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Mon bonheur, c’est ma décision

Par Alice Gaudreau – le dans Psycho
Je t’ai déjà écrit sur le pouvoir de la joie et de la simplicité de mettre des étincelles dans ses yeux. J'ai toujours pensé qu'on pouvait choisir le bonheur, juste comme ça. Cette idée a un nom : la psychologie narrative.

Nous sommes tous en quête du sens de l’univers, des gens qui nous entourent, de nous-mêmes. On cherche continuellement le bonheur. Et en cours de route, on ne réalise pas qu’il est là, quelque part dans notre tête.

Pour s’expliquer le monde, on se raconte des histoires et on rationalise tout ce qui nous arrive. Le plus souvent, on croit que notre interprétation de la réalité est la bonne, aussi subjective qu’elle soit. Tu te souviens peut-être de la robe qui a rendu le web complètement fou pendant un moment. Alors, elle était bleue et noire ou blanche et dorée? Tout est une question de perception, d’interprétation.

Le but de la psychologie narrative, c’est de se raconter de belles histoires. Pas des fables, pas des contes de fées. Juste des histoires agréables, ancrées dans la réalité, qui permettent de mettre un baume sur nos angoisses.

Avant de s’inventer une histoire, il faut d’abord se détacher de l’histoire qu’on se raconte en ce moment. Il faut créer un doute quant à notre réalité. Nos pensées sont relatives. Elles peuvent changer à travers le temps, au gré de nos souvenirs et de nos humeurs. Il n’existe donc pas de « façon exacte » de voir le réel. Sachant cela, une question se pose.

Dans quel réel veut-on vivre?

Pour ma part, je souhaite vivre dans un réel agréable et sécurisant. J’aime me sentir productive et en contrôle de mon environnement jusqu’à un certain degré. Je ne souhaite pas plonger dans un optimisme naïf où je devrai absolument être heureuse, quitte à me mettre la tête dans le sable. Je veux simplement faire face au réel avec le sourire aux lèvres.

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La réalité ne change pas, c’est notre façon de la voir qui peut changer. Souvent, notre regard sur le monde est empreint de jugement : « Elle est égoïste de m’avoir fait attendre » ou encore « Elle est tellement chicks ». Positif ou négatif, tout jugement est essentiellement subjectif.

En reconnaissant que notre subjectivité n’est pas la « réalité » de tout le monde, on peut se détacher de nos jugements négatifs. Les faits objectifs ne relèvent pas de notre pensée. Cela signifie que l’on peut changer notre manière de penser sans que cela ne nous détache du réel.

Notre point de vue n’est pas absolu et il ne le sera jamais. Devant une telle image incomplète de la réalité, nous devons remplir les vides en créant des hypothèses pour nous expliquer le fonctionnement du monde qui nous entoure. Souvent, on se crée une hypothèse plausible et on y croit profondément, et on pense détenir la vérité et que les autres devraient penser comme nous. Pourtant, elle n’est qu’une possibilité parmi une infinité de vérités possibles.

Ne serait-il pas plus logique de se demander quelles sont les différentes explications d’un phénomène? Par exemple, lorsqu’on allait chez un ami sans avertir et que nos mères nous appelaient en criant qu’elles nous avaient imaginé morts, on savait bien que leur hypothèse était complètement fausse. Pourtant, pour elles, ça semblait plausible, même s’il existait une infinité d’autres hypothèses plus plausibles pour expliquer notre absence!

C’est le même principe ici. On peut facilement interpréter négativement ce qui nous arrive, mais ce n’est pas particulièrement utile. Idéalement, il faut interpréter ce qui correspond aux évènements, tout en se permettant de les vivre et de les surmonter avec aisance.

Si une interprétation est tout aussi plausible qu’une autre et qu’elle nous fait sentir bien, pourquoi ne pas la privilégier? On continue de tenir compte de la complexité de la situation tout en restant ouvert aux différentes explications, mais on choisit de conserver son calme intérieur en favorisant une interprétation qui soit mélodieuse à nos oreilles.

On a le pouvoir sur nos vies.

Pas un pouvoir absolu, certes. Mais nous avons tout de même la liberté de prendre des décisions. Il est impossible de prendre des décisions pour les autres, mais on peut décider du discours de notre petite voix intérieure.

Parfois, ma petite voix intérieure désespère. Parfois, elle angoisse. Progressivement, je lui apprends à voir le beau. Je lui apprends à sourire au monde. Je vois que peu à peu, elle apprend à faire confiance à la vie. Ça vaut la peine de lui faire dire encore et encore : le beau est partout. Parce que la vie est belle, pis le bonheur aussi.

J’ai découvert ce concept dans un joli petit livre intitulé Devenir optimiste grâce à la psychologie narrative, d’Yves-Alexandre Thalmann. Il m’a permis de mettre des mots sur ce que je faisais intuitivement, et je t’invite à le découvrir.

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