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Habiter seule, c’était pas pour moi

Par Marie-Audrey Perron – le dans Bien-être, Psycho

Je suis partie en appartement dès la fin de mon secondaire.

T’es tellement chanceuse!

Des partys toutes les fins de semaine. Pas d’heure pour se coucher. Des Pop-Tarts pour souper. Tsé, le gros fun.

Ouin.

Ma vie n’était peut-être pas aussi rose que tout le monde autour de moi semblait le croire. C’est vrai, si je voulais prendre une bière en plein mercredi après-midi, y’a rien qui m’en empêchait. Ni mon chat ni ma mère ne me lançaient un regard plein de reproches du style : « come on Marie, t’as rien de mieux à faire de ta vie? » 

J’habitais dans une résidence étudiante avec 17 autres filles sur le même étage ; j’peux-tu te dire qu’il y en avait des cheveux dans la salle de bain? Je ne me suis jamais sentie aussi seule de toute ma vie. C’est comme si la terre avait arrêté de tourner. J’étais dans une autre ville, loin de mes parents, loin de mes amis, loin de tout ce que je connaissais.

Le premier mois, j’ai perdu énormément de poids. Je ne mangeais plus. Je retrouvais un peu l’appétit quand j’allais visiter mes parents, mais c’était pour mieux ressentir la nausée quand l’autobus repartait, direction la gran’ ville. Maudite ville de marde! Je partais le dimanche pis je revenais le vendredi et te je jure que je comptais les jours. J’oubliais souvent le mercredi. Pourquoi? Je ne sais pas, mon cerveau était un peu déglingué, pis quand je me réveillais pour me rendre compte que je devais encore attendre 2 jours avant de sortir de mon enfer personnel, je capotais. J’ai même pensé laisser tomber les cours, moi, la fille qui avait toujours de bonnes notes, qui aimait son programme, toute. Si je pouvais tenir jusqu’à la date limite d’abandon, ça allait bien aller…

Ouin, je suis un peu mélodramatique, des fois.

Mais je sais que ça peut être difficile de partir de chez soi pour la première fois, en particulier quand c’est pour aller loin. Quand ta meilleure amie peut juste te texter, quand ta mère n’est pas là quand tu es vraiment triste, quand ton chat ne te reconnaît pas quand tu arrives chez toi.

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Si j’avais un seul conseil à donner, ce serait de s’entourer dès la première journée. D’aller voir ses voisins. De participer à ses initiations. De s’inscrire dans une troupe de théâtre. Tsé, se faire de nouveaux amis, sans oublier les anciens.

D’apprendre à aimer sa ville d’accueil. Manger au meilleur restaurant possible, trouver la cabane à patates où tout le monde se retrouve à la sortie des bars, marcher dans les rues colorées par les feuilles d’automne.

On respire mieux dans une ville qu’on aime et où l’on est aimé.

PS: Je suis toujours autant mélodramatique… mais j’ai poursuivi mes cours et mes autres déménagements se sont beaucoup mieux passés. J’ai suivi mes propres conseils!

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