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Le mythe Facebook en 2016

Par May L Wells – le dans Bien-être, Chroniques, Opinion, Psycho

Le mythe Facebook en 2016

 

Facebook.

Tout le monde connaît Facebook. Tout le monde l’utilise. Tout le monde s’en sert quotidiennement. De près ou de loin: Facebook est là.

C’est un peu le journal de bord de nos vies, le véhicule qui nous permet de connecter au monde extérieur. Celui qui nous rappelle à quel point la vie de tous et toutes est tellement excitante et trépidante. À quel point la nôtre peut manquer de piquant parfois. L’apogée de la jeunesse, du beau pis du fame.

C’est aussi l’endroit où on y construit un agenda général, un agenda public. Y’a tellement d’événements à ne pas manquer et de gens à rencontrer. Les [email protected] n’ont jamais été aussi IN pis les photos qui viennent avec aussi. Parce que tsé, faut le crier à tout le monde qu’on a une vie sociale; que notre présence fait du sens dans ce monde où on cherche de plus en plus à se définir.

Pis my god que tout devient personnel. Les statuts. Les opinions. Les débats. Les états d’âme. Bah ouais quoi? Ça sert à quoi Facebook sinon? Pas à faire de la promotion quand même? What you see is what you get.

Et t’as d’autres personnes, comme moi, qui ont toujours utilisé Facebook comme un outil de promotion. J’ai d’ailleurs créé mon profil, en 2008, alors que j’entrais en campagne électorale pour être coprésidente du conseil étudiant à la dernière année de mon secondaire, avec une de mes amies: ça donnait le parti «McMay». (On a gagné les élections pour ceux qui se sont arrêtés à ce détail!)

Pis peu de temps après, y’a eu mon band.

J’arrête ici puisque c’est exactement à partir de ce moment, pour cette raison, que j’ai utilisé mon Facebook jusqu’à tout récemment. Pour faire de la promotion.

Au début, j’adorais ça. Les gens étaient réceptifs: ça partageait mes publications, ça réagissait, ça m’en parlait dans les corridors, dans la rue, en message privé, etc. Parce que tsé, la fille est dans un band, c’est nice.

Et moi, j’ai tout simplement continué d’animer la bête parce que dans ma tête, c’était clair que mon profil Facebook ne serait jamais le reflet de mon journal intime et de mes états d’âme. Je l’ai toujours utilisé comme outil de promotion. Et honnêtement, je n’y voyais pas de problèmes parce que mes relations interpersonnelles continuaient d’aller de bon train.

Les années passent. Moins de contacts personnels. Tout reste sur le web.

Tu parles avec une personne, elle te dit: «Oui, j’ai vu ça sur Facebook». Une autre t’aborde dans la journée pour te parler de ton dernier statut. Un petit message privé pour te dire «qu’on est bin fiers de tout ce que tu as accompli à date», et des «je te suis depuis le début, lâche pas». Sans oublier les virtuels: «je m’ennuie, faudrait se voir bientôt»… Sans jamais donner suite.

Et moi je regarde cela derrière mon écran. Seule. Dans mon appartement.

Parce que tsé, pourquoi prendre la peine d’appeler pour prendre des nouvelles quand Facebook fait office de journal intime? Parce que c’est à ça que ça sert Facebook right? Se donner l’impression d’être proche de quelqu’un parce qu’il publie deux ou trois statuts avec des émoticônes de party qu’on like. Ou bien se donner bonne conscience de ne plus avoir pris le temps de demander des nouvelles.

Parce que c’est rendu comme ça, il paraît. Écrire des gros MISS YOU à la population Facebook sans jamais concrétiser le geste.

J’ai toujours été celle qui appelle les autres. Celle qui prend de son temps pour réunir les gens. Celle qui tente de voir ses «amis». Celle qui tente d’établir le contact humain et qui pose la question à savoir comment les gens vont autour de moi, avec un simple «ça va?».

Mais bon, pas besoin de me retourner la question, il paraît que Facebook, c’est comme mon journal intime.

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