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Les Grandes | Andréanne Gauthier, photographe

Par Andreane Viau – le dans Les Grandes

C’est dans un nouvel espace, totalement à son image, qu’Andréanne Gauthier m’a accueillie le temps d’une entrevue. Une rencontre des plus inspirantes durant laquelle la photographe livre avec sincérité les dessous de son parcours entrepreneurial enrichissant.

Dans ce quatrième épisode de Les Grandes, en collaboration avec la Banque Nationale, on entre dans l’univers lumineux et ultra positif d’une jeune femme pour qui l’échec a toujours été hors de question.

Rencontre avec une Grande

Quand as-tu décidé de te lancer en photographie?

Je me souviens exactement du moment où j’ai décidé de devenir photographe. J’étais dans un autobus jaune, je m’en allais à mon cours de danse en après-midi. Tous mes amis avaient appliqué en pré-universitaire et me demandaient quel programme j’avais choisi. Je ne savais pas vraiment, mais je me suis demandé : « Pourquoi pas la photo? » Ça semble vraiment banal, mais ça a vraiment été ça! Une bulle spontanée que j’ai suivie parce que je n’avais pas d’autres idées.

Pour moi, ça avait toujours été la danse. Finalement, c’est en étudiant en photo que je suis tombée en amour avec le métier.

À quoi a ressemblé ta première année d’entrepreneuriat?

J’ai fait un DEC en photographie, puis un certificat en publicité, durant lequel j’ai commencé tranquillement à travailler en photo en parallèle. À 21 ans, j’ai signé mon premier bail sur un studio. J’avais donc un bail et un studio, mais presque aucun contrat. Je me suis dit : « Si tu as un studio, tu n’as pas le choix de pédaler pour que les choses se passent. » Puis, année après année, j’ai fait ça : me mettre dans des situations où je n’avais pas le choix de performer. Moi, c’est mon moteur, ma manière d’avancer. Je carbure à l’énergie et à l’adrénaline.

Disons quand même que la première année, mon orgueil y est pour bien des choses. Je travaillais pour avoir ce studio-là. Les sept premiers mois, j’ai travaillé ailleurs trois jours par semaine pour pouvoir travailler dans mon studio. Je travaillais pour travailler! Il n’était pas question que ça ne fonctionne pas.

Quels ont été tes défis lors de tes débuts?

Pour évoluer en photo, je pense qu’il faut que tu ne sois jamais 100% confortable. Pour grandir dans ce que tu fais, il ne faut pas se sentir dans tes pantoufles. Cette zone d’inconfort, il faut qu’elle soit juste assez confortable pour ne pas être toujours dans le doute.

Cet équilibre entre le confort et l’inconfort, pour moi, est parfois difficile à atteindre, parce que c’est souvent un ou l’autre. Il y a des journées où je me sens on top of the world alors que d’autres, je me sens moins bien. Je pense que c’est tout à fait humain et, avec les années, j’y arrive mieux.

Ce n’est pas normal de ne pas se remettre en question. Je pense que c’est le doute qui te fait avancer. Il faut oser le doute!

Comment te sens-tu aujourd’hui par rapport à ton entreprise?

Je suis vraiment fière. Je pense que c’est correct de le dire, ce n’est pas de la vantardise. Je suis fière parce que j’ai bâti ça moi-même. Oui, j’ai été bien entourée, mais je pense qu’aujourd’hui, mon espace représente qui je suis. Je me sens bien, l’énergie est bonne, et c’est un tout. Ce n’est pas juste d’avoir un beau studio, les gens sont bien et ça, ça fait partie de ma réussite. Les gens se sentent confortables, j’ai l’impression de livrer une bonne expérience à mes clients. Et pour moi, c’est ce qui compte le plus.

C’était mon objectif au départ, que les gens aient du fun! Et c’est encore ça aujourd’hui.

Je ne dis pas qu’il n’y a pas eu des moments plus difficiles, mais jamais au point de remettre en question mon objectif. Je ne sais pas si c’est la naïveté ou l’énergie de mes débuts, mais il fallait que ça fonctionne et j’étais tellement mindée à ce que ça n’arrête pas. Je suis contente de l’avoir fait.

Selon toi, quel est le secret de la réussite?

Pour moi, je suis en voie vers la réussite. Je n’oserais jamais prétendre que « j’ai réussi ». Je crois que c’est primordial d’être entouré de gens qui partagent les mêmes valeurs que toi. Il y a les compétences, il y a le talent, mais je m’entoure surtout d’énergie positive. Pour moi, c’est un levier. Je crois qu’on monte plus vite quand on s’entoure de gens avec qui on est bien.

Aussi, on est le moteur de notre travail, donc je réalise que si on ne va pas bien, notre travail ne va pas bien non plus. Il faut faire attention à soi, à notre coeur, à notre tête. C’est ce que j’essaie de me rappeler quand je dors moins ou que je néglige ma santé ou ma vie personnelle en mettant toute mon énergie dans mon travail. J’essaie de trouver un équilibre.

La photographie est un domaine plutôt compétitif, comment as-tu réussi à te démarquer?

Je n’ai jamais essayé d’être quelqu’un d’autre et j’ai toujours écouté mon instinct. Je n’ai jamais essayé d’imiter la signature de quelqu’un d’autre. Oui, on s’inspire tous quelque part, mais j’ai toujours fait les choses avec sincérité et par réel amour du métier.

Donc, je pense que tu fais ça en ayant du fun et avec sincérité, il y a une signature qui s’installe, parce que tu fais les choses pour toi-même plutôt que pour plaire à ce qui se fait sur le marché. Quand ta signature devient plus forte d’année en année, et que les gens l’aiment, ça fait boule de neige.

Et boule de neige ça a fait pour cette jeune artiste débordante de talents! Une passion des plus authentiques qui transparaît dans son travail et dans sa vie, et qui la place parmi les Grandes de cette nouvelle génération d’entrepreneures.

Merci à Andréanne pour sa précieuse participation à cette série!

La Banque Nationale supporte fièrement les projets d’entrepreneures d’ici. Découvrez plus de conseils à propos du démarrage d’entreprise ici.

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