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Ces gens qui nous poussent à devenir notre meilleure version

Par Esther Armaignac – le dans Sexe
J’étais une adolescente complexée, peu fière de moi. Je me sentais inutile et souvent incapable. C’est ça la maladie de l'adolescence, non? Et bien, elle n'est pas facile à guérir, cette maladie. Il a fallu que je me prenne en main. J’ai essayé de m’accepter de plus en plus, de jour en jour. J'ai joué le jeu du mieux que j'ai pu pour gagner de la confiance en moi. J’ai essayé de devenir une meilleure personne.

Pendant un certain temps, j’ai réussi, je pense. Je suis devenue indépendante, assumée, forte, plus sûre de moi. Bref, ce qu’on se plaît à nommer le self-power, comme si la force ne se puisait qu’en soi. Comme si le monde extérieur n’avait aucune influence sur nous. Toute la journée, on entend ça : il faut être fort(e), seul(e) et indépendant(e), on n’a besoin de personne pour exister, la force se trouve déjà en soi. Dans mon monde, ce que j’entendais, c’était qu’il n’y avait pas de place pour laisser l’amour nous rendre plus forte.

J’y croyais moi à tout ça. Mes expériences passées m’avaient justement prouvé que les relations amoureuses ne faisaient que nous amener du trouble, qu’elles nous rendaient faible et dépendant. Alors, je me suis convaincue de ne jamais dépendre de quelqu’un pour devenir une meilleure personne. Je me suis enfermée dans le self-power et le désir d’être indépendante à 200%. J’ai guéri de mes échecs. Je pensais avoir atteint la confiance, la stabilité, la force suprême.

Et puis, un jour, il a tout chamboulé.

litWeheartit

Tu sais, ces personnes qui nous tombent dessus par hasard et qui remettent en question toutes nos certitudes? C’était difficile pour moi de soudainement ressentir l’envie d’être constamment avec un seul et même humain. Pire, je ressentais l’envie de partager, de construire quelque chose avec cette personne. Je me suis sentie faible de nouveau, j’ai recommencé à me haïr. Je m’en voulais d’avoir besoin de lui. Et puis, je m’en voulais de ne plus être capable de vivre dans mon monde, avec ma confiance et mes certitudes, alors que j’avais travaillé si fort pour tout construire.

Et j’ai entendu cette phrase toute simple : «De toute façon, la vie, elle est belle à deux, non?» Alors je me suis rappelée qu’avant tout, j’étais un être humain moi aussi, et que comme tous les autres, j’étais un être social. Comme tous, j’avais besoin des autres pour me construire, me bonifier. J’ai porté un regard neuf et positif sur ma vie, sur mes relations, sur cette rencontre qui m’avait tant déstabilisée.

J’ai finalement cédé, j’ai accepté. L’amour, ça ne se limite pas uniquement à se dire « Je t’aime » à tout bout de champ, ou bien « Chérie, passe-moi le sel ». Aimer quelqu’un, c’est avoir envie au quotidien de rendre l’autre meilleur. C’est aussi avoir envie inversement que cette personne nous pousse à devenir notre meilleure version.

Aujourd’hui, j’accepte finalement de dire que oui, la personne qui partage ma vie me rend plus forte, m’aide à m’accepter, et fait de moi une meilleure personne, jour après jour.

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