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Ouija : quand les navets remplacent les citrouilles

Par Nerds – le dans Divertissement

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Comme c’est la tradition chaque année, le corpus cinématographique nous propose encore, en cette aube de fête d’Halloween, un film d’horreur visant un public avide d’émotions fortes pour souligner la fête des Morts. Cherchant certainement un public plus jeune, la production de ce film se « planche » sur un jeu connu de tous : le Ouija. Qu’on y croit ou non, cette plaquette vendue dans tous les magasins de jeux de société alimente les discussions sur le spiritisme, les mythes et l’imagination des éternels adolescents avides d’émotions fortes depuis des décennies.

Si j’espérais, grâce au réalisateur Stiles White, reconnu pour ses excellents films dont Le Sixième Sens et Entretien avec un vampire pour ne nommer que ceux-là, un baume sur ma déception que fut le film Annabelle, la déception est cette fois plus que profonde.

Le film relate l’histoire d’un groupe d’amis dont les deux principales protagonistes, Élaine et Debbie, sont amies depuis la tendre enfance. Lorsque l’une d’entre elles décède dans des circonstances ayant tout l’air d’un suicide, le groupe, mené par Élaine, tente de communiquer avec l’âme de leur amie par l’entremise de la planche de jeu, afin d’avoir des réponses à leurs questions. S’ensuit des événements menant à la mort de certains d’entre-eux et à une « pseudo enquête » des jeunes pour découvrir l’origine de ce mal et comment combattre le mauvais esprit qui les harcèle. Non seulement le film ne réinvente pas la roue de ce genre, mais il tombe dans la facilité et les clichés trop souvent usés les uns après les autres. Ce film est un échec en tout point. On comprend rapidement que le film n’est qu’un coup d’argent et non pas une œuvre cinématographique qui se respecte.

Les acteurs livrent une performance médiocre. Que ce soit lors des scènes de tristesse, de peur ou de libération. Aucun d’eux ne semble en mesure de livrer une performance crédible. Est-ce dû au choix du réalisateur ou aux piètres capacités des interprètes? Il est difficile de le dire puisque peu d’entre-eux sont véritablement connus. Le scénario du film traîne en longueur, et en longueur, et en longueur, au point où plusieurs cellulaires se sont allumés dans la salle de cinéma pour voir combien de temps il restait avant la fin de cette torture. En une heure trente de visionnement, les spectateurs ne vivront qu’un ou deux petits sursauts, et certainement pas aux endroits espérés par le réalisateur et le producteur de ce navet. De plus, certains éléments de la bande-annonce ne sont pas ceux représentés dans le film. Une première pour l’admirateur de cinéma que je suis. Quand même le punch d’un film n’est qu’une évidence indéniable avant sa révélation, on ne peut dire qu’une chose : il aurait peut-être fallu faire ses devoirs avant de présenter au public de plus en plus averti et exigeant un film d’une aussi faible contenance.

Côté visuel, Ouija n’a pratiquement pas d’effets spéciaux, et les quelques-uns présents ne méritent qu’une note de passage, rien de plus. La bande sonore n’est point remarquable et quoiqu’on nous laisse avec une possible fin ouverte, on ne souhaite qu’une chose à la sortie de la salle : fermer le livre pour ne plus jamais l’ouvrir.

Sincèrement, si vous avez un 10$ à gaspiller, allez manger dans un fast-food. Ce sera tout de même plus facile à digérer que cette junk cinématographique décevante.

Par Nicolas Bourgeois
Collaborateur spontané

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