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Merci, Londres

Par Éliza Lafond – le dans Psycho
Piccadilly Circus, Londres; 16 février 2017. J’ai le visage rouge vif et cette fois-ci, l’alcool n’est pas l’élément déclencheur. Ce sont plutôt les rayons du soleil anglais qui me donne chaud au cœur.

Je me suis arrêtée depuis une bonne heure sur le coin d’une rue de Piccadilly Circus où trois musiciens se partagent, un à la fois, leur moment de gloire devant les passants. Moi, j’ai décidé d’être leur public. Il y a quelque chose de sexy en eux. Je ne parle pas de la p’tite mèche de cheveux qui tombe au milieu de leur visage alors qu’ils la replacent entre deux accords de guitare. Ce n’est pas non plus l’intensité de leur regard et encore moins leur jeans troué qu’ils ont agencé avec un chandail de leur groupe préféré. Peut-être qu’il y a un peu de ça, mais moi je pense que c’est le courage qu’ils ont en eux qui me frappe plus fort que tout.

Ils ont fait comment, eux, pour se lever un matin et croire qu’ils avaient assez de talent pour l’exposer à qui veut l’entendre et encore plus, l’imposer à ceux qui n’en n’ont rien à cirer. C’est bouleversant de ressentir leur détermination aussi profondément.

Moi, le courage je l’applaudis parce que je n’ai pas encore réussi à l’apprivoiser dans ma vie. C’est peut-être pour cette raison que je suis ici, devant eux à chercher tous les indices pour y parvenir. Ils mériteraient un standing ovation, mais puisqu’on est déjà des dizaines debout à les regarder, j’ai juste opté pour les yeux fermés à les écouter jouer.

J’suis en admiration devant leur passion. Ils ont tellement plus à nous offrir que les paroles d’une chanson que tout le monde fredonne depuis des années. Chacun d’entre eux à une histoire à raconté derrière chaque accord. C’est du courage comme ça que je suis venue chercher en quittant un instant ma p’tite vie dans la ville où j’ai grandi. C’est cette passion qu’ils ont en eux que je cherche désespérément en dedans de moi.

Moi, je suis bonne à quoi? C’est cette question qui me pogne au cœur et qui m’a amené à trotter sur les «english roads»… Une question à laquelle je n’ai toujours pas trouvé réponse.

Ici, sur le coin de cette rue, le monde leur appartient. Ça se voit que leur âme est en santé lorsque vient le temps de chanter. Ils ont ce laisser-aller de bien-être qui vient me pogner à la gorge comme un wake up call qui veut me dire que parfois, on n’a pas besoin de savoir exactement qui on est. Il s’agit d’être tout simplement, de vivre selon l’émotion qui nous prend sur le moment et du désir qui nous prend si profondément qu’on ne peut le mettre dans un coin et le ressortir plus tard.

Ce sont eux, les buskers sur le coin d’une rue de Piccadilly Circus, qui m’ont rappelé que je ne sais pas qui je suis réellement. Mais surtout, ils m’ont appris à accepter qu’au fond, on s’en fout! Tant que j’ai le courage de vivre ce qui me fait vibrer au moment présent.

Parfois, il s’agit d’un son, d’un coin de rue et d’une ville inconnue pour nous faire comprendre la vie.

Merci, Londres. Vas-y, envole-toi! Peut-être que Londres te changera comme elle l’a fait pour moi.

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