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J’irai où tu iras. Même à Rouyn-Noranda.

Par Nerds – le dans Bien-être, Santé

Qu’on me comprenne bien, il ne s’agit pas de dénigrer la capitale du cuivre.
J’ai quand même pris la décision d’aller y vivre.

Des fois c’est juste une question d’essayer de déjouer les perspectives.
Pourquoi j’ai décidé d’aller loin pour le suivre.

Ah oui : parenthèse.

J’ai pogné une écoeurantite de cette façon d’écrire, de faire pitié et déplorer.
Critiquer, OK. Affiner son esprit, réfléchir, observer. Oui.

Mais là, c’est comme pus à la mode d’écrire sur le bonheur. Ou de le lire. On le fait su’l side, en cachette. Tsé, on jette tous un coup d’œil à la section Arts & Spectacles (aka gossip) du Journal de Montréal au McDo. Bref, ces derniers temps, je lis une multitude de textes qui braillent sur comment c’est dont pas facile la vingtaine. Sur quelle est la meilleure saveur de féminisme (traditionnelle ou crémeuse?) Sur toutes les justifications qui faut donc se faire d’écrire sur le fat shaming ou sur les choix vestimentaires en vertu de sa cellulite.

On se donne des raisons pour s’auto authentifier le jasage, pour se donner bonne conscience qu’on peut écrire sur quelque chose de lourd – alors que, guys, vous ne devriez même pas avoir à vous justifier. Tu parles one on one avec quelqu’un, ton opinion tu la soutiens? Oui, c’est facile pour moi de dire «Go assume», mais on est sur Internet, pas au palais de justice.

Fin de la longue parenthèse qui fait office de préambule à mon envie de légèreté.

Jirai ou tu iras 1

Parce que, raison #1.

J’ai passé l’été à me forcer l’péteux (ou le cerveau, mais c’est plus drôle dire péteux) à rédiger des articles pour un journal local ou à faire le switch et travailler sur ma maîtrise. J’ai gardé ma tête ben focus sur le sérieux, sur «l’important», sur le «je dois servir à quet’chose dans vie».

Pis paf : je termine mon petit contrat au journal, et puis j’achève une grosse portion de ma charge de maîtrise prévue pour cet été. Pis, je me rends compte d’une chose : fuck, je suis loin.

Loin, loin, loin. Loin-Noranda, c’est loin en chien.

Ce n’est pas loin pour toé pis toé qui vient de Val-d’Or ou ben de Ville-Marie. Comprenez-moi bien, c’est sans rancune. Je ne vous nargue pas. Je (me) constate.

Pis mon envie de légèreté, parce que :

Raison #2.

L’amoureux, alors frais de quelques mois, s’est fait offrir, l’an dernier à pareille date, sur un plateau d’argent (ou d’or, (parce que c’est un peu ça qu’il fait) d’être un coquin ingénieur dans une mine. En Abitibi et j’étais à Sherbrooke…Faisons le calcul.

Mais aujourd’hui je n’avais pas envie de me plaindre. De dire qu’à maintenant 26 ans, ma vingtaine est donc ben pas facile avec la vie qui fait sa run de «parsemage» d’épreuves, pis eille, pourquoi moi en tant que femme, j’avais à subir le départ du gars qui va gagner son pain dans le Nord?

Ben non.

Céline n’avait pas tant tort là-dessus. J’irai où tu iras, mon pays sera toi. Parce que j’en ai envie.

Pas parce que je suis la fille encore aux études qui veut se faire vivre par un ingénieur choyé par l’industrie minière. Pas parce que je suis mon chum comme un puddle dans l’péteux (je l’ai dit que j’aimais ça dire péteux). Juste parce que ça fittait et parce que le timing était bon.

Pas parce que ce fut facile de dire : eille, oui, je quitte mon réseau entier pour aller me cloîtrer dans un environnement où je ne connais aucune, mais aucune personne. Ma famille est à 6-7 heures et mes amis sont dans les Cantons ou dans la métropole.

Mais j’irai où tu iras, parce que c’est ça des fois, avoir le guts de suivre son feeling, de suivre l’amour. Pis j’avais envie d’en parler sans me faire ramasser par la Coalition des anti-quétaines. J’avais envie de dire que de s’crisser les tripes su’a table c’est aussi important que de semer une réflexion critique sur l’avenir des bélugas dans le St-Laurent, bout d’viarge. Ben certain que les bourgeois-bohèmes en mal de défis émotionnels vont soupirer pis penser que c’est dont plus élaboré de parler de soft-sexu à travers des paraboles parce que c’est moins kitsch et que ça parle de luuuuv entre les lignes. Des métaphores, toujours aussi impressionnantes.

Non. Je l’aime, y m’aime, pis on s’aime. Point barre.
J’irai où lui ira, pourvu qu’il aille où j’irai si un jour je pogne l’envie folle d’aller faire un doctorat à temps partiel en Slovaquie. Parce que c’est sûrement le gars avec qui j’ai le plus de probabilités de finir ma vie. Qui est l’ami dont je n’ai jamais eu la chance de partager une complicité aussi chargée d’honnêteté, de vrai, de pow dans l’ventre. J’ai fait ma suiveuse, pour certains; j’ai choisi de faire le chemin à ses côtés, pour d’autres. J’ai choisi de garnir ma vingtaine de défis, mais de les surmonter avec une personne qui me fait franchir des étapes pis ça fait level up plus souvent quand on travaille à deux.

Qu’importe la place ou qu’importe l’endroit.

P-S: Je ne pouvais pas finir en omettant de plugger ça : « Tes mots, tes tabernacles, et ta langue d’iciiiiii!»  Mais ça fittait nulle part.

Par Angie Landry
Collaboratrice spontanée

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