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Ma première fois à ÎLESONIQ de jour

Par Marilou LeBel Dupuis – le dans Divertissement
Cette année, je suis allée pour la première fois à ÎLESONIQ. Comme j'aime pas faire les choses comme tout le monde, j'ai décidé de tenter une expérience vraiment intense, à savoir d'y aller à jeun.

À l’instar des fourmis qui convergent vers une bière échappée par terre, je me suis jointe aux milliers de festivaliers vendredi dernier pour participer à ÎLESONIQ. Pis comme je me rappelle un peu trop bien des effets d’une brosse au soleil durant un festival (allô la Noce de papier à Chicout’), j’ai décidé d’apprendre de mes erreurs pour une fois.

On dirait que je suis pas encore sûre si c’était un win ou un fail.

Trouver la motivation pour me déhancher en plein soleil était difficile, mais un bon mash up entre Blue Monday et Heads Will Roll m’a finalement eue, après une première demi-heure à chercher un son que j’aimais entre les trois scènes. C’est donc à la plus petite que j’ai vraiment commencé mon festival.

Interruptions

Le party commençait tranquillement à prendre quand le festival a été interrompu dès sa deuxième heure pour «mauvaises conditions météo». Pour info, il ne pleuvait même pas. J’étais pas la seule mécontente, on va se le dire! Il a plu pour vrai après 10 minutes, bon. All right. 

Soit la pluie a eu un effet galvanisant sur la foule, soit les gens ont pas mal bu pendant ce bref intermède météorologique, mais reste que l’ambiance était meilleure après la pause forcée. Par contre, même pas une demi-heure après la première averse, encore une autre interruption pour conditions météo «sévères». Après 45 minutes à attendre la pluie comme d’autres attendent le retour du messie, le festival a repris. L’orage était passé à côté.

Là, on va se le dire, payer une centaine de piasses pour un festival de musique EDM qui se fait mettre sur pause pour une goutte de pluie, c’est ordinaire en maudit. Ça donnait vraiment le goût de prendre une tite frette pour oublier que j’avais rien à faire. Mais bon, il y avait aussi du café glacé gratuit pis un stand à bracelets (allô, j’ai 7 ans, je me fais un bracelet pis je cherche encore la lettre L, si tu la vois passer).

Ambiance

Malgré ces péripéties de pluie, l’ambiance est restée bonne toute la journée où j’étais là. Les festivaliers étaient de «bonne humeur» (*wink wink*), et c’était vraiment malade de voir l’habillement de tout le monde. En effet, les gens ont donné le paquet pour faire leur kit ÎLESONIQ. J’ai particulièrement aimé les groupes d’ami.e.s qui se sont coordonné.e.s pour matcher ensemble. Mention spéciale à la squad d’emojis, d’ailleurs!

Le festival avait cette année mis un point d’honneur à interdire toute appropriation culturelle des premières nations, et il semblerait que ça ait marché. J’ai pas vu de coiffe cérémoniale, en tout cas. Par contre certaines personnes n’ont pas encore reçu le message que c’était pas cool de faire de l’appropriation culturelle, peu importe la culture en question. Je parle de toi, gars blanc «déguisé» en Asiatique…

Sinon, les petits stands entre les scènes faisaient du bien pour prendre une pause, que ce soit celui du GRIP où on pouvait relaxer dans des hamacs ou encore ceux des nombreux commanditaires. Bonjour les freebies! 

ÎLESONIQ à jeun

Foule devant une scène à l'ÏLESONIQ
Benoit Rousseau | ÎLESONIQ

Être à jeun à ÎLESONIQ, ça te fait user de ton esprit critique un brin plus. À regarder tout le monde saoul autour de moi (pas juste saoul *tousse tousse*), et avec parfois très peu de vêtements, je me sentais comme si j’avais 60 ans. Dépassée. J’ose même pas imaginer comment se sentaient les deux seuls quinquagénaires que j’ai croisés. Doyens de l’humanité serait mon guess.

Autre chose: être à jeun à ÎLESONIQ est une expérience douloureuse. Carrément. Pas parce que je peux pas avoir du fun à jeun, mais juste parce que je suis une habituée de la noirceur, du IDM et des strobes pour danser. Sans oublier mon espace personnel. Pis d’un minimum de classe. Au final c’était difficile d’avoir du plaisir sans altérer mon état de conscience pour ne pas remarquer que mes conditions de danse optimales n’étaient pas réunies. Par contre, cette opinion ne regarde que moi. Tu peux aussi lire l’avis de ma collègue, « Ma première fois à ÎLESONIQ de soir« , qui a vécu une toute autre expérience que la mienne.

 

Mon conseil d’amie serait donc de ne pas aller à jeun dans ce festival-là, surtout si t’es pas méga fan de l’EDM. Fais-toi pas subir ça. Mais si tu trippes ta vie sur ce genre de musique, t’auras bien du fun, avec ou sans alcool. Tout est dans la modération!


Photo de couverture : Pat Beaudry | ÎLESONIQ

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Marilou LeBel Dupuis

Marilou est une bachelière en éducation qui fait tout sauf enseigner au Québec. Ses amies, écrire, voyager et le Red Bull aux bleuets la rendent heureuse