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Ta place dans la famille

Par Audrey X – le dans Bien-être, Psycho

Qu’on soit l’aîné, le benjamin ou le cadet de notre famille, nous avons tous nos problèmes, en raison ou en dépit de notre statut familial. Toutefois, celui-ci a souvent des conséquences sur notre personnalité actuelle. Bien entendu, il n’y a pas que des inconvénients; les avantages à être le plus vieux, l’enfant du milieu ou le plus jeune abondent. Il demeure toutefois difficile de les dénicher quand on se retrouve dans ce rôle sur lequel on n’a pas de contrôle.

Ce qu’en dit la recherche…

De nombreuses études se sont penchées sur les liens familiaux qui unissent un clan logé à la même enseigne. Tout le monde le sait, la transition de l’enfance à l’adolescence ne se fait pas toujours de manière aisée. Il n’est pas rare que les disputes se multiplient au sein d’une même demeure. Les fondements mêmes de cette cohésion reposent sur les adultes qui doivent être aptes à aider le règlement de toutes situations conflictuelles. Parfois, il peut arriver qu’un problème mal géré engendre de profondes cicatrices qui laissent des séquelles sur l’adulte en devenir.

Selon Ingo F. Schneider, médecin homéopathe suisse, certaines caractéristiques liées au rang qu’occupe un enfant dans sa famille sont récurrentes.

L’aîné

C’est l’enfant qui cherche à plaire à tout le monde, nerveux à l’idée qu’il ne sera jamais assez bien pour atteindre le niveau demandé. Il est souvent observateur et sollicite beaucoup les parents, sans cesse en quête d’approbation. Schneider affirme que l’aîné est réservé, obéissant, appliqué, fanfaron et blessant envers les plus jeunes. Il est aussi plus téméraire au plan physique.

Le cadet

Ce « milieu » de famille veut faire plaisir, sans toutefois se conformer aux règles. Il crée et désire toucher et transformer la matière. Il aime les couleurs criardes, les saveurs marquées et veut toujours acheter quelque chose. Parfois, il se montre impatient et est pris par des accès de colère. Nourrisson, il est câlin.

Le benjamin

Le plus jeune ne veut qu’une chose : sa mère. Il est rayonnant, drôle et souvent joyeux. Ses comportements sont difficiles à comprendre, car il passe d’un extrême à l’autre. D’un côté, il imite les plus vieux (à sa manière). De l’autre, il tourne autour d’eux sans jamais vraiment prendre part à leur duo. Il cherche à les énerver et veut contourner les règles. « …Cette typologie semble se répéter dans les fratries par cycles de trois, le quatrième adoptant les traits du premier, le cinquième du deuxième, etc. Pour les fratries de deux, on retiendra les places d’aîné et de benjamin…»

Des relations pas toujours harmonieuses

Malgré le terme « fratrie » qui unit les frères et sœurs, la relation qui lie un humain à un autre humain sous la tutelle d’un même parent ne se fait pas toujours dans la cohésion.

Freud affirme qu’au contraire, la fratrie tend à se désunir sous le socle de la rivalité. Pour le célèbre psychanalyste, l’arrivée du deuxième enfant constitue bien souvent un drame pour l’aîné qui, jusque là, avait toute l’attention de ses parents. La jalousie tourne alors autour de l’amour parental. Mais ce sentiment bien souvent éhonté est nécessaire à l’évolution de l’enfant qui, en se comparant, fera ses premiers apprentissages à une vitesse plus grande que s’il avait été seul.

À prendre avec un grain de…

Effectivement, la recherche dit bien des choses. Toutefois, je mets un bémol, car on ne sait pas toujours sur quoi se basent les chercheurs pour avancer leurs propos. Pour ma part, j’ai connu deux types de « benjamins » de famille. Le premier, très débrouillard, apprend des erreurs de ses aînés et semble faire ses apprentissages plus facilement. Le deuxième est un vrai « bébé » de famille, tout le monde fait tout à sa place; il n’a donc pas l’occasion de développer son autonomie.

Il ne faut pas non plus généraliser. Les familles d’aujourd’hui se modernisent et le type « reconstitué » vient changer la donne. Être l’aîné d’une famille (du côté du père, par exemple), mais le plus jeune de l’autre (du côté de la mère) vient créer un nouveau genre de personnalité. J’ai observé un enfant de cinq ans qui était très responsable chez sa mère, mais qui devenait un être totalement immature et dépourvu d’autonomie lorsqu’il était chez son père.

Chaque fratrie composée d’un aîné et d’un ou de plusieurs puinés est différente. Et malgré que plusieurs chercheurs semblent affirmer que les caractéristiques reviennent d’un statut à l’autre, nous avons tous une histoire différente.

