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Gossip Girl, pas mal moins glamour dans la réalité

Je suis originaire d’une petite ville. Ou, si vous préférez, d’un gros village. Le gossip, ça fait partie de notre ADN. Une des particularités de ma ville, à part d’avoir des super restos, une belle qualité de vie et des espaces verts à l’infini, c’est le fait qu’on connaisse, de réputation, des gens à qui on n’a jamais adressé la parole de notre vie. Or, on ramasse des petits bouts d’informations pris ici et là, disséminés à tout vent, et on se construit une idée préconçue de ces dites personnes. On s’est déjà forgé une opinion sur elles avant de les connaître, aussi absurde que cela puisse paraître.

Le but de ce texte n’est pas d’avoir un ton moralisateur. Tout le monde gossip. Et ce n’est pas du tout réservé aux gens qui viennent d’un gros village, soyons sérieux. Même les gens qui disent ne pas le faire, un jour ou l’autre, vont lancer une petite remarque assassine sur quelqu’un pour se défouler, ventiler ou pour faire rire les autres.

 

Pourquoi on le fait?

Pour se rendre intéressante? La pointe d’adrénaline qu’on ressent lorsqu’on drop le dernier potin à nos amies. On se sent comme la rédactrice en chef d’un tabloïd qui détient l’exclusivité sur le dernier scoop croustillant. Ça génère sans contredit un sentiment de gratification immédiate. Immédiate, mais temporaire, rappelons-nous.

Pour connecter avec les autres? C’est drôle à dire, mais ça peut même être rassembleur. Une petite méchanceté bien envoyée, ça a généralement l’effet de faire rire et de démarrer des conversations festives. Notons que l’humour a le dos large, ici.

Parce qu’on manque de sujets de conversation? Pour se divertir? Se sentir vivante? Tant de questions auxquelles je n’ai malheureusement pas de réponse.

 

Et les conséquences?

Le truc, c’est que souvent, ce qu’on dit sur une personne en dit plus sur nous-mêmes que sur la personne en tant que telle. À la longue, si on ne fait que discuter en mal des autres, il se peut que les gens autour de nous commencent à s’interroger sur notre intégrité. Comment auront-ils l’assurance que nous ne médirons pas à leur sujet lorsqu’ils auront le dos tourné?

Un autre aspect déplaisant est la culpabilité qui vient après avoir dit des trucs peu reluisants sur quelqu’un. Même si on a le mécanisme du déni bien ancré, inconsciemment ou pas, on ne sent pas fière de nous après coup. De plus, c’est rarement lorsque tout va super bien dans nos vies et que nos chakras sont bien alignés avec nos choix que l’on se sent tentées de juger les choix des autres.

 

Mais, c’est quoi la solution?

Il y a tellement d’autres manières de faire la conversation. Par exemple, discuter du dernier livre que vous avez lu, des films qui vous ont marqués, des voyages que vous avez envie de faire, des valeurs qui sont importantes pour vous.

Écouter plus, et parler moins. Se donner le devoir de mieux apprendre à connaître les personnes autour de nous et à passer par dessus nos idées préconçues. Si nous souhaitons tant parler des autres, pourquoi ne pas en parler en bien?

Je ne sais pas pour vous, mais j’ai envie de m’améliorer en tant que personne et de délaisser l’espace que prend le gossip dans ma vie. Vivre et laisser vivre, point.

 

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Josiane Ménard Grande sensible, Josiane est rarement aperçue sans un livre ou une tasse de thé à la main. Elle fonce dans la vie en riant juste un peu trop fort.