All time BetterBe Branchez-vous Carrières

La timeline de notre vie

Par Anne-Sophie Roy – le dans Bien-être, Santé
C’est en perdant passant du temps sur Facebook qu’un jour, j’ai pris conscience de ce qu'est réellement la vingtaine.

La vingtaine, c’est le commencement de tout. C’est là où beaucoup de grandes décisions se prennent. C’est là où l’adulte que l’on est s’épanouit. Je ne me suis pas dit tout ça comme ça, un bon matin. J’ai d’abord vu ces statuts Facebook:

  • Une fille de mon âge, connue en secondaire 1, annonce qu’elle attend son premier bébé… À 20 ans. Le mariage ne tarde pas.
  • Une autre, que je n’ai pas vue depuis belle lurette achète une maison avec son amoureux. Une semaine plus tard, elle annonce qu’elle s’est fiancée.

Les temps changent, ça c’est connu. Mais aussi vite? Je ne m’en doutais pas. Chacun va à son rythme et les grands changements viennent lorsqu’on est prêt à les encaisser. Mais à chaque fois, ça me fait toujours un p’tit quelque chose d’étrange au fond de moi. J’imagine que c’est comme le sentiment que ma mère a eu lorsqu’une de ses amies a eu sa ménopause. Elle s’est dit qu’un jour ou l’autre, ça allait lui arriver à elle aussi et, même si ce n’est pas demain, ça fait peur.

C’est ce matin précis où une question est née dans mon esprit:

Où suis-je rendue, moi? 

Ça, ça fait encore plus peur.

Je suis encore toute jeune. J’ai encore l’impression de me lever le matin après mon bal. L’uniforme du secondaire n’est pas trop loin dans ma mémoire. En quelques années seulement, il aura fallu que je prenne des décisions ô combien importantes et ô combien incertaines.

C’est fou pareil! L’une est enceinte, l’autre est fiancée et ainsi de suite alors que moi, je ne sais pratiquement pas qui je suis et qui je veux devenir. La vingtaine, c’est ben bizarre quand on y pense. Toi, tu peux rentrer chez vous à 4 heures et demie du matin après ta soirée alors qu’un autre peut se réveiller à cette heure-là pour nourrir son petit.

C’est vraiment fascinant.

Ce l’est tout autant que ma soirée au restaurant la semaine dernière. Je mange avec une amie qui, comme moi, ne se soucie que d’avoir des sous pour réussir à payer la session universitaire qui approche. À côté, une gang de filles d’à peu près de notre âge. Elles sont toutes superbes. Elles ont chacune un bambin dans les bras. C’est cliché, j’en conviens, mais les conversations tournaient autour du prix des couches et des bienfaits du lait maternel. C’est là où mon amie et moi on se regarde, les yeux ronds comme des piastres, en souriant: «Ehh boy… ça commence déjà…»

On fixe le vide avec des sourires en coin.

Woooo minute.

On revient vite à la réalité.

Nous, on est vraiment pas rendues là.

kinja-img.com
source: kinja-img.com

J’admire beaucoup ces jeunes mères. Même si je ne tiens pas à avoir une progéniture, je ne peux que les féliciter: elles doivent dorénavant prendre soin d’un humain. Elles doivent le laver, le nourrir, lui donner de l’amour et s’assurer qu’il ne manque de rien, et ce, à toute heure du jour ou de la nuit.

De mon côté, il faut que je me botte les fesses pour laver une cuillère, alors je suis bien loin de répondre aux critères de base.

Je suis le genre de fille qui a de la motivation une fois sur deux. Parfois, j’aurais envie de me partir une émission déco à Canal Vie et de faire une chronique hebdomadaire dans le Ricardo après avoir mis de l’ordre dans ma chambre et après avoir fait de la bouffe pour la semaine.

someecards.com
source: someecards.com

Certains se marieront à 20 ans. D’autres jamais. Certains fonderont une famille à 21 ans. D’autres à 36. D’autres jamais. Il n’y a pas de schéma type, mais je prends plaisir à y penser longuement.

On ne connait jamais l’avenir. Je ne vous apprend rien en disant ça.

C’est ce qui rend l’aventure complètement géniale.

On y pense tous de temps en temps, c’est plus fort que nous : «Mmm, vais-je vivre en ville toute ma vie? Est-ce que je vais rencontrer quelqu’un? Je me demande quel prénom auront mes enfants, si j’en ai… » Quand les questions m’envahissent inutilement, il y aura toujours ma mère pour me remettre à ma place:

«Commence par te faire un chum, on s’en reparlera dans quelques années.»

That’s it, maman.

Continuez votre lecture

On a toujours besoin de maman

On a toujours besoin de maman

Julie Tremblay -
Voir sa vie passer au concret

Voir sa vie passer au concret

Camille St-Germain -
Premier appart : est-ce que mes parents avaient raison?

Premier appart : est-ce que mes parents avaient raison?

Sarah Leblanc -
Le mariage et les enfants, deux étapes d’un passage obligé?

Le mariage et les enfants, deux étapes d’un passage obligé?

Les belles années de la vie d’adulte

Les belles années de la vie d’adulte

Annick Gendron -
La vie d’adulte, version 2.0

La vie d’adulte, version 2.0

Maude RC -
Je n’ai pas le droit de détester ma vie

Je n’ai pas le droit de détester ma vie

Nerds -
Le livre qui a changé ma vie

Le livre qui a changé ma vie

Mon quart de siècle

Mon quart de siècle

Nerds -
Survivre à la vingtaine entre amies

Survivre à la vingtaine entre amies

Camille St-Germain -
J’ai essayé d’être adulte et c’est pas pour moi, merci

J’ai essayé d’être adulte et c’est pas pour moi, merci

Ève Landry -
Enfants gâtés désespérés

Enfants gâtés désespérés

Sarah Leblanc -
L’art de se simplifier la vie grâce aux listes

L’art de se simplifier la vie grâce aux listes

Amélie Legrand -
Ce matin-là, j’étais encore pessimiste

Ce matin-là, j’étais encore pessimiste

Camille St-Germain -
Mon premier coup de vieux

Mon premier coup de vieux

Sarah Leblanc -