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#2poutinesdansleseuropes : les hostels trash pis nous…

Par Nerds – le dans Où partir, Voyage

Journal d’Élo…

Nous venions tout juste de réserver notre prochaine auberge pour la fin de semaine à Budapest. C’était la fin de ma birthday week et on voulait une place mémorable pour clore la semaine en championnes.

party-hard-cause-its-my-birthday

Nous sommes arrivées à Carpe Diem Vitae hostel en soirée. On nous avait recommandé cette auberge parce qu’elle était apparemment reconnue comme une place de party. J’étais pas prête à la déchéance que nous allions, non pas vivre, mais subir. À cette instant j’entendais mon amie Steph qui a déjà mis les pieds en Inde, me dire : « Toé fille tu survivrais pas longtemps en Inde. » Je remettais sérieusement en question ma capacité à vivre dans des milieux souillés. Nous avions déjà fait des auberges sales auparavant, évidemment, mais jamais encore d’auberge trash. Pour être classée trash, il faut respecter des standards de saleté bien particuliers, d’emblée, puis avoir comme but premier d’être la best-party-feel-like-home-hostel-in-the-world. Ensuite, il est d’une nécessité incontestable, de maintenir un langage familier et friendly avec la  »gang », ce pour quoi chaque phrase doit contenir au minimum un mot tel que fuck, bitch, ass, ou dick. De ce fait, nous pouvions lire au-dessus des lavabos : «Are you fucking 5 years old? No! So clean your shit after cooking, or get fucked. Signed not your parents» (je suis sérieuse!) Il y avait aussi deux frigidaires ornés de  remarquables dessins, principalement des pénis, et d’autres, parfois plus difficilement identifiables parce que d’autres pénis ont été dessinés par-dessus. Une des douches communes portait le nom de disco shower, et c’était normalement la douche de prédilection des fins soirées. Quand ils n’étaient pas trop pactés, ils pensaient à mettre leur Ipod en marche dans la disco shower pour pas trop déranger… Je l’avais rebaptisée la douche du sexe.

Bref, si on ne prenait pas tout ça au premier degré, j’imagine qu’on pouvait tranquillement se sentir comme chez soi. C’est la conclusion à laquelle je suis arrivée quand j’ai constaté que deux filles vivaient dans la même chambre que nous depuis 3 semaines déjà. À deux, elles avaient pris le monopole de l’espace commune du dorm.

J’écoutais leur conversation en cherchant  des bobettes propres dans mon sac, et j’échangeais  subtilement des eyes-contacts de WTF/lol , avec Sam, qui elle aussi, était clairement fascinée par cette conversation;

Girly-hippie-punk-girl from Australia : «You know everything is so nice here, and so cheap. I don’t wanna leave, because I’m having so much fun here! Parties are so cool! So, are you going to get drunk to night? I think to night it’s gonna be a crazy party night!»

Sporty-hippie-girl from Vancouver : «Yaaah, for sure! I just extended my stay here until December 1st

Girly-hippie-punk-girl from  Australia: «Wow! Me too ! Until December the 6th

Elles vivaient le rêve.

Pendant que je les écoutais parler, cette fois-ci des cheveux de sporty-girl (car elle voulait se pimper pour leur cible masculine de la soirée) je sniffais sans gêne mes bas. Du haut de son lit de deux étages, Sam m’aperçue et poussa un gros rire gras. Je venais d’être démasquée. Les deux filles n’avaient rien vu de cela, mais elles avaient arrêté brusquement leur conversation, pensant qu’on riait d’elles. Je me sentais mal, alors je leur ai expliqué que nous riions parce que j’avais senti mes bas pour savoir s’ils avaient besoin d’un petit coup pouch-pouch (oui, on s’était résigné à acheter un pouch pouch comme les Chinoises. On l’avait acheté dans un dollar store, donc il sentait le thé vert, mais un drôle de thé vert.) Bref, je pensais que j’étais sur le point de partager un moment clé qui allait me mener au développement d’une certaine complicité auprès d’elles. Au lieu de ça, elles nous ont rendu un regard vide, sans signe de compassion, pendant cinq longues secondes, puis on reprit le cours de leur discussion. J’étais sur le point de laisser aller ce petit sentiment d’humiliation et de rejet qui se formait en moi, quand Sam a éclaté de rire encore plus fort; comme pour me rappeler comment la scène était d’un ridicule rare. Elle criait en français : « BEN VOYONS! RIE C’EST DRÔLE » ! Elle leur lançait des petites insultes en français, sans qu’elles le sachent, comme pour me faire réaliser que je pouvais me permettre une petite revanche personnelle grâce à la barrière de la langue.

samserviette

Les filles avaient quand même eu raison sur un point, ça avait été une soirée de fou.  On s’était retrouvé dans un parc aquatique qui s’était transformé en club pour une nuit,  j’avais rencontré un gars qui voyageait avec son stock pour tatouer et lendemain matin je me faisais tatouer par John, assise sur le divan crade du Carpe Diem vitea.

elotatoo

À suivre…

crédit photos:

www.keepcalm-o-matic.co.uk

Éloïse Dalpé 

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