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Comment se fait-il qu’aujourd’hui…?

Par Sarah Lussier – le dans Bien-être
Comment se fait-il qu’aujourd’hui les enfants ont toujours raison? Qu'on ne se fit au jugement, à la maturité et au professionnalisme des enseignants? Sommes-nous devenus si méprisants envers ceux qui vont instruire nos citoyens de demain?

Pourtant, quand j’étais plus jeune, si l’école disait à mes parents que je n’avais pas agis correctement dans la journée, mes parents, le soir, écoutait ma version, mais me disait toujours que c’était l’enseignant qui avait raison et qui avait autorité.

Cela m’a enseigné le respect de l’autorité même si c’était très difficile pour moi à l’époque, mais encore aujourd’hui, et cela m’a appris à bien développer mon savoir-vivre.

Le fameux savoir-vivre

Comment se fait-il que les gens qui ne se présentent pas à une activité, à une entrevue, à un travail, n’avertissent pas les personnes responsables? Sommes-nous devenus si importants que les autres peuvent perdre leur temps à attendre après nous pour rien? Pourtant, quand j’étais jeune, si je m’inscrivais à une activité, à un cours, ou que j’avais une entrevue, mes parents me disaient que je devais respecter mon engagement et me rendre au bout de mes choses.

Cela m’a appris à travailler fort, à garder une constance, à persévérer, à être capable de me discipliner, à redoubler d’efforts quand je n’ai plus de motivation, à respecter ma parole, à y penser à deux fois avant de prendre une responsabilité ou un engagement, à développer ma rigueur au travail ainsi que mon professionnalisme, à développer une certaine crédibilité quand je parle, que mes actions suivent mes paroles.

La peur de l’engagement

Comment se fait-il qu’aujourd’hui les gens surconsomment les relations humaines et magasinent les gens quand ils essaient de trouver un partenaire pour vivre une relation amoureuse? Sommes-nous rendus si superficiels et parfaits pour juger n’importe qui? Sommes-nous rendus si inquiets de faire entrer quelqu’un dans notre vie par peur de nous faire blesser (parce qu’on sait que ça va arriver un jour ou l’autre dans la vie et que c’est normal)?

Pourtant, on est loin d’être parfait nous-mêmes. Nous n’avons pas à faire payer aux nouvelles personnes qui arrivent dans nos vies les erreurs et les blessures que d’autres expériences nous ont fait vivre avant. Si vous ne voulez pas souffrir, la vie n’est malheureusement pas faite pour vous. C’est le risque de vivre. On apprend. Si on ne veut connaître que les hauts, il faut vivre des bas, sinon on ne saurait pas ce que c’est que de vivre des moments agréables. La vie est comme un cycle de battement de cœur: des hauts et des bas. Tout cela pour maintenir l’équilibre.

Deux personnes sur un rail de chemin de fer
Jonathan Pendleton | Unsplash

Dans tout cela, personnellement, j’ai appris comment mettre mes limites, à qui faire confiance ou non, à m’exprimer adéquatement, à savoir ce que je veux ou non, à ne pas juger une personne sans l’avoir connue, à ne pas me fier aux paroles ou au physique de la personne, mais plutôt aux actions et à la beauté intérieure de la personne, à donner une deuxième chance, parfois, à pardonner, à me respecter, à ne pas m’oublier dans une relation, etc. Parfois, il faut se laisser surprendre par les gens pour qui ils sont véritablement, et non se fier sur des jugements superficiels et une liste de critère à n’en plus finir. En passant, vous savez que les gens qui ont une liste de critères pour une personne idéale en amour parlent d’eux-mêmes et non de l’autre? L’exigence que vous mettez sur l’autre est une projection de vous-mêmes. En fait, vous envoyez le message à l’univers que vous recherchez un amour conditionnel. Sous ces conditions, vous aimez, sinon vous passez à un autre. Réfléchissez.

