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Être bien dans tes bobettes

Par Nerds – le dans Bien-être

Être bien dans tes bobettes

Je m’évertue souvent à pianoter des wannabe phrases artistiques avec des roues latérales dedans mes mots pour que ça fasse textuellement de moi une curieuse écriveuse coquette. Cette fois, je feel comme si mes lettres avaient envie de changer de stepettes, d’enfiler des nouvelles bobettes.

On est encore des bébé-adultes pis on s’imagine posséder nos ambitions, les tenir bien fort, tellement fort. Rien à envier aux géantes mains de nos papis accomplis. On présume – oh wait, on est convaincu – que la vie nous est due, que la voie qui se présente au devant de nos faces post-poussées-d’acnée passe au devant de la vérité comme si on pognait continuellement des étoiles à Mario Kart. On patauge dans la deuxième dizaine d’âge naissante comme si la révolution par notre raison était proche de son explosion.

Pis on pense par-dessus toutes nos valeureuses évidences que si on a moindrement eu la (mal)chance de se déboîter l’coeur sur des moments crève-corps, on devient des gardiens sans répit de la vérité sur le sort de la vie.

(Bruit de buzzer agressant)

Erreur.
(Tu vois, j’ai 25 ans et je pense encore détenir la grande vérité. Mais ce qui est cool, c’est que c’est moi qui écrit le texte, fait qu’on va faire comme si je l’avais jamais spécifié.)

Mes yeux. Mes grands yeux sur fond de ma p’tite face, ma tête. Sur fond et dans le fin fond du bedon. Tout en même temps. Un coup de canon. Réaliser que j’ai jamais eu raison jusqu’à maintenant. Et réaliser la beauté de la chose.

Comprendre que malgré les brisures, les éclats, ma cassure, mes états, être bien ça se trouve difficilement en se traînant les souvenirs ou en se traçant de simples désirs. Ni en se tirant volontairement dans les vieux draps sales pas si sécurisants.

C’est surtout que, même si c’est le dicton des matantes qui parlent en trombe, c’est plutôt vrai que c’est quand on s’y attend pas qu’ça tombe. Que malgré les fausses craintes induites par le rabais postal applicable sur l’abonnement à la peur de l’engagement, les papillons du bas-ventre, même à 25 ans, tu les achètes au prix coûtant. Parce que ça goûte pas juste sucré comme des films de Nicholas Sparks, y’aura en masse de bouttes assez poivrés. Parce que des fois, ça peut se foutre tout seul sur park, mais c’est normal quelques p’tits arrêts aux puits, tsé.

Mais quand ça commence ça pogne, ça élance, ça tire le doux d’un peu partout, ça fait mal tellement c’t’à ton goût. Tu te rapproches de quelque chose de tellement plus pittoresque que des paysages dans le National Geographic, version estomac à l’envers qui se squeeze quand tu y penses. T’es un moulin à parole, mais « parole » pas au pluriel parce que tu gosses tout le monde en disant exclusivement son nom. Même si tu jases de tes prêts et bourses. Parce que tu finis toujours par être capable de trouver une référence qui peut l’inclure dans ton histoire. Parce que ça devient le personnage principal de tes apartés. Parce que les cellules de ton corps ont l’impression d’avoir été enfermées dans un abri nucléaire à sentiments depuis des mois. Que tu vois la lumière du jour, au bout du tunnel qui t’empêchait de voir que c’était peut-être bin juste une mode de faire à semblant de pas avoir de cœur. (Un peu comme la mode des casquettes « Food Clothing » pas de top. Tu devais vraiment pas voir clair.)

Avoir envie de t’étendre l’épiderme su’ l’autre pis avoir envie de dire « Je t’aime », ça devrait pas être un éternel combat de coqs entre deux clans. C’est le disage d’innombrables conneries immatures qui devrait se tenir avec les regards trop profonds, des coups de tête routiers qui s’amusent avec nos personnalités qui se plaisent, c’est une game de Mario Bros qui devrait s’accoupler avec les cœurs qui battent la chamade.

Être bien sans cachette, c’est aussi être bien dans ses bobettes.
C’est tout. Bien se sentir dans ses shorts, c’est pas censé être aussi complexe que l’cerveau d’un fou.

C’est toi-même qui te donnes des chances.
Estifi que la vie est belle quand on la pogne par le gras des hanches.

Par Angie Landry
Collaboratrice spontanée

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