«… j’ai passé beaucoup de temps avec des adultes. Je n’ai jamais trop compris les gens de mon âge, je les ai toujours trouvés un peu niaiseux et plates. J’avais envie de grandir plus vite que les autres pour pouvoir être vraiment avec des adultes. J’ai passé beaucoup de temps dans ma tête, puisque je n’avais pas à partager mon temps avec un frère/soeur. C’est l’fun parce que je suis bien toute seule, mais en même temps je me dis que plus tard, je n’aurai pas une grande table de neveux/nièces à Noël. Au moins j’ai plein de cousin(e)s …» – Enfant unique

«… Règle générale, j’ai bien aimé être la plus jeune, on dirait que plusieurs « erreurs » m’étaient pardonnées plus facilement. Par contre, j’étais aussi très facilement infantilisée… On ne peut pas tout avoir! C’était quand même bien d’avoir eu les cartes de ma soeur pour sortir quand j’étais mineure! Mais la pression d’être aussi performante que ma soeur (académiquement) se faisait sentir …» – Benjamine d’une grande sœur

«… Ma soeur est ma confidente et ma meilleure amie… » Benjamine de deux sœurs

«… Mes frères et moi, c’était l’enfer. Nous nous disputions tout le temps pour un oui ou pour un non. C’était surtout avec mon frère aîné que ça ne fonctionnait pas …» – Benjamin de deux frères.

«… Tu veux bien t’entendre avec tout le monde et tu agis souvent à titre de médiateur… » – Enfant du milieu

«… J’ai majoritairement été responsable de ma petite soeur durant ma jeunesse et j’ai moins vécu ma relation avec ma demi-sœur, mais j’ai tout de même apprécié sa présence dans certains moments plus difficiles pour me conseiller si, par exemple, c’était un sujet que je ne voulais pas aborder avec mes parents …» – D’une famille reconstituée

«… Toujours plus de négociations pour avoir un nouveau privilège (heures de rentrée, par exemple). Pour ma soeur plus jeune, la négociation était déjà faite! Par contre, ma soeur est ma meilleure amie. Il faut dire que l’on a que 15 mois de différence …» – L’aînée d’une sœur

«… Aîné d’une fratrie de trois, deux garçons puis une fille, déplore que ses parents ne soient pas intervenus dans leurs disputes. « Nous nous battions physiquement, nous étions en permanence dans une compétition qui, de leur point de vue, nous aguerrissait. Mon petit frère est resté otage de son besoin de me surpasser et rejoue ça en permanence ailleurs, avec d’autres… » – Aîné de trois

«… Il y avait des avantages : nouveaux vêtements, nouvelles fournitures scolaires, le premier à tout faire, admiration des parents, etc. Toutefois, il fallait toujours convaincre les parents pour des permissions, ceux qui suivent n’en ont pas besoin et l’ont souvent plus facile (les règlements s’adoucissent, car les parents gagnent en confiance). Ma petite sœur a toujours eu plus de permissions, elle a d’ailleurs développé un problème d’anxiété, car elle n’a jamais rien fait par elle-même. Je l’ai toujours aidée dans ses projets d’école et le fait que je réussisse mieux à l’école « l’écrasait ». Mes parents lui ont toujours dit qu’elle ne devait pas se comparer à moi, mais à force de lui dire qu’elle n’avait simplement pas la même facilité que moi parce qu’elle est comme son père et qu’elle doit étudier deux fois plus pour avoir de bonnes notes, elle s’est mise à croire qu’elle n’avait aucun contrôle sur son succès…» – L’aînée qui s’est débrouillée

Selon un des répondants au sondage, quand on est le plus jeune, on est souvent moins pris au sérieux. Néanmoins, l’encadrement est réduit et on a plus de liberté.

Selon un autre, le benjamin est souvent plus gâté et il est difficile de se démarquer pour l’enfant du milieu, pris entre l’arbre et l’écorce.

Un répondant a aussi raconté qu’après avoir vu les comportements du plus vieux, il avait dû payer pour ses erreurs et avait été surprotégé au point de s’en sentir étouffé.

Un autre cas révèle que ses frères et sœurs s’entendent tous très bien, se sentant unis par une famille dans laquelle les parents les ont éduqués dans un cadre familial sain.

Répéterez-vous les erreurs de vos parents

Il demeure difficile, même en 2016, d’être parent. Ce rôle incombe un nombre illimité de responsabilités et la pression sociale n’aide pas. Cela amène donc son lot d’erreurs et d’apprentissage. L’aîné, le premier, sert souvent de cobaye. Le milieu, pris entre les deux, doit se démener pour se démarquer. Le benjamin, souvent gâté, doit apprendre à se responsabiliser. Ce sont les stéréotypes qui reviennent fréquemment au cours des discussions. Pourtant, les familles d’aujourd’hui ne sont plus les mêmes et il faut faire face à de nouveaux défis. Il reste donc important de répéter que le vrai changement passe par les parents (durant la période de l’enfance, bien sûr) qui ont la DURE tâche d’être la colle servant à souder les relations entre leurs enfants.

Et vous, avez-vous appris quelque chose de votre expérience en tant que plus vieux/plus jeune/milieu de votre famille?

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