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Survivre à la maladie… des autres

Par Stéphanie Allard – le dans Bien-être

 

Crédit Pexels

Il y a ces familles. Celles dont le cours de la vie s’est suspendu en un instant, figées dans l’horreur et l’angoisse. Du jour au lendemain. Parce que quand la maladie frappe, elle n’envoie pas de message pour nous prévenir. Elle s’installe et chamboule nos vies. Et nous n’avons pas le choix de composer avec.

Elle ne fait pas de distinction entre les gentils et les méchants. Nous sommes tous égaux devant elle. Alors elle frappe un grand coup. Et on n’est jamais prêt à y faire face. Voir quelqu’un qu’on aime souffrir, c’est terrible. Il y a tant de questions, mais si peu de réponses. On veut comprendre pourquoi et savoir ce qui va se passer. Parce qu’ainsi, on a l’impression qu’on peut contrôler quelque chose.  Ça fait peur, je sais.

Il y a tellement de réponses possibles. Mais la seule que j’ai envie de te dire, c’est que la vie est comme ça et que parfois, les malheurs arrivent. Et il faut apprendre à vivre avec. À survivre, plutôt. C’est un mauvais jeu de mots, quand ce n’est pas nous qui sommes malades. On se dit que ça aurait pu être nous. On se sent soulagé, mais coupable à la fois. Un genre d’angoisse du survivant, je suppose.

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Je ne te mentirai pas, ce ne sera pas facile. On doit soutenir ses proches, on ne compte plus. Nous ne sommes plus le centre de l’attention. Mais on apprend à s’oublier, je te le promets. On vit dans un entre-deux. D’un côté, il y a notre vie qui continue. De l’autre, la fin du monde. Le temps change, il se fige, ralentit, accélère, devient précieux. Je sais que tu me comprends. On apprend à devenir un adulte d’une terrible façon. La vie nous impose des responsabilités qu’on ne sera jamais prêt à accepter.

On se sent seul. On a de la peine. On voudrait que tout redevienne comme avant. Mais on n’a pas le droit de se plaindre. Parce que dans la vie, il y a pire. On met sa vie en parenthèse, on se sent coupable d’aller bien. Et on est épuisé. Tu sais, le genre d’épuisement qui dépasse le corps.

J’aurais envie de te dire de ne pas t’en faire. Que ça va aller. Mais je sais que ça ne te soulagera pas. Alors je vais te dire que je te comprends. Que je sais et que je suis désolée. Reste fort. Vois le positif dans chaque chose et répands un peu plus de bonheur. Je sais que tu fais ce que tu peux. On fait tous ce qu’on peut. Et tu vois, en essayant de soulager les autres, on finit par se soulager soi-même.

Courage!

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