Comment éviter les excès durant le temps des fêtes

Durant le temps des fêtes, presque tous mes aliments préférés se retrouvent à la table, si bien qu’il m’est difficile de contrôler mes apports alimentaires. On a beau vouloir se limiter, l’exposition à toute cette abondance mène souvent à la surconsommation alimentaire. C’est d’autant plus vrai en contexte social. Sans en faire une obsession, il est néanmoins possible d’éviter de tomber dans les excès, malgré tous les plats alléchants qui nous seront offerts pendant le temps des fêtes.

 

 

Manger à sa faim

Notre corps produit des signaux nous informant sur nos besoins alimentaires. Quand on a faim, on ressent parfois une baisse d’énergie ou on a le ventre qui gargouille. À l’opposé des signaux de faim qui sont en général relativement faciles à identifier, ceux de la satiété ne sont pas toujours aussi clairs. Plusieurs facteurs peuvent brouiller ces signaux. Par exemple, lorsqu’on consomme des aliments très savoureux, le plaisir ressenti peut nous faire outre-passer notre sentiment de satiété. On aura alors tendance à manger plus. Or, être plus à l’écoute de ses signaux de faim et de satiété permettrait d’éviter les excès alimentaires.

Voici quelques conseils pour être plus à l’écoute de son corps. D’abord, on évite de sauter des repas. Si on s’affame, il est plus probable qu’on se gave lors du repas suivant. Durant les repas, il faut prendre son temps pour manger, car il peut s’écouler près de 20 minutes avant qu’on ne ressente les signaux de satiété. Ensuite, qui a dit qu’on devait absolument finir son assiette? Il faut s’arrêter de manger lorsqu’on se sent rassasié, mais pas trop plein. Pour ceux qui soulèveront la question du gaspillage, je suggère de se servir de plus petites portions, quitte à se resservir un peu plus tard. Si on écoute bien son corps, pas besoin de se priver!

 

Boire avec modération

On a souvent tendance à l’oublier, mais l’alcool consiste également en une source d’apport calorique. Par exemple, une consommation de vin peut contenir de 80 à 100 calories, tout dépendant de sa composition et de sa teneur en alcool.  L’alcool a aussi tendance à nous ouvrir l’appétit. On comprendra donc que si on se sert plusieurs coupes de vin pour accompagner notre repas, le compteur de calories peut monter rapidement.

Pou ceux qui font attention à leur ligne, vous pouvez donc choisir des options moins caloriques. Par exemple, diluer ses spiritueux avec de l’eau gazeuse plutôt qu’avec des boissons sucrées. On peut aussi décider d’avoir un peu moins d’alcool à disposition, d’investir son budget dans une bouteille de meilleure qualité et de prendre le temps de la savourer.

 

Avoir un  plan B

On a assisté à de nombreux soupers, on s’est laissé emporter et on a un peu trop mangé. Pas de panique! On ajuste son niveau d’entrainement en conséquences. On peut profiter des vacances pour passer un peu plus de temps au gym. Ça nous laisse aussi plus de temps pour pratiquer des sports d’hiver. Il ne faut pas en faire une maladie, mais sachant qu’on a plusieurs soupers au calendrier, on peut également se planifier quelques séances d’entrainement supplémentaires pour compenser un peu.

 

Éviter de culpabiliser

On a eu du plaisir, on a bien mangé, on a pris quelques kilos… et alors? On n’est pas parfait et ça nous arrive tous de faire des écarts. Pas la peine de s’en faire pour autant. La culpabilité mène parfois à une relation malsaine avec les aliments.

Il fut un temps où si je mangeais un seul aliment qui n’était pas « parfait », je me disais que j’avais échoué à maintenir ma diète, et je me mettais à manger n’importe quoi. La politique du tout ou rien rend le changement des habitudes de vie stressant, voire insoutenable. Maintenant, je me donne plutôt comme objectif de manger plus de certains aliments et de limiter ma consommation de certains autres. Si je n’arrive pas à m’y tenir, je me dis qu’au pire, il sera toujours possible de continuer à investir ses bonnes habitudes des vie après les fêtes ou de m’établir un nouveau plan d’action au retour des vacances.

 

Commentaires

Kapria Josaphat Kinésiologue de formation, Kapria poursuit maintenant ses études au niveau doctoral. Elle est une grande passionnée de tout ce qui touche de près ou de loin à l'activité physique. En d'autres termes, l'exercice, elle en mange!