All time Branchez-vous Branche Toi BetterBe Nerds Carrières

J’haïs les fins

Par Nerds – le dans Bien-être, Santé

J’haïs ça les fins. J’hais ça dire au revoir. Penser que ces gens-là, dans ces lieux-là et dans ces circonstances-là, ça ne reviendra jamais.

Tu vas me dire que c’est ça, la vie. Une suite de choses qui commencent et qui finissent. Pis qu’il faut voir le verre à moitié plein : je devrais être contente qu’une rencontre ou un événement ait eu lieu plutôt que d’être triste que ce soit terminé. C’est vrai. Je pourrais me dire ça. Mais j’ai comme une incapacité à accepter le deuil, peu importe sa forme.

Le dernier jour d’école en première année, je m’en souviens comme si c’était hier, je me suis organisée pour être la dernière à partir et à dire au revoir à madame Nathalie pour l’été. J’étais désemparée. Une fois chez moi, j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps. C’est une des premières fois de ma jeune existence où je réalisais que les personnes auxquelles on s’attache ne restent pas dans notre vie indéfiniment. Que même si on le souhaite du plus profond de notre âme et de notre coeur, certaines circonstances séparent les gens et les mènent vers d’autres chemins, parfois de façon volontaire, d’autres fois pas.

Les fins pour moi, c’est une série de peines d’amour. La peur de ne plus exister sans quelqu’un. La douleur de devoir dire au revoir à quelque chose de familier, d’habituel, de commun, de réconfortant. Se séparer physiquement et émotionnellement de ce qui faisait partie de la routine. C’est la peur d’être oublié. D’être juste une virgule dans l’histoire de vie des gens. C’est se protéger en se créant des souvenirs aussi indélébiles qu’une trace de crayon Sharpie dans une case au secondaire.

Photo: http://www.martineschnoering.com
Source : martineschnoering.com

J’suis ce genre de fille là. J’haïs les fins. Dans un an, je vais avoir terminé mon bac, et donc l’entièreté de ma scolarité par le fait même. Juste à penser à la conclusion de cette étape charnière de mon existence, j’ai le vertige.

Mais le moment présent, c’est important. Carpe Diem comme y disent. Saisir le jour. Chaque détail, beau ou moins beau. Le déposer dans un tiroir de mémoire nommé «Souvenirs». Des souvenirs qui feront sourire, des souvenirs qui feront pleurer, mais des souvenirs qui donneront un sens à la vie quand elle nous mènera vers un cul-de-sac.

Je chéris chaque moment comme je le peux, parce que je commence à réaliser que la vie aussi, elle a une fin. Mais cette fin-là, j’ai pas envie de l’anticiper, j’ai pas envie qu’elle me fasse peur. Cette fin-là sera heureuse. Il paraît que, chaque fois qu’une chose se termine, y’en a une nouvelle qui commence, et que c’est souvent pour le mieux.

http://www.scriptmag.com
Source : scriptmag.com

Par Florence Breton
Collaboratrice spontanée

Tu veux que ton texte soit publié sur lesnerds.ca? Voici comment:
Soumettre un texte spontané

Plus de bien-être

Garder le cap

Garder le cap

Améliorer son bien-être: conseils et astuces!

Améliorer son bien-être: conseils et astuces!

Atteindre le burnout avec succès en 5 étapes faciles

Atteindre le burnout avec succès en 5 étapes faciles

Populaires

Quand ton plan de vie prend l’bord

Quand ton plan de vie prend l’bord

Tu vas t’en remettre, je te le promets

Tu vas t’en remettre, je te le promets

Quand il ne reste que le confort

Quand il ne reste que le confort

Nerds

Des plus belles destinations voyage aux bars à découvrir en passant par des tranches de vie de toutes sortes, l'équipe de Nerds te propose quotidiennement du contenu de qualité, divertissant et à l'image de la jeune femme épanouie que tu es.