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Le désir est un colocataire compliqué

Par Nerds – le dans Bien-être, Sexe, Vie étudiante

Le désir est un colocataire compliqué

Quand on est étudiant, on pense à plusieurs trucs pour économiser de l’argent. La collocation est souvent une des solutions adoptées. Cependant, cette solution peut aussi s’avérer être une problématique. Lorsqu’on décide de partager son quotidien avec une personne du sexe qui nous attire, il peut s’installer une tension sexuelle et avec cela, une tonne de problèmes et de questions.

Selon Statistiques Canada, en 2011, les jeunes adultes entre 20 et 29 ans habitants avec un colocataire représentaient plus du dixième des jeunes adultes n’habitant plus chez leurs parents. Et il est probable que ce chiffre ait bien augmenté depuis!

Cohabiter avec quelqu’un crée un lien beaucoup plus fort, personnel et unique que de passer simplement du bon temps à l’occasion avec cette personne. Vous vous immiscez dans l’intimité de l’autre, vous voyez la personne dans son quotidien, sous son vrai jour. Vous découvrez ses petits caprices et ses mauvaises habitudes. Vous l’observer et la voyez sous un jour nouveau. Vous vous habituez à sa présence, vous la trouvez réconfortante. Et puis, peu à peu l’attirance se fait une place à travers tout cela. Que faire?

Le plus important est de remettre souvent les pendules à l’heure. Il est important que chacun des colocs soit conscient que la situation peut se présenter où l’un de vous développera un sentiment plus qu’amical. Discutez de ce scénario. Trouvez des débouchés à cette situation et parlez-en occasionnellement pour respecter ce que vous croyez être la bonne option. On ne le dira jamais assez, la communication est la clé de toutes relations! Même si cela peut être très gênant, ce sera toujours mieux que de se retrouver en froid ou en peine avec son coloc à cause de sentiments différents.

Et si ça ne fonctionne pas?

Lorsque cela est possible, essayez de vous créer un horaire de présence au logis différent de votre coloc. En réduisant le contact avec l’autre, on réduit aussi les chances de succomber au désir. Essayez de vous attarder plus sur ce qui vous dérange de votre coloc plus que ce que vous aimez bien de cette personne. Vous vous donnez moins de raisons de le ou la trouver désirable. Enfin, ne soyez pas paresseux. Ne vous limitez pas à l’option facile du coloc qui est déjà dans une bonne partie de votre vie et qui vous connaît déjà tel que vous êtes. Allez rencontrer de nouvelles personnes! L’option facile est souvent la plus ennuyeuse et décevante. Sortez de votre zone de confort et lancez-vous!

Pour vous aider à y voir plus clair, je me suis entretenue avec un éternel célibataire solitaire de 24 ans qui a récemment décidé de faire colocation avec une amie. Voici quelques propos qu’il m’a raporté sur le sujet.

« Si les deux clans s’entendent pour ne pas succomber à la tentation, la collocation peut se révéler un succès, car qu’on en soit conscient ou non, il y aura toujours une tension sexuelle: c’est notre instinct qui parle. Malgré la tension, la colocation entre un gars et une fille peut être plus facile au niveau de la distribution des tâches, car chacun aime mieux faire certaines choses. De plus, les communications se font mieux, car on se soucie plus de la personne. »

« Si les deux colocataires succombent à la tentation, ce peut devenir très compliqué, car un des deux finit TOUJOURS par développer des sentiments et la collocation devient très délicate… jusqu’à devoir y mettre un terme. »

« Le fait de vivre avec quelqu’un veut aussi dire rencontrer ses amis… et voilà qu’on se retrouve au lit avec la meilleure amie de sa coloc qui, elle, vous fera la morale sur les règles non écrites que tu as enfreintes et un froid intense s’installera dans le logis qui sera dur à faire disparaître. »

« Malgré tout, la colocation avec une personne du sexe qui nous attire apporte un certain équilibre de vie, car sans le vouloir, on vit comme un couple sans en être un et mentalement c’est rassurant et réconfortant. »

Bien sûr, les faits varient pour chaque cas, mais ce qui est important de retenir, c’est de peser les pours et les contres et de voir ce que nous sommes prêts à faire comme compromis et, disons-le, comme erreurs pour que la colocation soit réussie.

Par Valérie Salort
Collaboratrice spontanée

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