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Les Grandes | Chloé Rochette et Sophie Geoffrion, Happy Fitness

Par Andreane Viau – le dans Les Grandes

S’amuser en s’entraînant devrait être la norme. Pourtant, nombreuses sont les femmes qui abandonnent l’entraînement parce qu’elles trouvent peu de plaisir à suer dans un gym. Quand Chloé Rochette et Sophie Geoffrion ont fondé le mouvement Happy Fitness, elles se sont donné pour mission de propager le plaisir d’une vie active et d’une alimentation saine.

Dans ce 5e épisode de Les Grandes en collaboration avec la Banque Nationale, on saute dans le quotidien de ce duo de jeunes femmes qui souhaite, à travers des entraînements variés et accessibles, améliorer la qualité de vie de ses participantes.

Rencontre avec des Grandes

Vous considérez-vous comme des entrepreneures?

Chloé : Je ne me suis jamais dit que je voulais être entrepreneure. Je crois que c’est un terme qui est très à la mode, mais qu’au fond, quelqu’un qui est entrepreneur, c’est quelqu’un qui a une passion.

Sophie : L’idée originale vient de Chloé, mais à deux, on a réussi à solidifier le tout et à en faire notre travail. Être entrepreneur, c’est échanger une partie de sa sécurité, surtout financière, pour énormément de liberté.

Qu’est-ce que la « réussite » représente pour vous?

Sophie : Il n’y a pas de « réussite ». La réussite n’est pas un point d’arrivée, la réussite se travaille tous les jours. On peut toujours réussir à faire mieux.

Chloé : On a de petites réussites toutes les semaines et c’est bien de s’arrêter pour se les rappeler. Ce sont les petites tâches, les tâches plates, celles qu’on fait tous les jours, qui vont mener à des moments de « réussite ». Ce n’est pas facile de rester motivé, mais ce qui fait la différence entre ceux qui réussissent et ceux qui abandonnent leur projet, c’est la constance.

Sophie : Bâtir une entreprise, c’est un peu comme l’activité physique et la nutrition. Au début, on se donne des défis, « 30 jours de mieux manger! ». Les premiers jours, on est super motivé, ça va bien, c’est nouveau, c’est le fun. Mais ce qui va mener aux résultats et au succès, c’est de le maintenir 30 jours, 12 mois, plusieurs années. C’est ça en fin de compte qui va faire la différence.

Aussi, pour nous, la réussite n’est pas liée à notre chiffre d’affaires, c’est vraiment qu’on puisse mener un style de vie qui nous ressemble en faisant ce qu’on aime. C’est d’avoir la liberté de partir en voyage l’hiver dans le cadre de notre travail, c’est d’avoir des interactions avec nos clientes tellement enrichissantes à tous les jours.

Comment travaillez-vous à deux?

Chloé : Honnêtement, ça aurait pu être une catastrophe. Chaque personne a ses objectifs personnels. Quand il est question d’argent, ce sont de grosses décisions qui affectent la vie de deux personnes. Dans notre cas, on a été vraiment chanceuses. On a trouvé un fit de personnalités et de valeurs.

Tout est plus facile à deux. On a toujours quelqu’un pour valider ou contre-valider. Étant les deux dans le même bateau, il n’y a personne de mieux placé pour comprendre notre réalité ou les enjeux d’un projet.

Sophie : Je ne vois que du positif à ce qu’on travaille ensemble. On ne se complète pas juste dans le sens où j’ai le volet nutrition et Chloé a le volet activité physique; nos compétences de business se complètent également. Chloé est plutôt visionnaire, elle fait des plans, elle a de grandes idées. De mon côté, je suis plutôt dans l’organisation au jour le jour, je mets tout à l’écrit.

Pour les compétences qu’on n’a pas, on n’hésite pas non plus à aller chercher de l’aide à l’externe. Par exemple, pour le volet comptabilité, on n’hésite pas une seconde à déléguer aux bonnes personnes pour le faire.

