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Sur le beat de… Bears of Legend

Par Nerds – le dans Divertissement
À eux sept, ils forment une formidable bête de scène.

Les membres de Bears of Legend ont bien beau venir d’horizons musicaux différents – classique, funk, rock, métal –  lorsqu’ils s’unissent, ils nous offrent un univers folk épique sans pareil. Les Trifluviens d’origine ont lancé leur dernier opus Ghostwritten Chronicles, un album concept, en avril dernier et depuis, ils ont cumulé les performances inspirantes dans plusieurs villes au Québec, dont Rouyn-Noranda (au FME), où nous les avons rencontrés. Conciliabule avec deux musiciens passionnés, David Lavergne (chanteur et multi-instrumentiste) et Claudine Roy (pianiste).

Crédit : Amélie Hubert-Rouleau
Crédit : Amélie Hubert-Rouleau

Les Nerds : Comment s’est formé le groupe?

David Lavergne : On a toujours un peu de misère à retracer la manière dont ça s’est formé parce que ça s’est fait vraiment de manière progressive. Et surtout de manière vraiment naturelle, sans avoir l’ambition même de créer un groupe. C’était vraiment plus un rassemblement de chums à la base parce que Guillaume [le guitariste] et moi, on est beaux-frères.

Claudine Roy : Étant de la Mauricie aussi, on se connaît un peu tous dans le milieu artistique. Alors on s’est entouré, on est allé chercher l’élite, si on veut.


LN : Le fait que vous soyez sept musiciens influence-t-il votre façon de créer?

DL : Effectivement, parce que là, tu ne peux pas créer seulement pour toi. Moi, j’écris le tronc des chansons. Mais c’est clair que j’avais sept autres regards en arrière de la tête qui regardaient ce que j’étais en train d’écrire. Je sais aussi que je suis influencé par des sujets que je n’aurais pas traités ou des avenues musicales que je n’aurais pas envisagées. 

CR : Chaque musicien a amené avec lui son background et son inspiration. On compose maintenant en gang et ça donne un tout autre résultat que ce que j’avais pensé. On n’avait aucune idée que ça sonnerait de même, finalement.

DL : Comme musicien, tu es conscient de la petite place que tu as dans la chanson. Parce que là, tu ne peux plus partir avec des solos de guitare interminables. Tu n’as pas 100 % de la place dans une chanson.

Source : theatrepetitchamplain.com
Source : theatrepetitchamplain.com

LN : Un de vos récents coups de cœur musicaux?

CR : Moi, c’est vraiment les Barr Brothers. Je suis une grande fan. J’écoute l’album trois fois par semaine. Il y a aussi le nouvel album de Dead Weather que j’écoute ces temps-ci.

DL : Récemment, étrangement, c’est The Wombats. Je l’ai découvert récemment, étrangement. J’écoute pas mal ça. Les Cold War Kids. Je ressors beaucoup de vieux bands de post-hardcore que j’ai écouté il y a six ans; Circa Survive, ça fait peut-être deux semaines que j’écoute rien que ça. Pourtant, c’est un band des années… 2006? Ça a comme pas rapport.

Source : cbc.ca
The Barr Brothers – Source : cbc.ca

LN : Quelqu’un qui représente une idole pour vous?

CR : Elton John. Je suis fan de l’ensemble de sa carrière. Sinon, quelqu’un qui pourrait vraiment être mon mari, c’est Patrick Watson, que j’admire vraiment beaucoup. Je l’ai vu en spectacle cet été.

DL : Définitivement Björk. Sa démarche artistique est comme trop déconcertante. Et son spectacle est changeant. J’ai vu un de ses spectacles au Vieux-Port de Montréal qui était plus dans la vibe d’un rave. Puis là, elle vient de sortir un show classique. C’est juste des cordes et sa voix.

Source : bushwickdaily.com
Source : bushwickdaily.com

LN : Dans votre dernier album, vous avez vraiment fabriqué un monde autre, une espèce de bulle. Est-ce que c’est venu consciemment?

DL : Le fil conducteur s’est révélé au fil de l’écriture, même si je voyais qu’il y avait des images qui revenaient. J’ai réalisé que ce monde-là, finalement, s’était créé de lui-même. 

Tous les textes de cet album-là, s’ils étaient traduits et expliqués de façon rationnelle, ça serait un peu lourd et intimidant. Ça ne parle pas juste de moi, ça parle de chacun des membres du groupe. On a tous un peu notre côté plus noir. Il s’est passé des choses, dans les trois dernières années, que n’importe qui vit dans une vie.

CR : Parce qu’on a tous appris à se connaître vraiment mieux dans le groupe, ça a donné de l’inspiration au niveau des sujets, des thèmes. Après ça, on a switché ça un peu dans le fantastique, pour ne pas que les gens sachent nécessairement que ça parle de nous. On a ça en commun, nous autres, les sept; on aime beaucoup l’univers fantastique.

Source : bearsoflegend.com
Source : bearsoflegend.com

LN : Vous jouez souvent dans des endroits un peu particuliers, proches de la nature. Pourquoi?

DL : Au début, c’était un peu notre moyen de promotion. C’était aussi les seuls endroits où on pouvait jouer, parce que quand on n’est pas connu, les salles de spectacle ne nous ouvrent pas leurs portes gratuitement. Tu as un bout de chemin à faire. Des fois, il y en a qui vont prendre la route des bars. C’est normal; je l’ai fait quand je faisais du rock, Claudine l’a fait aussi…

Mais là, il y a une nouvelle avenue qui se développe. Je pense que les gens sont ouverts à voir de la musique dans n’importe quel lieu physique. On essaie d’animer des endroits qui ne sont théoriquement pas animés par la musique. Récemment, on a fait une prestation sur des pianos publics à Trois-Rivières. C’était fou raide! Deux semaines avant, on était à Baie-St-Paul autour d’un feu.

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Crédit : Amélie Hubert-Rouleau

LN : Quelle place occupe la musique dans vos vies?

DL : Ça a toujours pris toute la place dans ma tête. Et quand ça prend toute la place dans ta tête, ça prend toute la place dans ta vie. Quand ça devient ta job, le danger, c’est de la rationaliser. C’est aussi de ne pas toujours voir ça comme une opportunité d’affaires, mais vraiment comme quelque chose de viscéral.

CR : Depuis que je suis enfant, j’ai toujours joué de la musique. C’était vraiment plus les pratiques, les concerts, les concours… C’était très «timé». Là, c’est plus ressenti. Mais ça fait seulement quelques années que je suis dans la composition. Sinon, quand j’écoute un film, je n’écoute pas le film, mais la trame sonore. Quand je trouve quelque chose de beau et bon, ça m’émeut. Ça me vire à l’envers.

En allant voir ce groupe performer, vous allez être aussi à l’envers, bercés par sa poésie et son intensité. La bonne nouvelle, c’est que plusieurs shows sont à venir. À découvrir!

Par Amélie Hubert-Rouleau
Collaboratrice spontanée

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