L’égalité tant convoitée

Comment se fait-il qu’aujourd’hui les femmes ne soient toujours pas égales aux hommes? On est en 2020 et on se dit une société développée et évoluée… Ouais, mon œil! Quand on écrase une personne pour se remonter, c’est qu’on se sent moindre, on se sent en compétition et on veut se remonter, donc on fait vivre à l’autre ce sentiment que nous vivons qui, en fait, parle juste de nous-mêmes. Une personne qui va bien ne dénigre pas les autres et n’essaie pas de rabaisser les autres pour son ego personnel. En fait, les hommes ont toujours eu peur de nous, les femmes. On crée la vie, on est forte, on sait comment prendre soin; on a un tel pouvoir et une telle valeur qu’ils ont utilisé la masculinité toxique pour nous reléguer à un rang inférieur à eux. Pourtant, ce n’est pas la vérité. Les hommes et les femmes sont différents, mais égaux. Ils sont complémentaires. On ne peut prétendre à l’égalité homme-femme quand les femmes reçoivent des commentaires sexistes, des inégalités salariales, de la violence. Juste pour valider ce propos, lorsque les femmes n’auront plus peur de se promener seules le soir dans leur quartier, on pourra dire que les femmes seront égales aux hommes. Mais bon, on est encore loin de ce moment et on a beaucoup de travail à faire pour y arriver!

De l’incohérence à l’état pur

Comment se fait-il qu’aujourd’hui, des milliers de gens se mobilisent pour la protection de l’environnement sans savoir qui gouverne le ministère de l’Environnement au Québec, au Canada? Comment se fait-il qu’aujourd’hui on milite pour la planète, mais on surconsomme. Le temps des Fêtes est un bel exemple d’incohérence sociétaire. Avant de vouloir changer le monde, commençons donc par se changer soi-même, par changer ses habitudes de vie et de consommation!

Je ne mettrai pas de gants blancs. Je sais que je vais choquer des personnes, mais honnêtement, c’est le dernier de mes soucis et j’espère que cela choquera des gens. Parfois, nos réactions se manifestent suite à un éveil de conscience ou pour tout le contraire. Je trouve qu’il n’y a plus assez de coups de pied pour se botter le derrière.

Suite à plusieurs expériences dans le communautaire, et ce, auprès de divers organismes différents, j’en arrive à un triste constat de notre société. L’humanité est en carence, est déshumanisée, déconnectée. Pire encore, notre société est rendue vide. Oui, vous avez bien lu… Vide!

Vide de sens. Vide de valeurs. Vide de principes. Vide de moralité. Vide d’éthique. Vide de professionnalisme. Vide de mobilisation et d’entraide. Vide d’engagement.

Une société mal-en-point

Notre société est vraiment malade! On ne peut plus rien dire, et ceux qui parlent manquent souvent de jugement critique et d’humanité. Tout le monde a une opinion à donner ou un conseil à faire valoir, mais en fait, qui l’a vraiment demandé? La réponse peut en dire long sur la place et l’importance que les gens donnent à leurs commentaires et réactions sur les médias sociaux. Les enfants sont surprotégés et connaissent en guise de gage principalement la rapidité et la facilité.

Une majorité d’individus ne sait plus c’est quoi, s’engager. Se mobiliser. Tenir parole. Maintenir et se rendre jusqu’au bout de leur engagement. Respecter des promesses. À vrai dire, on veut faire comme bon nous semble, pas trop forcer, pas trop suer, pas trop travailler fort, mais on veut faire plus d’argent en faisant moins, on veut être en forme en restant sur notre canapé, on veut savoir plein de choses, mais pas pousser pour de hautes études et faire les sacrifices qu’il faudra. On a des rêves, mais on a peur, donc on ne se réalise pas, et si on n’est pas heureux, c’est la faute du reste du monde.

Mais dans tout cela, à qui va la responsabilité? Aux autres, voyons! On entend trop souvent cela. À écouter les gens, ils sont tous victimes de leur famille, de leurs amis, de leurs collègues, de leurs voisins, du gouvernement, de la société, de la planète, de la vie, et même de l’univers en entier.

Avec la crise du coronavirus, la victimisation se fait sentir encore plus grande, mais pourquoi ne pas voir des opportunités et le positif au lieu de se sentir prisonnier d’une problématique? Prenons ce temps de ralentissement pour réfléchir, se ressourcer et prendre enfin notre responsabilité collective et individuelle. Il en est grand temps!


Crédit photo de couverture: Pixabay

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