Quels défis avez-vous rencontrés depuis vos débuts?

Sophie : La beauté de notre entreprise est que c’est un modèle d’affaires très lean et organique. On peut tester une formule et si on voit que ça n’amène pas les résultats escomptés, on peut se repositionner rapidement sans perdre un gros investissement. On fait beaucoup de tests et les choses qui fonctionnent sont bonifiées et améliorées.

Par exemple, au tout début, un des services qu’on offrait en nutrition était des visites en épicerie. On y croyait beaucoup, le concept était intéressant. On était un petit groupe et on se promenait en épicerie, ça permettait de transmettre une foule de conseils nutritionnels. Toutefois, cette initiative n’a pas vraiment mené au résultat qu’on espérait parce que les gens ne comprenaient pas tout à fait en quoi le service consistait. On a dû faire un petit deuil, puis on a mis ce projet de côté. Ce n’est pas grave! Après, on a trouvé autre chose qui fonctionnait mieux.

Chloé : Aussi, cet été, c’était la deuxième saison qu’on offrait des cours en juillet et on s’est rendu compte que les gens sont en vacances en juillet. Ça nous a pris deux ans de suite pour comprendre qu’on ne peut pas faire de grosses activités en juillet, les gens ne s’inscrivent pas, ils ne sont pas là. Et ça on l’a appris!

Ce n’est pas du tout un échec, mais plutôt un apprentissage. Il n’y a aucun « échec », on ne regrette rien. Je trouverais ça idiot de dire qu’on aurait fait quelque chose différemment parce que tout ce qu’on a fait et la manière dont on l’a fait nous a permis d’être rendues ici aujourd’hui.

Quels conseils donneriez-vous à des jeunes femmes qui souhaitent se lancer en affaires?

Chloé : Le meilleur conseil qu’on puisse donner, c’est d’accorder de l’importance aux petites choses. Souvent, c’est ça que les gens négligent le plus. Ils cherchent le gros move à faire, mais ça ne fonctionne pas comme ça. Le succès en affaires est basé sur le travail, ce n’est pas un blitz d’un mois, c’est un effort constant.

Sophie : Notre façon de faire des affaires est aussi d’y aller lentement, mais sûrement. On teste une formule, on réajuste, puis on recommence. On fait ça jusqu’à ce qu’on ait un produit qui fonctionne bien.

Les gens ont souvent la perception que ça prend une dose énorme de courage pour se lancer en affaires, qu’il faut se lancer dans le vide et prendre plein de risques. En fait, il y a plein de manières de se partir en affaires, il n’y a pas une formule gagnante. Je suggère souvent de commencer plus petit et tranquillement. Tu n’as pas besoin de quitter ton emploi du jour au lendemain pour te consacrer à ton projet. Tu peux commencer les soirs et les fins de semaine, puis si ton projet prend de l’ampleur, éventuellement tu pourras de ne faire que ça.

Chloé : C’est aussi de trouver le juste milieu entre planifier et passer à l’action. Parfois, il faut juste commencer. C’est ainsi qu’on apprend. De toute manière, c’est impossible de tout prévoir, donc tu n’as pas le choix de l’essayer.

C’est en y allant une étape à la fois et en y mettant tout leur coeur que Chloé et Sophie sont parvenues à bâtir une entreprise qui prône la santé (et le plaisir!). Non seulement la mission de Happy Fitness inspire, mais l’approche rend l’expérience des plus uniques. Gardez l’oeil ouvert, car ces deux jeunes femmes, qui ont su faire de leur passion leur travail, n’ont certainement pas fini de parcourir le chemin de l’entrepreneuriat.

Merci Chloé et Sophie de nous avoir permis de vous accompagner jusqu’à Los Angeles!

La Banque Nationale supporte fièrement les projets d’entrepreneures d’ici. Découvrez plus de conseils à propos du démarrage d’entreprise ici.

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