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Quand est-ce qu’on commence à se détester?

Par Sarah-Jane Vocelle – le dans Sexe
Ça faisait seulement 9 mois qu'on se voyait. 9 mois, c'est long pour moi, c'est le temps que ça prend pour concevoir une vie, pour créer un petit être qui nous ressemble. Si au moins on avait fait ça ensemble, créer la vie. On aurait fait quelque chose de beau, mais à la place on a décidé de se faire du mal et de créer un univers de chicane. Je me demande pourquoi on en est arrivé là et surtout quand on a commencé à se détester.

Quand est-ce qu’on commence à se détester?

Au début, c’était tellement beau et parfait, on était là l’un pour l’autre, prêts à se soutenir et à se défendre, peu importe les difficultés. J’avais de la misère à te quitter quelques heures pour simplement aller travailler. On s’écrivait des dizaines de messages dans la journée et quand je revenais le soir, je voulais seulement être à tes côtés. J’étais tellement bien près de toi. Je ne voyais plus mes amis ou ma famille, car à chaque fois, tu venais à trop me manquer. Nous étions tellement bien, je ne me voyais pas affronter la vie sans toi, j’avais trouvé un allié, l’homme de ma vie, tu étais tout pour moi. Puis un jour tout a changé.

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Sans avertissement, tu m’as quittée pour quelque part dans ta tête, mais la souffrance, je la ressentais. Et peu à peu, on s’est perdu… Tu me parlais mal, tu me donnais de moins en moins de nouvelles, tu ne me regardais plus de la même manière. J’ai commencé à perdre patience, je t’en ai parlé, mais tu ne m’as pas écoutée. Avec le temps, ça devait arriver, j’ai commencé à te détester.

On ne pouvait plus s’endurer, on se tapait sur les nerfs. On s’est mis à moins se voir et le peu de temps passé ensemble était un véritable calvaire. Je pleurais et tu criais. Je ne comprenais pas comment on pouvait détester à ce point une personne qu’on avait déjà tellement aimée.

Malgré tout, tu n’étais pas capable de me laisser et j’étais incapable de partir. J’espérais que les papillons du début reviennent et que la haine disparaisse. J’avais espoir qu’on se retrouve.

Je voulais retrouver notre complicité d’autrefois, la personne que j’avais tellement aimée il n’y a pas si longtemps. Mais je devais me rendre à l’évidence que tu étais maintenant devenu un étranger pour moi, je ne te trouvais plus aussi drôle ni aussi beau qu’avant. Les qualités que tu avais s’étaient transformées en défaut, tout de toi me repoussait. Ton odeur me répugnait, ton sourire m’éloignait, je ne pouvais plus vivre comme ça, je ne pouvais plus vivre avec toi. Je laissais le temps passer sans te quitter, sans quitter cette vie qui n’était plus la mienne. Et chaque seconde de mon existence, je me demandais pourquoi je te détestais autant.

Je ne pense pas que c’est nécessairement toi ou même moi qui doit prendre le blâme dans cette histoire. Je crois simplement qu’avec le temps, notre vraie nature ressort et que lorsque la magie du début disparait pour laisser place à la routine, il faut être fait assez fort pour que notre couple survive. Je ne t’en veux pas pour l’échec de notre relation, je pense que j’ai fait l’erreur d’être aveuglée par les artifices du début et que je n’ai pas assez pris le temps de te connaître pour qui tu étais vraiment. J’ai inventé une personne qui n’existait pas, une personne que je voulais à mon image. Je me suis inventé un conte de fées alors que nous vivions dans la réalité.

Je me suis rendu compte que, finalement, je n’ai pas appris à te détester, je ne t’ai juste jamais vraiment aimé. À ce moment, je savais que je devais quitter le monde imaginaire que j’avais créé.

 

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Mais trois ans plus tard, rien n’avait changé. Tu étais toujours là, à me regarder sans expression, avec un air découragé. On ne s’aimait plus, on était fatigué et il y a bien longtemps qu’on avait abandonné… Je t’ai demandé si toi aussi tu voulais qu’on prenne la meilleure décision de notre vie, celle qu’on aurait dû prendre il y a plus de trois ans.

Maintenant, je souris et je respire enfin. Ça fait six mois qu’on s’est quittés. J’ai repris le contrôle sur ma vie et je ne te déteste plus. Parfois, il faut apprendre à lâcher prise et cesser de s’acharner. La vie est trop courte pour perdre son temps avec les mauvaises personnes. Être seule, ce n’est pas si désagréable, finalement.

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