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L’amour périmé

Par Marilyne Jetté – le dans Amour
Avant je t’appelais par ton surnom. C’était si doux, si affectueux. Maintenant quand je parle de toi, je dis simplement ton prénom. C’est plus impersonnel. C’est plus froid. Ça donne un air détaché. Qu’est-ce que tu veux? T’as perdu ton privilège; celui que je te nomme avec un ton mielleux dans la voix et un petit sourire en coin.

Je trouve ça triste de ne plus pouvoir t’idéaliser. Tu étais le plus beau des tableaux. Tu étais l’original, le seul et l’unique, jusqu’à ce que je réalise qu’en fait, tu n’étais qu’une réplique. Tu étais comme les autres qui partent, qui fuient. Ceux qui ne daignent même pas de s’expliquer et d’assumer leurs responsabilités.

Je t’ai aimé si fort, si intensément et avec une telle conviction. Si tu savais. En fait, tu le savais. Je te l’ai si souvent dit, écrit, murmuré, montré. C’en est presque gênant quand j’y repense; mais ce l’est encore plus lorsque je relis toutes ces lettres d’amour et toutes ces déclarations.

À quoi je m’attendais? À un conte de fées. À notre conte de fées. Oui, c’est exactement ça. Parce que tu as éveillé en moi tout l’amour et tout l’espoir du monde. Tu m’as tout donné. Et je m’y suis vite habituée. J’étais si bien. Je ne manquais de rien. Absolument rien. J’étais si légère. La vie était bonne et douce. La vie était paisible et belle. Il pouvait m’arriver n’importe quoi. Peu importe. Je t’avais. On s’avait. On était plus forts que tout, on pouvait tout affronter, tant qu’on était ensemble, main dans la main. Du moins, c’est ce que je croyais, jusqu’au jour où tu m’as tout dérobé.

Comme une mourante, j’ai vu défiler ma vie à toute allure. Tout ce qu’on avait vécu pendant des années, comme un tremplin qui était censé nous faire rebondir vers un avenir heureux et prometteur. Au fil du temps, le tremplin est devenu un ravin. Je ne voulais pas sauter, mais je n’ai pas eu le choix. Tu m’as poussée. Toi qui étais toujours aux petits soins avec moi, qui m’encourageais, me rassurais, me réconfortais et me protégeais. Même si je ne te voyais plus à mes côtés pendant un moment, je me disais que tu n’étais sûrement pas loin derrière. Tu m’avais si souvent dit: «je serai toujours derrière toi pour t’aider, te soutenir et t’aimer».

Mais cette fois, ce n’était pas pareil. Tu as reculé. Tu as pris ton élan. Et sans prévenir, tu m’as expulsé de ta vie. La lumière s’est éteinte. Il s’est mis à faire très froid. Le mal s’est installé. C’est comme si j’avais été ta pretty woman pendant un moment, mais plutôt que de venir me reconquérir en limousine à la fin, tu avais décidé de me jeter à la rue.

Tu as volé ces étincelles dans mes yeux. Tu as volé ma naïveté et mes éclats de rire. Tu as volé mes rêves d’avenir à deux. Tu as volé la partie de moi que je préférais. Avant je voulais tout, tant que c’était avec toi. Maintenant, j’ai l’impression que tout est passager. Temporaire. Que plus rien vraiment n’a d’importance, parce que de toute manière, ça va expirer.

Il ne me reste qu’à attendre. Attendre que ça aussi ça passe.

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