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Ton diagnostic ne te définit pas

Par Eve Bilodeau – le dans Psycho
On dit souvent que la plus grande arme est le pouvoir des mots. Les paroles s'envolent, mais les écrits restent. C'est ce dont j'ai envie que tu te souviennes aujourd'hui. Je voudrais que les quelques mots lancés dans ton univers afin d'identifier une petite parcelle de tes douleurs ne deviennent pas ton identité et que ce texte reste encré en toi pour au moins quelques instants.

Je n’ai pas l’ombre d’un doute que tu connais quelqu’un qui a reçu un diagnostic frappant, si bien même que tu t’es peut-être déjà retrouvé dans cette situation. De longs mots sans définition fixe, et trop de voyelles et d’incompréhension qui s’y rattachent. Les mots ont un pouvoir de persuasion effrayant. Comment un seul mot peut-il redéfinir ce que tu es à part entière? Entre quatre murs d’un bureau tapissé de diplômes universitaires et où règne une odeur d’aseptisant, tu parcours la salle d’un regard inquiet, saisi d’un frisson. Les mots se fracassent sur ton âme qui n’aspire qu’à faire le lien entre le diagnostic et ton avenir. L’inconnu profite de cette vulnérabilité; il prend goût à jeter quelques dés sur la table et quelques symptômes dans ton corps frêle.

J’ai l’impression qu’on vit aujourd’hui un peu dans deux mondes différents, la vie avant et après la tombée, lorsqu’on est finalement capable de mettre des mots sur la blessure. Pourtant, tu vivras la maladie ou le déficit d’une manière tout autre que la personne qui s’est fait étiqueter la même chose quelques secondes auparavant. Ta force et ta résilience te permettront de savoir que l’important n’est pas de connaître ce qui t’habite, mais de rassembler les efforts pour l’affronter et l’accepter.

Je suis persuadée que tu verras l’injustice ou même l’incapacité devant une multitude de cellules malignes ou d’égratignures. Mais tu es plus que ça, plus qu’une prescription malhabile, plus que la pilule ou le traitement qui est supposé rétablir l’hormone du bonheur ou la prolifération de la déchirure. Tu es encore la personne que tu étais avant, juste avec une expérience en plus et la chance de constater l’importance des petits moments précieux. Tu n’es pas la maladie, comme elle n’est pas seulement dans ton quotidien. C’est important que tu ne t’y attaches pas, que tu restes loin de l’idée qu’elle peut s’approprier tout ce qui réside en toi.

Ce n’est qu’une question de perception. Tu es la seule personne qui a le pouvoir de te convaincre que tu vaux plus que ça. Tu es maître de ta démocratie et de ton empire. Il faut plutôt le prendre comme un point tournant, une faveur qui fait en sorte qu’à partir de ce moment, tu es avantagé dans la recherche de solutions. C’est toute une richesse que d’avoir le pouvoir d’identifier une problématique de ce genre. Et ce qui est encore plus brillant, c’est d’être capable de se ressaisir et de prendre conscience qu’il y a toujours du positif derrière chaque épreuve.

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