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Pourquoi j’ai dit adieu à la balance

Par Kristine Bergeron – le dans Santé

 

Ceci n’est pas un article qui va blâmer la société ou la publicité pour les années que j’ai passées à vouloir être physiquement parfaite. C’est plutôt un article qui va vous parler du jour où j’ai décidé de swigner la balance par la fenêtre et que le seul poids qui allait compter était celui de mon bonheur.

Quand j’étais plus jeune, je n’étais pas le genre de fille qui aurait été retenue pour les publicités de Jacob Junior. En plus d’avoir les palettes d’en avant assez écartées pour pouvoir y incérer 2 x 2$ (Madonna peut se rhabiller), j’ai eu des années « disgracieuses ». Tsé les années où on pousse tout croche, qu’on est dans l’adolescence pure et dure et qu’on a des boutons en plus? Je te parle de cette période-là. Durant cette période, on m’a demandé si j’étais certaine de vouloir reprendre des patates pilées, parce que tsé, ça va directement dans mes fesses. Pis après, je me suis demandé si je voulais vraiment manger tout court. Je me rappelle avoir voulu tellement fort être capable d’arrêter de manger. Pis si je pouvais remonter dans l’temps, j’irais me gifler sans retenue.

Heureusement, j’ai toujours trop aimé la nourriture alors ma stupide volonté d’arrêter de manger ne durait pas plus de 20 minutes. Après j’avais les deux mains dans les barres tendres enrobées de chocolat Quaker. Mais les remords après avoir mangé un bin bon souper, eux ils sont restés longtemps. Assez longtemps pour me rendre malheureuse par boute. Assez longtemps pour que chaque jour, je me pèse sur la balance et que l’estomac me sert si jamais d’une journée à l’autre ça avait augmenté. C’est aussi pendant cette période-là que j’ai arrêté le plongeon parce que j’étais trop gênée de sortir du vestiaire en maillot de bain.

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Et les années ont passé. Je le sais ce que vous vous dites : « faut juste équilibrer le tout, bien manger et faire du sport! ». Sauf que la fois où j’ai pris 20 livres avant mon bal des finissants, ça n’avait rien à voir avec la malbouffe ou le manque de sport. Je suis allée consulter une diététicienne qui n’a rien recommandé du tout parce que mon régime de vie était déjà assez équilibré. Rien du côté de la glande thyroïde non plus. Je vous laisse deviner que mon moral n’était pas fort fort à ce moment-là de ma vie.

J’ai aussi eu ma passe « gym », mais ce n’était pas pour moi. J’ai même osé le cours d’entrainement à la natation au cégep, mais j’étais avec quelques garçons du DEC de pompier alors je vous laisse deviner la torture quand je devais sortir du vestiaire. J’étais pourtant tellement ready, au yable le physique, j’aime ça la natation… pis toute cette belle confiance-là s’est effondrée parce que la balance me disait que mes cuisses étaient trop lourdes et ces cuisses-là, je voulais pas les montrer.

Pis un moment donné, quelque part entre mon BAC pis ma maitrise, j’ai décidé que ça faisait. Que j’étais VRAIMENT écoeurée de me donner des « hauts le cœur » en embarquant sur la balance du diable. J’ai décidé que j’allais commencer à peser ma vie autrement qu’en kilos. J’ai décidé que plus jamais je n’allais m’empêcher de faire quoi que ce soit que j’aime parce que j’avais honte de mon physique. Fini le temps où j’angoissais à l’idée d’aller me peser ou le temps où j’allais aux toilettes avant pour être certaine que la balance ne calcule pas le poids de mon dernier verre d’eau. J’ai décidé que si je devais prendre un chandail small, j’allais le prendre small pis que si jamais c’était le large que ça me prenait parce que oui, ça peut varier d’une marque à l’autre, bin crime j’allais prendre le large:

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J’ai décidé que la torture mentale que je m’infligeais depuis des années et des années était non seulement le poids normal d’une personne, mais surtout, le poids de ma bêtise. Je n’ai jamais mal mangé ; je suis une bibitte à sucre, j’aime les frites, mais aussi la salade et les légumes. Je bouge régulièrement, priorise la marche pour mes déplacements pis je pèserai ce que je pèserai, même si mon poids je ne le saurai plus puisque je ne me pèse plus. Au lieu de ça, je pèse ma vie en petits bonheurs quotidiens, en beaux moments passés au resto avec des amis et en bouteilles de cidres vides dans mon recyclage. Je la pèse en gâteaux au chocolat et en salades de fruits, en jogging large et en jupes small, mais ce que je pèse surtout c’est ma fierté d’avoir perdu l’habitude de mesurer ma qualité physique sur une balance au profit de mon équilibre mental. Ce qui importe réellement, c’est d’être en santé, that’s it!

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P.S. : si tu aimes ça compter tes calories, c’est correct aussi, MAIS LAISSE LES GENS QUI MANGENT CE QU’ILS VEULENT TRANQUILLES.  Faire culpabiliser les autre parce que tes inconsciemment fru de pas pouvoir le manger le beau millefeuille du St-Hubert, c’est ton choix, pas le leur!

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