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Le combat interminable du coeur contre la tête

Par Kevin Sauvé – le dans Bien-être
Quand on est enfant, tout ce qui importe, c'est de s'amuser.

On court partout, on se fait des bobos, on mange des bonbons comme si y’avait pas de lendemain et on pose des questions sans arrêt à nos parents. On n’a pas vraiment de décision à prendre, on n’a pas le choix de manger tous nos légumes, de nous coucher à 7 heures le soir (surtout à cause du bonhomme 7 heures) ou d’aller voir le Père Noël qui nous fait un peu peur.

Le temps passe, on grandit et on apprend à dire oui ou non. Souvent, la phase du non dure un bon moment, jusqu’au jour où on comprend que si on dit oui, y peut se passer des trucs vraiment l’fun (ou pas), mais ce n’est pas grave parce qu’on se sent en contrôle pour une fois et comme une vraie personne, un peu comme un adulte, mais pas trop non plus parce qu’on a toujours nos dents d’enfants.

Maintenant, on est dans la vingtaine, on a beaucoup plus de décisions à prendre et, cette fois-ci, on ne peut pas nous baser seulement sur notre humeur, parce que là on est seul à gérer notre vie, notre appartement, nos magnifiques factures et la bouteille de vin pour les accompagner. C’est ici qu’entre en jeu le combat interminable du coeur et de la tête, du désir et de la raison, du bonheur et du sacrifice.

Le choix est souvent difficile à faire; on s’est toujours fait dire que la voix de la raison devrait toujours l’emporter, que si on se base seulement sur son coeur, on risque de le regretter et que ça finit toujours par un mauvais choix.

La raison, on va s’entendre, c’est un peu ennuyant, ça cache pas beaucoup de péripéties, c’est comme aller voir un film dont on a déjà lu le livre, on connaît la fin, mais on va quand même le voir parce qu’on sait qu’on n’aura pas de mauvaises surprises. Elle se glisse dans notre pensée quand on a une décision à prendre, elle est la voie simple, rapide et sans tracas, celle qu’on emprunte quand on ne veut pas trop de problèmes et ne pas risquer de s’égarer. Contrairement aux croyances populaires, la tête ne sait pas toujours ce qui est mieux pour nous, les réponses qui en sortent sont souvent teintées par notre éducation, la logique et surtout par la peur. La tête, la raison, la logique ne savent pas ce qui nous rend heureux, ne savent pas ce qui fait battre notre coeur, ils savent seulement répondre à notre peur, notre peur de l’aventure, de l’inconnu, de vivre une vie qui vaut la peine d’être vécue.

Source: nymag.com
Source: nymag.com

Je suis un as de coeur, je le suis partout où je vais, il me parle du matin au soir, c’est mon meilleur ami, je suis ses conseils au pied de la lettre et je n’ai jamais été déçu jusqu’à présent. Mon coeur est devenu ma raison, mon mentor, il sait exactement ce qui me rend heureux. Selon moi, suivre son coeur dans les décisions qu’on a à prendre est la meilleure option. Évidemment, l’écouter comporte sa dose de risques, souvent il ne prend pas les meilleures décisions quant à notre situation financière ou familiale. Mais émotionnellement, on est garanti d’obtenir un résultat qui va nous rendre plus fort, plus heureux et épanoui. Le coeur n’est pas la voix de la raison ou de la logique, mais plutôt celle du bonheur, c’est la clé du succès et la voie à prendre pour vivre une vie avec des papillons dans le ventre.

Je te dis d’oublier ta liste de pour et de contre, oublie ce qui ferait du sens aux yeux des autres, oublie le raisonnable, mais pense plutôt à toi, pense à ton bonheur, à ton développement personnel, à ce qui te rend vivant, suis ton coeur, prend des risques et vis avec les conséquences. En bout de ligne, la récompense de sentir son coeur battre de joie du matin au soir est exceptionnelle.

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