui s’en fout pour finir par s’en pogner une. J’ai essayé de le dissuader et, le connaissant bien, je savais que c’était carrément impossible qu’un gars sweet comme lui fake d’être une merde. Comme de fait, il n’est jamais devenu un trou d’cul. Il a rencontré la mère de sa petite fille seulement un mois après m’avoir shooté son plan foireux.

Déduction: Jouer les «hard to get» ne nous avance en rien. Jouer la fille qui n’en a rien à battre et qui torture les mecs n’aide pas plus. Ce ne sont pas tous les hommes qui aiment les succubes après tout. La meilleure chose à faire, c’est de montrer qu’on a de l’intérêt pour lui tout en lui laissant la chance de vous montrer la sienne.

Question #3: «Qu’est-ce que j’ai dit ou fait de croche?»

—Stade de la fréquentation où il nous sacre en bas de notre p’tit nuage—

Si on pose la question aux gars, ils vont nous répondre toute la gang qu’on n’a rien fait de mal. Foutaise. Ils nous trouvent logiquement quelque chose de travers pour ne pas nous laisser entrer dans leur vie pour de vrai. Et c’est probablement de notre faute.

Peut-être qu’on s’est inconsciemment disqualifiées de la catégorie «blonde potentielle». Et ça commence, je crois, quand on lui dit: «Pfff! Moi non plus je ne cherche rien de sérieux, tsé!». Paf! On vient de se coller une étiquette dans le front. Le pire, c’est qu’on se range de son point de vue parfois juste pour être sur la même longueur d’onde que lui ou, bêtement, parce qu’on anticipe qu’il ne va rien vouloir de sérieux éventuellement, comme de foutues défaitistes.

Souvent, quand nos sentiments évoluent et qu’on finit par lui en parler, les gars reviennent sur ce qu’on leur a dit au départ. C’est dommage parce que, ben des fois, on a peut-être fait en sorte qu’ils ne se sont pas permis de tomber amoureux de nous. La prochaine fois, je vais laisser les choses aller, je vais me la fermer et je n’aborderai même pas le sujet.

Si on a le malheur d’avoir un crush sur un gars ben sélect qui cherche un style de fille en particulier que nous ne sommes pas, nous sommes déjà dans la merde. Essayer d’être une pâle imitation de sa fantasmatique femme idéale risque de devenir une source de frustration inépuisable.

Une de mes anciennes colocs a voulu se mettre au sport presque uniquement pour plaire au gars qu’elle fréquentait. Elle a donc essayé de faire du snow en suivant le dude et ses amis pendant une fin de semaine «chalet dans l’nord». Après plusieurs ecchymoses, elle a terminé sa super journée de plein air à attendre le gars et ses amis au bar de la station de ski, à boire du Jack au miel pour ne plus penser à son big fail et engourdir la douleur de son corps.

Déduction: Ne pas se coller l’étiquette unique de «l’amante» si on ne le pense pas vraiment, afin de lui permettre de nous voir comme une potentielle amoureuse, au cas où. Aussi, mieux vaut rester soi-même et continuer de haïr en secret sa femme parfaite imaginaire plutôt que de passer un mauvais quart d’heure en participant à une activité qui ne nous ressemble pas, ou encore finir les cheveux brûlés en voulant se teindre en blonde pour lui.

Évaluer les possibilités

Je ne suis même pas certaine de vouloir d’un chum pour le moment. Ce que je sais, par contre, c’est que j’aimerais éventuellement vivre une belle relation amoureuse saine et épanouissante. Il vaut mieux préparer le terrain, remettre sa vie à l’heure et savoir vraiment ce que l’on veut avant d’ouvrir la porte à quelqu’un. Tant qu’il n’y a rien de réglé dans notre cœur, personne de bien pour nous ne pourra y entrer.

Se borner à dater des gars qui ne veulent pas vraiment de nous, trop tenter de leur plaire (en vain) pour qu’ils tombent amoureux ou accepter d’emblée de rester uniquement au stade de la fréquentation sans qu’on le souhaite: ce sont les agissements qui nous font stagner dans la catégorie «fille stand-by». Évaluer avec détachement et réalisme les possibilités que ça puisse fonctionner au stade supérieur est déjà un premier pas qui peut nous permettre d’éviter un paquet de déceptions.

De toute façon, le gars qui va pouvoir nous aimer va d’abord nous montrer clairement l’intérêt qu’il a pour nous. Il ne dira pas au départ qu’il ne voudra jamais rien de sérieux et, surtout, il va nous aimer pour qui nous sommes vraiment.

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