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L’urgence de vivre, quand l’anxiété nous paralyse

Par Collaboration spontanée – le dans Psycho
J’ai 37 ans. Ma quarantaine approche et mon urgence de vivre aussi par le fait même.

L’urgence de vivre, quand l’anxiété nous paralyse

Adolescente, je rêvais de tellement de choses. Une maison, une famille, faire beaucoup de voyages et avoir un travail stimulant et payant. Je voulais le rêve américain quoi (sauf le chien, trop de trouble). Je ne savais pas ce que je voulais faire comme métier, mais j’étais une passionnée. J’ai passé du droit au mannequinat, à vouloir vivre à Los Angeles et être productrice de disques ou travailler en humour et marier Mark Wahlberg.

Je peux dire qu’en somme, j’ai réussi. Je suis mariée à un homme que j’adore (pas à Mark Wahlberg, mais le mien n’est pas mal du tout aussi). J’ai une belle petite fille, une maison et j’ai été productrice de disques pendant quelques années. C’est fantastique non? Alors, tu me dis: «Mais, de quoi te plains-tu au fait? Que veux-tu de plus?» C’est là que l’histoire se corse!

Si je fais le bilan de ma vie, je regrette certaines décisions. L’anxiété m’a fait prendre des directions que je n’aurais probablement pas choisies initialement.  Travailler dans des centres d’appels, entrer dans un moule…  J’angoissais, ça ne cadrait vraiment pas avec ma personnalité. Mais je l’ai fait, car j’avais peur d’échouer.

Je t’explique. Tu connais le syndrome de l’imposteur? Tsé, cette petite voix qui te chuchote à l’oreille: «Es-tu certaine d’avoir le talent nécessaire pour avoir toutes ces responsabilités-là? »  Alors s’installe le fameux doute. Et plus le doute persiste, moins la confiance en ton potentiel est grande. Je te laisse deviner la suite.

J’ai occupé des postes qui comprenaient beaucoup de responsabilités. Productrice de spectacles, de disques, coordonnatrice d’événements… Avec le recul, je me rends maintenant compte que j’avais le talent nécessaire pour avoir du succès, mais la peur et l’angoisse de ne pas réussir me paralysaient. Ma carrière a beaucoup bougé pour ne pas devoir affronter cette peur. Je me disais: «Je vais laisser tomber l’emploi de mes rêves avant qu’ils se rendent compte que je n’y arriverais jamais, car c’est moins difficile d’expliquer aux gens autour que tu es partie que l’inverse, right?» Quel gâchis! Pourtant, je vivais de ma passion et j’étais foncièrement heureuse.

Aujourd’hui, je réalise que je suis pratiquement à la moitié de ma vie. Je t’avoue que cette pensée me donne le vertige. Il me reste tant de choses à explorer, à vivre, mais je sens l’urgence de choisir maintenant ce que je ferais du reste de ma vie. Les idées tourbillonnent dans ma tête. J’ai une famille maintenant, je ne peux pas faire n’importe quel choix! Dois-je être rationnelle pour un salaire plus satisfaisant, mais être malheureuse jusqu’à ma retraite? Ai-je encore le droit à mon âge d’essayer de vivre de ma passion? J’étouffe…

Je n’ai jamais cru en moi, mais c’est maintenant que ça change. Je vais affronter mes démons et foncer. Je ne vais pas reculer. À partir de maintenant, je vais faire la sourde oreille lorsque le sentiment d’imposteur essayera de me convaincre du contraire. Je choisis le bonheur et la quarantaine sera la plus belle décennie de ma vie! Non, il n’est jamais trop tard pour se choisir.

Collaboration spontanée
Par Alexandra Loiselle 

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