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La fois où j’ai dû partir pour mieux revenir

Par Audrey Chabot – le dans Bien-être
Suite à une année riche en rebondissements et en questionnements, je m'étais créé un trou de la grosseur de l'Empire State dans la boussole de ma vie. Le nord, aucune idée il était rendu où. Cette année-là avait aussi un peu beaucoup épuisé mes batteries. Alors quoi de mieux que de partir explorer un nouveau pays à la recherche de nouvelles aventures pour se sortir de sa zone de confort et repartir à neuf?

Ayant toutefois un travail de grande personne (d’où mon utilisation du mot toutefois), je n’ai pas forcément beaucoup de vacances dans une année. Résultat : je ne pouvais me permettre « que » trois semaines de vacances.

Ma perception était que trois semaines, ce n’était pas suffisant pour faire le vide dont j’avais besoin pour retrouver mon chemin (le sens de ma carte de vie). J’avais l’impression que pour me sortir de ma foutue zone de confort et vraiment faire un travail sur ma personne, il m’aurait fallu tellement plus de temps. Genre des mois. Genre des années. Mais la petite (parfois même très petite) voix en moi, que je nomme « raison », m’a lancé un « c’est toujours bien mieux que rien ». Sur ces paroles remplies de sagesse (pas tant que ça…), j’ai pris mon sac à dos, je l’ai fullé à ras bord et je suis partie sans regarder derrière. Direction : loin d’ici.

J’ai vite constaté que j’avais tort.

Je mentirais si je disais que j’ai passé mes journées à réfléchir sur ma petite personne et sur le sens de la vie. En fait, ma révélation, elle est sortie de ma bouche sans même que j’aie eu le temps de la retenir. En randonnée avec d’autres gens des quatre coins du monde, j’étais la seule du groupe à ne pas être partie pour au moins 6 mois. Et c’est en me « justifiant » de n’être partie que trois semaines que je me suis entendue dire dans un anglais approximatif et teinté d’un bel accent québécois : « j’aime trop ma vie pour être capable de partir un an ». Ces mots-là sont sortis tout seuls. Sans effort. Et le plus beau dans tout ça, la réalisation, c’est que dans mon cas, c’est la vérité. J’aime trop ma vie ici pour partir. Avec les années, je me suis entourée de gens qui me permettent d’aller toujours plus loin, que ce soit dans mon travail, mon , mes relations, mon entraînement ou n’importe quel autre projet/folie que j’appréhende.

J’ai pas besoin de partir une quantité infinie de jours, de semaines ou de mois pour aller chercher les réponses dont j’ai besoin. Parce que parfois, je dis bien parfois, ces réponses-là, elles se trouvent sous nos yeux tout ce temps-là. Le recul, c’est puissant, t’sais. C’est un peu hallucinant qu’on n’y ait pas recours plus souvent. C’est pas si inné que ça, dans le fond, de prendre de la distance avec une situation qui nous gruge tellement d’énergie. Mais la distance, ça permet de voir les choses sous un autre angle et même, parfois, de découvrir quelque chose d’inattendu.

En trois semaines, j’ai tripé comme un enfant de 6 ans dans le repaire des pirates du Village Vacances Valcartier (i.e. beaucoup). Mais j’ai aussi eu le temps de décrocher. Ou plutôt, j’ai pris le temps. J’ai pris le temps de remplir mon réservoir d’énergie que j’avais vidé jusqu’à la dernière goutte. J’ai pas eu d’illumination ou d’éveil en soi; j’ai juste pris le temps. Pris le temps de regarder tout ce qu’il y a autour de moi. Pris le temps de respirer toutes les odeurs qui m’entourent. Pris le temps de sentir le vent, le soleil ou même la pluie sur ma peau. Pris le temps d’écouter toute la musique locale. M’arrêter et juste vivre le moment présent.

Pis ça, je peux le faire de n’importe où sur la planète.

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